Il pense qu’elle lui revient exclusivement, et la septième, Moïse ne l’aimait pas. Il dit : « Ô Seigneur, qui parmi Tes serviteurs est le plus pieux ? » Il répondit : « Celui qui se souvient (de Moi) et ne M’oublie pas. » Il dit : « Et qui parmi Tes serviteurs est le mieux guidé ? » Il répondit : « Celui qui suit la voie droite. » Il dit : « Et qui parmi Tes serviteurs est le plus sage ? » Il répondit : « Celui qui juge les gens comme il se juge lui-même. » Il dit : « Et qui parmi Tes serviteurs est le plus savant ? » Il répondit : « Un savant qui ne se rassasie jamais de la connaissance, qui ajoute la science des autres à la sienne. » Il dit : « Et qui parmi Tes serviteurs est le plus noble ? » Il répondit : « Celui qui, lorsqu’il en a le pouvoir, pardonne. » Il dit : « Et qui parmi Tes serviteurs est le plus riche ? » Il répondit : « Celui qui se contente de ce qu’on lui a octroyé. » Il dit : « Et qui parmi Tes serviteurs est le plus pauvre ? » Il répondit : « Celui qui se sent diminué (manqûs). »
Le Messager de Dieu — que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui — a dit : « La richesse ne réside pas dans l’abondance (matérielle) ; la véritable richesse est la richesse de l’âme. Si Dieu veut le bien d’un serviteur, Il met sa richesse dans son âme et sa piété dans son cœur. Mais s’Il veut le mal pour un serviteur, Il place sa pauvreté devant ses yeux. »
Ibn Hibbân a dit : « Son expression “celui qui se trouve diminué (manqûs)” renvoie à la personne dont l’état est carencé, qui estime insignifiant ce qu’on lui donne et recherche toujours le surplus. »
Ibn Jarîr l’a rapporté dans son “Târîkh” (1) d’après Ibn Ḥumayd, d’après Yaʿqûb al-Qummî (2), d’après Hârûn ibn ʿAntara (3), d’après son père, d’après Ibn ʿAbbâs, qui a dit : « Moïse interrogea son Seigneur — Exalté et Glorifié soit-Il — et un propos semblable fut mentionné. Il y est dit : (Ô Seigneur ! Qui parmi Tes serviteurs est le plus savant ?) Il répondit : (Celui qui cherche à acquérir la science des gens en plus de la sienne, dans l’espoir de trouver une parole qui le guiderait vers une bonne direction ou le détournerait d’une mauvaise. Il dit : “Ô Seigneur ! Est-ce qu’il existe sur terre un plus savant que moi ?” [Dieu] répondit : “Oui, al-Khiḍr.” Alors Moïse demanda le moyen de le rencontrer. Il se produisit ensuite ce que nous rapporterons plus loin, si Dieu le veut, en Lui nous plaçons notre confiance.) »
[Autre hadith dans le même sens que celui rapporté par Ibn Hibbân]
L’imam Aḥmad a dit : « Yahyâ ibn Isḥâq nous a rapporté, disant : Ibn Lahîʿa nous a rapporté, d’après Darrâj, d’après Abû al-Haytham, d’après Abû Saʿîd al-Khudrî, d’après le Prophète — paix et bénédiction de Dieu sur lui —, qu’il a dit : “Moïse dit : ‘Ô Seigneur, Ton serviteur croyant subit des contraintes dans ce bas monde.’ Une porte du Paradis lui fut alors ouverte, et il en eut la vision. [Dieu] lui dit : ‘Ô Moïse, voilà ce que J’ai préparé pour lui.’ Moïse s’exclama : ‘Ô Seigneur, par Ta Puissance et Ta Majesté, même s’il était amputé des mains et des pieds, traîné sur son visage depuis le jour de sa création jusqu’au Jour de la Résurrection, et que ceci fût son issue finale, il ne verrait jamais de détresse.’ Puis il ajouta : ‘Ô Seigneur, Ton serviteur mécréant est comblé en ce bas monde.’ Alors une porte de l’Enfer lui fut ouverte. [Dieu] lui dit : ‘Ô Moïse, voilà ce que J’ai préparé pour lui.’ Et Moïse déclara : ‘Ô Seigneur, par Ta Puissance et Ta Majesté, si seulement il avait…’” »