Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Rishdīn ibn Saʿd, ʿAbda ibn Sulaymān, ʿUqba ibn Khālid, ʿUmar ibn Ayyūb al-ʿĀbid – l’un des maîtres d’Aḥmad ibn Ḥanbal – ainsi que ʿĪsā ibn Yūnus selon certains.

Puis survint l’année cent quatre-vingt-neuf (de l’Hégire). Au cours de celle-ci, ar-Rashīd revint du pèlerinage et se rendit à ar-Ray, où il procéda à des nominations et à des destitutions. La même année, ʿAlī ibn ʿĪsā fut à nouveau nommé gouverneur du Khorassan. Les représentants de cette région vinrent alors lui présenter des présents de toutes formes et de toutes sortes.

Ensuite, il rentra à Bagdad. La fête de l’Aïd al-Adhā l’y surprit alors qu’il se trouvait au « Château des Voleurs »(1). Il y offrit son sacrifice, puis entra dans Bagdad trois jours avant la fin de Dhū al-Ḥijja. Alors qu’il traversait le pont, il ordonna que la dépouille de Jaʿfar ibn Yaḥyā al-Barmakī – pendue au gibet depuis son exécution jusqu’à ce jour – fût brûlée et enterrée.

Après cela, ar-Rashīd quitta Bagdad pour s’installer à ar-Raqqa, tout en regrettant la douceur de Bagdad. S’il demeura à ar-Raqqa, c’était surtout pour refréner ceux qui y semaient le désordre. Al-ʿAbbās ibn al-Aḥnaf évoqua le départ de Bagdad en compagnie d’ar-Rashīd en disant :

« Nous n’avions pas encore fait halte que nous nous remettions en chemin,
au point de ne plus distinguer l’arrêt du départ.
Ils nous demandèrent comment nous allions à notre arrivée ;
nous joignîmes donc nos adieux à leurs interrogations. »(2)

Cette même année, ar-Rashīd racheta les prisonniers musulmans se trouvant en pays byzantin, à tel point, dit-on, qu’il n’y laissa aucun captif. L’un des poètes composa alors ces vers :

« Grâce à toi, les captifs que l’on avait enfermés
ont vu leurs prisons, où nul proche ne leur rendait visite, s’abattre. »

(1) L'auteur des "Futuh" a rapporté : Lorsque Nahavand fut conquise, une armée des armées musulmanes se dirigea vers Hamadân, et ils campèrent à Kankur. Des montures parmi celles des musulmans furent volées, et ce jour-là fut appelé le château des voleurs, nom qui est resté jusqu'à présent; à l'origine, c'est le site du château de Kankur, qui est le château de Shirin. Masʿar ibn al-Muhallhal a dit : Le château des voleurs a une construction très étonnante, car il est situé sur une plateforme de pierre élevée d'environ vingt coudées au-dessus du sol, comprenant des iwanât, des loges et des réserves dont la beauté et la finesse des ornements fascinent les regards. Ce château était le bastion d'Apruyaz, son lieu de résidence et son lieu de villégiature, en raison de l'abondance de son gibier, de la douceur de son eau et de la beauté de ses prairies et déserts environnants. Autour de ce château se trouvait une grande ville disposant d'une mosquée. (Muʿjam al-Buldān, 4/363-364). (2) Les récits historiques et poétiques se situent dans l'Histoire de Ṭabarī (4/675) et dans al-Kāmil d'Ibn al-ʿAthīr (5/339).
ورِشْدِينُ بنُ سعد. وعَبْدةُ بن سليمان. وعُقبةُ بن خالد. وعمر بن أيوب العابد، أحدُ مشايخِ أحمدَ بنِ حنبل. وعيسى بنُ يونس في قول. [ثم دخلت سنة تسع وثمانين ومئة] فيها رَجَعَ الرشيدُ من الحج، وسار إلى الرَّيّ، فولَّى وعزل. وفيها ردَّ عليٍّ بن عيسى إلى ولايةِ خُراسان. وجاءه نُوَّابُ تلكَ البلاد بالهدايا والتُّحف من سائرِ الأشكالِ والألوان. ثم عاد إلى بغداد، فأَدرَكهُ عيدُ الأضحى بقصر اللصوص (١) ، فضحَّى عندَه، ودخل إلى بغداد لثلاثٍ بَقينَ من ذي الحجَّة؛ فلما اجتاز بالجسر أمرَ بجثَّةِ جعفر بن يحيى البرمكي فحُرِّقَتْ ودُفنتْ، وكانت مصلوبةً من حينِ قُتل إلى هذا اليوم. ثم ارتحل الرشيدُ من بغدادَ إلى الرقَّة ليسكنَها، وهو متأسِّفٌ على بغدادَ وطيبها، وإنما مرادُهُ بمُقَامِهِ بالرقَّةِ رَدْعُ المفسدين بها. وقد قال العباسُ بن الأحنف في خروجِهم من بغدادَ مع الرشيد: ما أنَخْنَا حتى ارْتَحَلْنا فما نَفْـ … ــرِقُ بين المُنَاخِ والارتحالِ ساءَلونا عن حالِنا إذْ قَدِمنا … فقَرَنَّا وداعَهم بالسُّؤالِ (٢) وفيها فادَى الرشيدُ الأسارى من المسلمين الذين كانوا ببلادِ الرُّوم، حتى يُقال إنه لم يترُكْ بها أسيرًا من المسلمين، فقال فيه بعضُ الشعراء: وفُكَّتْ بك الأسرى التي شُيِّدَتْ لَها … مَحَابسُ ما فيها حَميمٌ يَزورُها
(١) قال صاحبُ الفتوح: لما فُتحت نَهَاوَنْد سار جيشٌ من جيوش المسلمين إلى هَمَدَّان، فنَزلوا كنكور، فسُرقت دوابُّ من دوابِّ المسلمين، فسُمي يومئذٍ قصرَ اللصوص، وبقي اسمه إلى الآن؛ وهو في الأصل موضع قصر كنكور، وهو قصر شيرين. وقال مسعر بن المهلهل: قصر اللصوص بناؤه عجيبٌ جدًّا، وذلك أنه على دكّةٍ من حَجَر ارتفاعها عن وجه الأرض نحو عشرين ذراعًا، فيه إيوانات وجواسيق وخزائن تتحيَّرُ في بنائه وحسنِ نُقوشِه الأبصار، وكان هذا القصر معقِلَ أبرويز ومسكنَهُ ومتنزَّهَه، لكثرة صيده وعذوبة مائه وحسن مروجه وصحاريه. وحول هذا القصر مدينةٌ كبيرةٌ لها جامع. معجم البلدان (٤/ ٣٦٣، ٣٦٤). (٢) الخبر والشعر في تاريخ الطبري (٤/ ٦٧٥)، والكامل لابن الأثير (٥/ ٣٣٩).

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