Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Le récit de leur adoration du veau en l’absence du Porte-parole de Dieu :

(1) Dieu – Exalté soit-Il – a dit :
« Et le peuple de Moïse adopta, après son départ, un veau (fondu) à partir de leurs bijoux : un corps qui produisait un mugissement. Ne voyaient-ils donc pas qu’il ne leur parlait pas et ne les guidait pas sur la voie ? Ils l’adoptèrent [pour dieu], et ils étaient des injustes. (148) Et lorsque le regret les saisit et qu’ils virent qu’ils s’étaient égarés, ils dirent : “Si notre Seigneur ne nous fait pas miséricorde et ne nous pardonne pas, nous serons assurément du nombre des perdants.” (149) Et quand Moïse revint à son peuple, irrité et affligé, il dit : “Quelle mauvaise conduite vous avez eue après mon départ ! Auriez-vous donc hâté le commandement de votre Seigneur ?” Puis il jeta les Tables [de la Loi], saisit la tête de son frère et se mit à le traîner vers lui. [Aaron] dit : “Ô fils de ma mère ! Le peuple m’a traité avec mépris et ils ont bien failli me tuer. Ne donne pas à mes ennemis l’occasion de se réjouir de mon malheur et ne me compte pas parmi les gens injustes.” (150) [Moïse] dit : “Ô mon Seigneur, pardonne-moi et pardonne à mon frère, et fais-nous entrer dans Ta miséricorde. Tu es le plus Miséricordieux des miséricordieux.” (151) Ceux qui prirent le veau [pour divinité] seront atteints plus tard d’une colère de la part de leur Seigneur et d’une humiliation dans cette vie ici-bas. C’est ainsi que Nous rétribuons les imposteurs. (152) Quant à ceux qui firent de mauvaises actions, puis s’en repentirent et crurent, ton Seigneur est ensuite Pardonneur et Miséricordieux. (153) Et lorsqu’échut la colère de Moïse, il reprit les Tables [de la Loi] dont la copie contenait une guidée et une miséricorde pour ceux qui éprouvent de la crainte envers leur Seigneur. » (Al-A‘râf, 7 : 148-154)

Dieu – Exalté soit-Il – a dit aussi :
« Et qu’est-ce qui t’a fait devancer ainsi ton peuple, ô Moïse ? (83) Il dit : “Ils sont sur mes traces ; quant à moi, je me suis hâté vers Toi, Seigneur, afin que Tu sois satisfait.” (84) [Dieu] dit : “Nous avons éprouvé ton peuple après ton départ, et le Samaritain les a égarés.” (85) Moïse retourna donc à son peuple, irrité et affligé, et il dit : “Ô mon peuple, votre Seigneur ne vous avait-Il pas fait une belle promesse ? Le délai vous a-t-il paru trop long ou avez-vous voulu que la colère de votre Seigneur s’abatte sur vous, pour avoir manqué à la promesse [que vous m’aviez faite] ?” (86) Ils dirent : “Nous n’avons pas manqué à ta promesse de notre propre chef ; mais nous étions chargés du fardeau des ornements du peuple ; nous les avons donc jetés, et il en fut ainsi que le Samaritain jeta [quelque chose].” (87) Puis il leur en fit sortir un veau, un corps qui produisait un mugissement, et ils dirent : “C’est là votre dieu et le dieu de Moïse ; [Moïse] a donc oublié !” (88) Ne voyaient-ils pas qu’il ne leur répondait pas et qu’il ne pouvait leur nuire ni leur être utile ? (89) Or, Aaron leur avait déjà dit : “Ô mon peuple, vous n’avez été mis à l’épreuve que par ce [veau]. Votre Seigneur est le Tout Miséricordieux. Suivez-moi donc et obéissez à mon ordre.” (90) Ils dirent : “Nous ne cesserons de nous attacher à lui [son culte] jusqu’à ce que Moïse revienne à nous.” (91) [Moïse] dit : “Ô Aaron, qu’est-ce qui t’a empêché, quand tu les as vus s’égarer, (92) de me suivre ? Aurais-tu désobéi à mon ordre ?” (93) [Aaron] dit : “Ô fils de ma mère ! Ne me prends pas par la barbe ni par la tête. J’ai craint que tu ne dises : ‘Tu as semé la discorde parmi les Enfants d’Israël et tu n’as pas respecté ma parole.’” (94) [Moïse] dit : “Toi, Samaritain, quelle est ton affaire ?” (95) Il dit : “J’ai vu ce qu’ils n’ont pas vu, j’ai donc pris une poignée [de poussière] de l’empreinte du Messager et l’ai lancée [dans le veau]. Voilà ce que mon âme m’a suggéré.” (96) [Moïse] dit : “Va-t’en ! Car dans [cette] vie, tu diras : ‘Pas de contact !’ Et il y a pour toi un rendez-vous auquel tu ne manquera point, et regarde ton dieu que tu n’as cessé d’adorer : nous allons certes le brûler, puis nous en disperserons les cendres dans la mer. (97) En vérité, votre Dieu est Allah, nul autre dieu que Lui. Il embrasse de Sa science toute chose.” » (Tâ-Hâ, 20 : 83-98)

Dieu – Exalté soit-Il – rapporte ainsi ce qui advint aux Enfants d’Israël lorsque Moïse (que la paix soit sur lui) partit au rendez-vous fixé par son Seigneur et resta sur la montagne pour s’entretenir avec Lui. Moïse interrogeait alors son Seigneur sur de nombreux sujets, et Lui – Exalté soit-Il – répondait à ses questions. C’est alors qu’un homme parmi eux, nommé Hârûn as-Sâmirî (2), s’empara des bijoux qu’ils avaient empruntés, en façonna un veau et y jeta une poignée de poussière qu’il avait prélevée de l’empreinte du cheval de Gabriel, après l’avoir vu le jour où Dieu noya Pharaon par son intermédiaire. Lorsqu’il la jeta, le veau se mit à mugir comme

(1) Dans la version B : « dans l’occultation de Kālim Allāh Mûsâ » contre eux. Dans la version T : « dans l’occultation de Mûsâ ». (2) Dans l’Histoire de Ṭabarî (1/425) : Le nom du Sâmirî était Mûsâ ibn Ẓafar.
