D’après Anas ibn Mâlik, il a dit : « Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit : “Quiconque prie quatre unités de prière avant adh-dhouhr, ses péchés sont effacés pour ce jour-là.” » (1)
Abu al-Qâsim al-Qushayrî a dit : On rapporte qu’Abu Sulaymân ad-Dârânî déclara : « Je me rendis à plusieurs reprises à l’assemblée d’un conteur dont les paroles touchèrent mon cœur. Cependant, sitôt que je me relevai, il ne resta plus rien dans mon cœur. J’y retournai une deuxième fois ; alors, ses paroles continuèrent d’agir sur moi après m’être levé et tout au long du chemin. Je revins une troisième fois, et l’influence de ses paroles demeura dans mon cœur jusqu’à mon retour chez moi. Je brisai alors tout ce qui m’incitait à la désobéissance et je m’attachai ardemment à la voie droite. » (2)
On raconta cette histoire à Yahyâ ibn Mu‘âdh, qui s’exclama : « Un moineau a capturé une grue ! » (3), allusion faite au “moineau” pour désigner le conteur et à la “grue” pour Abu Sulaymân ad-Dârânî (4).
Aḥmad ibn Abî al-Ḥawârî a dit : « J’ai entendu Abu Sulaymân dire : “On ne doit pas mettre en pratique une inspiration du bien avant de la trouver confirmée dans les traditions (al-âthâr). Lorsqu’on la reconnaît dans les sources, on l’applique alors, et on loue Dieu d’avoir fait coïncider son cœur avec ce que disent ces traditions.” » (5)
Al-Junayd transmit : « Abu Sulaymân ad-Dârânî disait : “Il arrive qu’une idée spirituelle (nuktah) touchant la voie affleure au fond de moi pendant des jours. Je ne l’accepte toutefois qu’à la lumière de deux témoins irréprochables : le Livre et la Sunna.” » (6)
Il rapporte encore : « Abu Sulaymân a dit : “Les meilleures actions sont celles qui vont à l’encontre des penchants de l’âme.” » (7)
Et il dit : « Toute chose possède un signe, et le signe de l’abandon (de Dieu) est l’extinction des larmes. » (8)
Il ajoute enfin : « Toute chose a sa rouille, et la rouille de la lumière du cœur est l’excès de nourriture. » (9)