On envoya des billets aux émirs et aux notables ; quiconque se trouvait en possession de l’une de ces missives les transmettait au village où se trouvaient ses délégués, et s’en emparait comme un bien qui lui revenait de plein droit(1). Il dépensa, pour al-Ma’moun et l’armée qui l’accompagnait, durant les dix-sept jours qu’ils passèrent chez lui, une somme équivalant à cinquante mille mille dirhams.
Lorsque al-Ma’moun s’apprêta à prendre congé, il lui offrit dix mille mille dirhams et lui concéda la ville où il résidait, à savoir la province de Foum as-Silḥ, en plus de ce qu’il détenait déjà comme donations. Al-Ma’moun retourna à Bagdad à la fin du mois de Chawwâl de cette année.
Toujours cette année-là, ‘Abd Allâh ibn Tâhir se rendit en Égypte et, sur ordre d’al-Ma’moun, la reprit des mains de ‘Ubayd Allâh ibn as-Sarî ibn al-Ḥakam, qui s’en était emparé, et il la lui arracha après des combats trop longs à rapporter.
[Cette même année, parmi les éminentes personnalités qui s’éteignirent, citons] Abou ‘Amr ash-Shaybânî le lexicographe, de son vrai nom Isḥâq ibn Mirâr(5), Marwân ibn Muḥammad aṭ-Ṭâṭarî(6), et Yaḥyâ ibn Isḥâq(7).
[Puis débuta l’an 211 de l’Hégire]
[Cette année-là, parmi les notables qui décédèrent figure] Abou al-Jawwâb(8).