قصَّة عِبادتهم العجْل في غيبَة كليم اللّه عنهم (١) قال اللّه تعالى: ﴿وَاتَّخَذَ قَوْمُ مُوسَى مِنْ بَعْدِهِ مِنْ حُلِيِّهِمْ عِجْلًا جَسَدًا لَهُ خُوَارٌ أَلَمْ يَرَوْا أَنَّهُ لَا يُكَلِّمُهُمْ وَلَا يَهْدِيهِمْ سَبِيلًا اتَّخَذُوهُ وَكَانُوا ظَالِمِينَ (١٤٨) وَلَمَّا سُقِطَ فِي أَيْدِيهِمْ وَرَأَوْا أَنَّهُمْ قَدْ ضَلُّوا قَالُوا لَئِنْ لَمْ يَرْحَمْنَا رَبُّنَا وَيَغْفِرْ لَنَا لَنَكُونَنَّ مِنَ الْخَاسِرِينَ (١٤٩) وَلَمَّا رَجَعَ مُوسَى إِلَى قَوْمِهِ غَضْبَانَ أَسِفًا قَالَ بِئْسَمَا خَلَفْتُمُونِي مِنْ بَعْدِي أَعَجِلْتُمْ أَمْرَ رَبِّكُمْ وَأَلْقَى الْأَلْوَاحَ وَأَخَذَ بِرَأْسِ أَخِيهِ يَجُرُّهُ إِلَيْهِ قَالَ ابْنَ أُمَّ إِنَّ الْقَوْمَ اسْتَضْعَفُونِي وَكَادُوا يَقْتُلُونَنِي فَلَا تُشْمِتْ بِيَ الْأَعْدَاءَ وَلَا تَجْعَلْنِي مَعَ الْقَوْمِ الظَّالِمِينَ (١٥٠) قَالَ رَبِّ اغْفِرْ لِي وَلِأَخِي وَأَدْخِلْنَا فِي رَحْمَتِكَ وَأَنْتَ أَرْحَمُ الرَّاحِمِينَ (١٥١) إِنَّ الَّذِينَ اتَّخَذُوا الْعِجْلَ سَيَنَالُهُمْ غَضَبٌ مِنْ رَبِّهِمْ وَذِلَّةٌ فِي الْحَيَاةِ الدُّنْيَا وَكَذَلِكَ نَجْزِي الْمُفْتَرِينَ (١٥٢) وَالَّذِينَ عَمِلُوا السَّيِّئَاتِ ثُمَّ تَابُوا مِنْ بَعْدِهَا وَآمَنُوا إِنَّ رَبَّكَ مِنْ بَعْدِهَا لَغَفُورٌ رَحِيمٌ (١٥٣) وَلَمَّا سَكَتَ عَنْ مُوسَى الْغَضَبُ أَخَذَ الْأَلْوَاحَ وَفِي نُسْخَتِهَا هُدًى وَرَحْمَةٌ لِلَّذِينَ هُمْ لِرَبِّهِمْ يَرْهَبُونَ﴾ [الأعراف: ١٤٨ - ١٥٤] . وقال الله تعالى: ﴿وَمَا أَعْجَلَكَ عَنْ قَوْمِكَ يَامُوسَى (٨٣) قَالَ هُمْ أُولَاءِ عَلَى أَثَرِي وَعَجِلْتُ إِلَيْكَ رَبِّ لِتَرْضَى (٨٤) قَالَ فَإِنَّا قَدْ فَتَنَّا قَوْمَكَ مِنْ بَعْدِكَ وَأَضَلَّهُمُ السَّامِرِيُّ (٨٥) فَرَجَعَ مُوسَى إِلَى قَوْمِهِ غَضْبَانَ أَسِفًا قَالَ يَاقَوْمِ أَلَمْ يَعِدْكُمْ رَبُّكُمْ وَعْدًا حَسَنًا أَفَطَالَ عَلَيْكُمُ الْعَهْدُ أَمْ أَرَدْتُمْ أَنْ يَحِلَّ عَلَيْكُمْ غَضَبٌ مِنْ رَبِّكُمْ فَأَخْلَفْتُمْ مَوْعِدِي (٨٦) قَالُوا مَا أَخْلَفْنَا مَوْعِدَكَ بِمَلْكِنَا وَلَكِنَّا حُمِّلْنَا أَوْزَارًا