Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Il dit : « Ô Commandeur des croyants, vous êtes une famille qu’Allah a élue parmi Ses serviteurs, et Il vous a accordé un immense pouvoir. En vérité, je n’ai fait son éloge (1) que parmi ses semblables et ses pairs. »

Alors il répondit : « Par Dieu, tu n’as épargné personne ni laissé quiconque de côté ; tu nous as même inclus, puisque tu dis : “Tous ceux qui se trouvent sur terre parmi les Arabes …” (les deux vers). Malgré cela, je ne considère pas que tuer quelqu’un pour cela soit légitime, mais plutôt en raison de ta mécréance et de ton associationnisme, car tu déclares à propos d’un serviteur humble :

“C’est toi qui assignes aux jours leur rang, et qui fais passer le temps d’un état à un autre ;
Et jamais, lorsque je porte le regard sur quelqu’un, tu ne manques de décréter pour lui sa subsistance et son terme.”

Or c’est Allah qui fait cela ! Arrachez-lui la langue par l’arrière de son cou. » Ils lui arrachèrent donc la langue par la nuque, et il mourut cette même année. Qu’Allah lui pardonne (2).

Parmi ses vers, on trouve aussi ceux où il loue Ḥumayd ibn ʿAbd al-Ḥamīd aṭ-Ṭūsī (3) :

“En vérité, le monde, c’est Ḥumayd, et ses largesses immenses ;
Et lorsque Ḥumayd s’éloigne, alors adieu le monde.”

Et encore (5) :

“Ḥumayd a pris sous son aile tous les habitants de ce monde :
ils sont désormais ses protégés,
On dirait que son père, Adam, lui avait légué le soin de les nourrir,
si bien qu’il a mis cette recommandation à exécution.”

Quand ce Ḥumayd mourut en l’an dix, aux côtés d’al-Ma’mūn, à Fam aṣ-Ṣulḥ, al-ʿAkawwuk composa une élégie pour le pleurer. Elle comprend notamment ce vers (6) :

“Il nous a instruits comme il instruisit ceux qui nous précédèrent,
mais il ne reste plus désormais nulle place à la patience.”

(1) Dans l'édition : je l'ai préféré. (2) Les vers et le récit dans « La poésie et les poètes » (p. 866), et « Les classes des poètes » d'Ibn al-Muʿtazz (p. 172), ainsi que dans « Les chansons » (20/41‑42), « Les biographies des nobles savants » (10/193‑194) et « Les décès des illustres » (3/353). (3) « Les chansons » (20/37) et « Les décès des illustres » (3/352). (4) Dans « Al-Uṣūl » sans diacritiques, ce qui est fourni est la lecture la plus sûre par rapport à ce qui est dans « Les chansons ». (5) « Les décès des illustres » (3/353). (6) « Les chansons » (20/27) d’un poème long et célèbre, dont le premier vers est : « Le Temps pleure-t-il une mère ou la mère s'afflige-t-elle du Temps ? … Et le compagnon des jours n'est autre que le désolateur » Le vers et le récit se trouvent dans « Les décès des illustres » (7/354).
علينا. فقال: يا أمير المؤمنين، أنتم أهلُ بيتٍ اصطفاكم اللَّهُ من بين عباده، وآتاكم ملكًا عظيمًا، وإنَّما مدحته (١) على أشكاله وأقرانه. فقال: واللَّه ما أبقيت أحدًا ولا تركت، وقد أدخلتنا في الكلّ، حيث تقول: كلُّ منْ في الأرضِ مِنْ عَرَبٍ … . . . . . . . . . البيتين ومع هذا فلا أستحِلُّ قتلك بهذا، ولكن بكُفْرِكَ وشِرْكِكَ، حيثُ تقولُ في عبدٍ ذليل: أنْتَ الذي تُنْزلُ الأيَّامَ مَنْزِلَها … وَتَنْقُلُ الدَّهْرَ مِنْ حَالٍ إلى حالِ وَمَا مَدَدْتُ مَدَى طَرْفٍ إلى أحَدٍ … إلا قَضَيْتَ بأرْزَاقٍ وآجالِ ذاك اللَّهُ يفعلُه، أخرجوا لِسانَه مِنْ قَفاه. فأخرَجُوا لسانه مِن قفاه، فمات في هذه السنة، سامحه اللَّه (٢) . ومن قوله يمتدح حُمَيْدَ بن عبد الحميد الطُّوسيَّ (٣) : إنَّما الدُّنيا حُمَيدٌ … وأيادِيهِ الجسام (٤) فإذا وَلَّى حُمَيدٌ … فعلَى الدُّنيا السَّلامُ وقوله (٥) : تكفَّلَ ساكِني الدُّنيا حُمَيد … فقد أضحَوْا له فيها عِيالا كأن أباه آدمَ كان أوْصَى … إليه أن يَعُولَهُمُ فَعَالا ولما مات حُمَيْد هذا في سنة عشر مع المأمون، بِفَم الصِّلح، قال العَكَوَّك يرثيه، قصيدة، منها قوله (٦) : فأدَّبَنا ما أدَّب النَّاسَ قبلنا … ولكنَّه لم يَبْقَ للصَّبر موضِعُ
(١) في ط: فضَّلته. (٢) الأبيات والخبر في الشعر والشعراء (٨٦٦)، وطبقات الشعراء، لابن المعتز (١٧٢)، والأغاني (٢٠/ ٤١ - ٤٢)، وسير أعلام النبلاء (١٠/ ١٩٣ - ١٩٤)، ووفيات الأعيان (٣/ ٣٥٣). (٣) الأغاني (٢٠/ ٣٧)، ووفيات الأعيان (٣/ ٣٥٢). (٤) في الأصول بغير إعجام، وأثبت ما جاء في الأغاني. (٥) وفيات الأعيان (٣/ ٣٥٣). (٦) الأغاني (٢٠/ ٢٧) من قصيدة مطولة مشهورة، أولها: ألِلدهر تبكي أم على الدهر تجزع؟ … وما صاحبُ الأيام إلا مفجّعُ البيت والخبر في وفيات الأعيان (٧/ ٣٥٤).

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