«Une femme qui enfante quelqu’un de semblable à toi.(1)
Selon l’avis le plus répandu, c’est Mohammed (c’est lui) (2) qui l’interrogea à ce sujet ; il était le cousin maternel d’al-Farrāʾ.(3)
Abū Bakr Muḥammad ibn Yaḥyā al-Ṣūlī a dit : « Al-Farrāʾ est mort en l’an 207. »(4)
Al-Khaṭīb (5) a dit : « Sa mort eut lieu à Bagdad — selon d’autres, sur la route de la Mecque. On l’a loué et honoré dans ses ouvrages. »
[Puis débuta l’année 208] : Cette année-là, al-Ḥasan ibn al-Ḥusayn ibn Muṣʿab, le frère de Ṭāhir, s’enfuit du Khorassan vers Kermān, où il se révolta. Aḥmad ibn Abī Khālid marcha alors contre lui, l’assiégea jusqu’à ce qu’il se rendît de force et le conduisit devant al-Maʾmūn, qui lui accorda son pardon. On apprécia ce geste de sa part.(6)
La même année, Muḥammad ibn Samāʿah sollicita d’être relevé de la magistrature ; al-Maʾmūn l’en déchargea et nomma à sa place Ismāʿīl ibn Ḥammād ibn Abī Ḥanīfah.(7)
Cette même année encore, al-Maʾmūn investit Muḥammad ibn ʿAbd al-Raḥmān al-Makhzūmī de la fonction de juge au camp d’al-Mahdī, au mois de Muḥarram, puis il le démit peu après et nomma à sa place Bishr ibn al-Walīd (8) al-Kindī au mois de Rabīʿ al-Awwal de cette même année.(9) À ce propos, al-Makhzūmī déclara (10) :
« Ô toi, roi qui unifie son Seigneur,
Ton juge, Bishr ibn al-Walīd, est un âne !
Il rejette le témoignage de quiconque professe ce qu’énonce le Livre
Et ce que rapportent les Traditions. »(11)(12)