Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Ô notre Dieu, que Ta justice est grande ! Tu es le Roi de tout souverain. Me voici, je réponds à Ton appel. Me voici ! En vérité, la louange T’appartient et la royauté est Tienne, sans nul associé. Ton serviteur T’a invoqué ; jamais un serviteur qui Te supplie n’a été déçu. Tu es auprès de lui où qu’il aille ; sans Toi, Seigneur, il aurait péri. Me voici ! En vérité, la louange T’appartient et la royauté est Tienne, sans nul associé.

Lorsque la nuit s’obscurcit et que les astres nagent dans la voûte céleste, suivant les orbites tracées, tout Prophète et tout Ange, ainsi que quiconque T’a consacré son appel, Te glorifie ou prie pour Toi. Me voici ! En vérité, la louange T’appartient et la royauté est Tienne, sans nul associé.

Ô pécheur distrait, tu as désobéi à un Seigneur équitable, qui t’a donné la capacité d’agir et t’a accordé un délai. Hâte-toi et prends les devants en réalisant ton espérance ; accomplis une bonne action avant ta fin. Me voici ! En vérité, la louange T’appartient et la royauté est Tienne, sans nul associé.

(1)

Al-Muʿafā ibn Zakariyyā al-Jarīrī rapporta : « Muḥammad ibn al-ʿAbbās ibn al-Walīd nous raconta, et j’ai entendu Aḥmad ibn Yaḥyā ibn Thaʿlab dire :

“Je suis entré auprès d’Aḥmad ibn Ḥanbal et j’y ai vu un homme dont l’âme était tourmentée, qui ne souhaitait pas que l’on parle beaucoup en sa présence, comme si un brasier avait été allumé devant lui. J’ai tenté de l’approcher avec douceur et j’ai invoqué le fait que j’étais un client (mawlā) de Shaybān, jusqu’à ce qu’il m’adresse enfin la parole et me demande : ‘Dans quel domaine as-tu mené tes recherches ?’ Je répondis : ‘Dans la langue et la poésie.’

Il poursuivit : ‘J’ai vu à Basra un groupe de personnes qui copiaient la poésie d’un homme. On m’a dit : “C’est Abū Nuwās.” Je me suis alors frayé un chemin parmi la foule. Lorsque je me suis assis près de lui, il nous a récité :

Si jamais tu te trouves seul un jour, ne dis pas : ‘Je suis seul’, Car en vérité, il y a toujours un Guetteur dans la solitude.
Ne crois pas non plus que Dieu puisse être distrait ne serait-ce qu’un instant, Ni que ce qui Lui est dissimulé puisse rester caché.
Par Dieu, nous nous sommes tant amusés que les fautes ont fini par se succéder, l’une sur l’autre.
Puissions-nous seulement espérer que Dieu pardonne ce qui est passé, Et qu’Il nous autorise à nous repentir afin que nous nous repentions effectivement !”’

(2)

(1) Les vers se trouvent dans le Dīwān d'Abū Nuwās, p. 481 ; quelques vers en ont été omis, de même que de certains manuscrits d'origine, j'ai donc rétabli tout ce qui y figure. Ils sont également mentionnés dans le rapport historique d'Ibn ʿAsākir (tome 13, pp. 454-455). (2) Les trois premiers vers figurent dans le Dīwān d'Abū Nuwās, p. 103, tandis que les quatre vers au complet se trouvent dans le Dīwān d'Abū al-Atāhiyya, p. 34, où il y a un ajout.
إلهنا ما أعْدَلَكْ … مَليكَ كُلِّ منْ ملَكْ لَبَّيْكَ قد لَبَّيْتُ لك لبَّيْكَ إنَّ الحمدَ لكْ … والمُلْكَ لا شَريكَ لَكْ عبدُكَ قدْ أهَلَّ لَكْ … ما خَابَ عبدٌ سألَكْ أنتَ لَهُ حيثُ سَلَكْ … لولاك يا ربُّ هَلَكْ لَبَّيْكَ إنَّ الحمدَ لكْ … وَالمُلْكَ لا شَريكَ لَكْ واللَّيْلُ لَمَّا أنْ حَلَكْ … والسابحاتُ في الفَلَكْ على مَجَاري المُنْسَلَكْ … كلُّ نبيٍّ ومَلَكْ وكُلُّ منْ أهَلَّ لكْ … سَبَّحَ أو صَلَّى فَلَكْ لبَّيْكَ إنَّ الحمد لكْ … والمُلْكَ لا شَريكَ لَكْ يا مُخْطئًا ما أغْفَلَكْ … عَصَيْتَ رَبًّا عَدَلَكْ وأقدرَكْ وأمْهَلَكْ … عَجِّلْ وبادِرْ أمَلَكْ واختِمْ بخيرٍ عَمَلَكْ لبَّيْكَ إنَّ الحمدَ لكْ … والمُلْكَ لا شَريكَ لَكْ (١) وقال المعافَى بنُ زكريَّا الجَريريّ، حدّثنا محمد بن العباس بن الوليد، سمعتُ أحمد بن يحيى بن ثعلب يقول: دخلتُ على أحمد بنِ حنبل، فرأيتُ رجلًا تَهُمُّه نفسُه، لا يُحبُّ أنْ يُكثر عليه، كأنَّ النيرانَ قد سُعرَتْ بين يديه، فما زلتُ أترفَّقُ به، وتوسَّلتُ إليه أني من موالي شيبان، حتى كلَّمني فقال: في أيِّ شيءٍ نظَرْتَ من العلوم؟ فقلت في اللُّغةِ والشِّعر. قال: رأيتُ بالبصرةِ جماعةً يكتبونَ عن رجلٍ الشعر، قيل لي: هذا أبو نُوَاس فتخلَّلْتُ النَّاسَ ورائي، فلما جلستُ إليه أمْلَى علينا: إذا ما خلَوْتَ الدهرَ يومًا فلا تَقُلْ … خلَوْتُ ولكنْ في الخلاءِ رقيبُ ولا تحسبنَّ اللَّه يغفُلُ ساعةً … ولا أنَّ ما يَخْفَى عليه يَغيبُ لَهَوْنا لَعَمْرُ اللَّهِ حتى تتابَعَتْ … ذُنوبٌ على آثارِهنَّ ذُنوبُ فيا لَيْتَ أن اللَّه يَغفِرُ ما مَضَى … ويأذنُ في تَوْباتِنا فنَتُوبُ (٢)
(١) الأبيات في ديوان أبي نواس ص (٤٨١)، وقد سقط منها بضعة أبيات، وكذا سقط من بعض الأصول، فأثبتُ ما جاء فيها جميعًا. وهي مع الخبر في تاريخ ابن عساكر (١٣/ ٤٥٤، ٤٥٥). (٢) الأبيات الثلاثة الأولى في ديوان أبي نواس ص (١٠٣)، والأربعة جميعًا في ديوان أبي العتاهية ص (٣٤) وفيها زيادة.

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