مِنْ زِينَةِ الْقَوْمِ فَقَذَفْنَاهَا فَكَذَلِكَ أَلْقَى السَّامِرِيُّ (٨٧) فَأَخْرَجَ لَهُمْ عِجْلًا جَسَدًا لَهُ خُوَارٌ فَقَالُوا هَذَا إِلَهُكُمْ وَإِلَهُ مُوسَى فَنَسِيَ (٨٨) أَفَلَا يَرَوْنَ أَلَّا يَرْجِعُ إِلَيْهِمْ قَوْلًا وَلَا يَمْلِكُ لَهُمْ ضَرًّا وَلَا نَفْعًا (٨٩) وَلَقَدْ قَالَ لَهُمْ هَارُونُ مِنْ قَبْلُ يَاقَوْمِ إِنَّمَا فُتِنْتُمْ بِهِ وَإِنَّ رَبَّكُمُ الرَّحْمَنُ فَاتَّبِعُونِي وَأَطِيعُوا أَمْرِي (٩٠) قَالُوا لَنْ نَبْرَحَ عَلَيْهِ عَاكِفِينَ حَتَّى يَرْجِعَ إِلَيْنَا مُوسَى (٩١) قَالَ يَاهَارُونُ مَا مَنَعَكَ إِذْ رَأَيْتَهُمْ ضَلُّوا (٩٢) أَلَّا تَتَّبِعَنِ أَفَعَصَيْتَ أَمْرِي (٩٣) قَالَ يَبْنَؤُمَّ لَا تَأْخُذْ بِلِحْيَتِي وَلَا بِرَأْسِي إِنِّي خَشِيتُ أَنْ تَقُولَ فَرَّقْتَ بَيْنَ بَنِي إِسْرَائِيلَ وَلَمْ تَرْقُبْ قَوْلِي (٩٤) قَالَ فَمَا خَطْبُكَ يَاسَامِرِيُّ (٩٥) قَالَ بَصُرْتُ بِمَا لَمْ يَبْصُرُوا بِهِ فَقَبَضْتُ قَبْضَةً مِنْ أَثَرِ الرَّسُولِ فَنَبَذْتُهَا وَكَذَلِكَ سَوَّلَتْ لِي نَفْسِي (٩٦) قَالَ فَاذْهَبْ فَإِنَّ لَكَ فِي الْحَيَاةِ أَنْ تَقُولَ لَا مِسَاسَ وَإِنَّ لَكَ مَوْعِدًا لَنْ تُخْلَفَهُ وَانْظُرْ إِلَى إِلَهِكَ الَّذِي ظَلْتَ عَلَيْهِ عَاكِفًا لَنُحَرِّقَنَّهُ ثُمَّ لَنَنْسِفَنَّهُ فِي الْيَمِّ نَسْفًا (٩٧) إِنَّمَا إِلَهُكُمُ اللَّهُ الَّذِي لَا إِلَهَ إِلَّا هُوَ وَسِعَ كُلَّ شَيْءٍ عِلْمًا﴾ [طه: ٨٣ - ٩٨] . يذكر تعالى ما كان من أمر بني إسرائيل حين ذهب موسى (عليه السلام) إلى ميقات ربّه، فمكث على الطور يناجيه ربُّه ويسأله موسى (عليه السلام) عن أشياءَ كثيرةٍ، وهو تعالى يجيبه عنها، فعمد رجلٌ منهم يقال له: هارون السّامري (٢) ، فأخذ ما كان استعاروه من الحليّ، فصاغ منه عجلًا، وألقى فيه قبضةً من التراب كان أخذها من أثر فرس جبريل حين رآه يوم أغرقَ اللّه فرعونَ على يديه، فلما ألقاها فيه خارَ كما
(١) في ب: في غيبة كليم اللّه موسى (عليه السلام) عنهم. وفي ط: في غيبة موسى. (٢) في تاريخ الطبري (١/ ٤٢٥): وكان اسم السامري موسى بن ظفر.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies