Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

La « célèbre » dont il est question fut mentionnée par Abū Nuʿaym dans « al-Ḥilya », par al-Qushayrī dans « al-Risāla »(1), par Ibn al-Jawzī dans « Ṣifat al-Ṣafwa » et par le shaykh Shihāb al-Dīn as-Suhrawardī dans « al-Maʿārif ». La plupart des gens ont fait son éloge. Abū Dāwūd as-Sijistānī s’est toutefois exprimé à son sujet, l’accusant d’hérésie (zandaqa), peut-être en raison de ce qui lui était parvenu à son propos. As-Suhrawardī cite pour elle, dans « al-Maʿārif » :

« Je t’ai placé dans mon cœur comme confident
Et j’ai autorisé mon corps à quiconque voudrait s’asseoir auprès de moi
Car mon corps est un compagnon pour celui qui me tient compagnie
Tandis que l’ami de mon cœur est mon intime dans mon for intérieur. » (2)

On a rapporté qu’elle avait des états spirituels élevés et de bonnes actions : elle jeûnait le jour et priait la nuit. On rapporte également qu’elle eut de pieux songes, et Dieu est le plus Savant. Elle mourut à la noble Jérusalem, et sa tombe se trouve à l’est de la ville, sur le mont (at-Tūr). Dieu sait mieux la vérité.

[Puis arriva l’année 186 (de l’Hégire)]

Cette année-là, ʿAlī b. ʿĪsā b. Māhān quitta Marw pour combattre Abū al-Khaṣīb à Nasā. Il l’y affronta et réduisit en captivité ses femmes et ses enfants. Le Khorassan fut alors éprouvé. Cette même année, ar-Rachīd accomplit le pèlerinage avec la foule, accompagné de ses fils Muḥammad al-Amīn et ʿAbd Allāh al-Maʾmūn. Au total, il octroya aux habitants des Deux Lieux saints un million et cinquante mille dinars : lorsqu’il faisait un don, ceux-ci allaient voir al-Amīn, qui leur donnait à son tour, puis ils se rendaient auprès d’al-Maʾmūn, qui leur octroyait également une somme.

Al-Amīn reçut l’administration de la Syrie et de l’Irak, tandis que la responsabilité de Hamadhān et des contrées orientales revint à al-Maʾmūn. Ensuite, ar-Rachīd investit son fils al-Qāsim après ses deux aînés, le surnommant al-Muʾtaman, et lui confia la charge de l’île d’al-Jazīra, des Thughūr et des ʿAwāṣim. La raison en était que ce fils, al-Qāsim, avait été élevé sous la tutelle de ʿAbd al-Malik b. Ṣāliḥ.

Lorsque ar-Rachīd fit prêter serment d’allégeance pour ses deux fils al-Amīn et al-Maʾmūn, on lui écrivit :
« Ô toi, roi qui, s’il était astre, eût été l’étoile du bonheur,
Consacre aussi à Qāsim une allégeance, et attise pour lui la flamme du pouvoir.
Car Dieu est Unique et sans pareil : fais qu’il n’y ait qu’un seul héritier désigné au trône. » (3)

« A‘lām al-Nubalāʾ (8/215) (241), al-‘Ibar (1/278), Mirʾāt al-Jinān (1/281), al-Wāfī bi al-Wafayāt (14/51), Ṭabaqāt al-Awliyāʾ (408), al-Nujūm al-Zāhira (1/330), Ṭabaqāt al-Shiʿrānī (1/65), al-Kawākib al-Durriyya (1/285), Shadharāt al-Dhahab (1/193). (1) Je n’ai pas trouvé de biographie individuelle dans la Risāla al-Qushayriyya telle qu’éditée par le Dr ʿAbd al-Ḥalīm Maḥmūd et Maḥmūd ibn al-Sharīf ; toutefois, elle est mentionnée en divers endroits dispersés, voir les index de la Risāla al-Qushayriyya. (2) Les deux vers sont dans Sifat al-Ṣafwa (4/351, 302) et Jāmiʿ al-ʿUlūm wa al-Ḥikam (449). (3) Les vers se trouvent dans al-Muntaẓam d’Ibn al-Jawzī (9/111).
المشهورة؛ ذكرَهَا أبو نُعيم في "الحلية" ؛ والقشيري في "الرسالة" (١) ؛ وابنُ الجَوْزي في "صِفَة الصَّفْوَة" ؛ والشيخ شهاب الدِّين السَّهْرَوَردي في "المعارف" . وأثنى عليها أكثرُ الناس، وتكلَّم فيها أبو داود السِّجْستاني، واتَّهمَها بالزَّندَقة، فلعلَّه بلغه عنها أمر. وأنشَدَ لها السَّهْرَوَرْديُّ في "المعارف" : إني جعلتُكَ في الفؤادِ مُحدِّثي … وأبَحْتُ جِسْميَ منْ أرادَ جُلوسي فالجسمُ منِّي للجَليسِ موَّانِسٌ … وحَبيبُ قلبي في الفؤادِ أنيسي (٢) وقد ذكروا لها أحوالًا وأعمالًا صالحة، وصيامَ نهارٍ وقيامَ ليلٍ. ورُئيتْ لها مناماتٌ صالحة، فاللَّه أعلم. تُوفيتْ بالقُدْس الشريف، وقبرُها شرقيَّهُ بالطُّور. واللَّه أعلم. [ثم دخلت سنة ست وثمانين ومئة] فيها خرجَ عليُّ بنُ عيسى بن ماهان من مَرْو لِحَرْبِ أبي الخَصيب إلى نَسَا؛ فقاتَلَهُ بها، وسَبَى نساءَهُ وذَرَاريَّهُ. واسقامَتْ خُراسان. وحجَّ بالناسِ فيها الرشيد، ومعه ابناهُ محمدٌ الأمين، وعبد اللَّه المأمون، فبلَغَ جملةُ ما أعطى لأهلِ الحرَمَيْن ألفَ ألفِ دينار، وخمسين ألفَ دينار، وذلك أنه كان يُعطي الناس، فيذهبونَ إلى الأمين فيُعطيهم، فيذهبون إلى المأمون فيعطيهم. وكان إلى الأمين ولايةُ الشامِ والعراق، وإلى المأمون هَمَذان إلى بلاد المشرق، ثم تابع الرشيدُ لولِدِه القاسم من بعدِ ولدَيْه، ولقَّبهُ المؤتَمن، وولَّاهُ الجزيرةَ والثُّغور والعواصم، وكان الباعث له على ذلك أنَّ ابنه القاسم هذا كان في حِجْر عبدِ الملك بن صالح، ولما بايَعَ الرشيدُ لولدَيْه الأمين والمأمون كتَبَ إليه: يا أيها الملكُ الذي … لو كان نجمًا كان سَعْدا اعقِدْ لقاسِم بيعةً … واقدَحْ له في المُلك زَنْدا فاللَّهُ فرْدٌ واحدٌ … فاجْعلْ وُلاةَ العَهْدِ فَرْدًا (٣)
= أعلام النبلاء (٨/ ٢١٥) (٢٤١)، العبر (١/ ٢٧٨)، مرآة الجنان (١/ ٢٨١)، الوافي بالوفيات (١٤/ ٥١)، طبقات الأولياء (٤٠٨)، النجوم الزاهرة (١/ ٣٣٠)، طبقات الشعراني (١/ ٦٥)، الكواكب الدرية (١/ ٢٨٥)، شذرات الذهب (١/ ١٩٣). (١) لم أجد لها ترجمة مفردة في الرسالة القشيرية بتحقيق الدكتور عبد الحليم محمود، ومحمود بن الشريف؛ ولكن لها ذكر في مواضع متفرِّقة عنها، انظر فهارس الرسالة القشيرية. (٢) البيتان في صفة الصفوة (٤/ ٣٥١، ٣٠٢)، وجامع العلوم والحكم (٤٤٩). (٣) الأبيات في المنتظم لابن الجوزي (٩/ ١١١).

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