Mâlik ibn Anas l’Imam. Et al-Hiql ibn Ziyâd, le compagnon d’al-Awzâ‘î, ainsi qu’Abû al-Aḥwaṣ ; tous ont déjà été mentionnés dans « at-Takmîl », de façon suffisamment détaillée pour qu’il ne soit pas nécessaire de les rappeler ici. Cependant :
L’imam Mâlik (1) est le plus illustre d’entre eux. Il figure parmi les quatre imams dont les écoles doctrinales sont suivies. Il s’agit de Mâlik ibn Anas ibn Mâlik ibn Abî ʿÂmir ibn ʿAmr ibn al-Ḥârith ibn Ghaymân ibn Khuthayl (2) ibn ʿAmr ibn al-Ḥârith, dit Dhû Aṣbaḥ al-Ḥimyarî, Abû ʿAbd Allâh al-Madanî, l’imam de la Ville de l’Hégire (Médine) à son époque.
Mâlik a transmis de plusieurs Tâbiʿîn (Successeurs). De nombreux imams ont ensuite rapporté de lui : les deux Sufyân (Sufyân ath-Thawrî et Sufyân ibn ʿUyaynah), Shuʿbah, Ibn al-Mubârak, al-Awzâʿî, Ibn Mahdî, Ibn Jurayj, al-Layth, ash-Shâfiʿî, ainsi que son propre maître az-Zuhrî, puis Yaḥyâ ibn Saʿîd al-Anṣârî (qui fut également son maître), Yaḥyâ ibn Saʿîd al-Qaṭṭân, Yaḥyâ ibn Yaḥyâ al-Andalusî et Yaḥyâ ibn Yaḥyâ an-Naysâbûrî.
Al-Bukhârî a déclaré : « La chaîne de transmission la plus authentique est celle de Mâlik, de Nâfiʿ, d’après Ibn ʿUmar. » (3)
Sufyân ibn ʿUyaynah a dit : « Quelle rigueur il avait dans sa critique des rapporteurs ! » (4)
Quant à Yaḥyâ ibn Maʿîn, il a affirmé : « Quiconque est cité par Mâlik est digne de confiance, à l’exception d’Abû Umayyah. » (5)
Et plusieurs ont déclaré : « Il est le plus solide des transmetteurs de Nâfiʿ et d’az-Zuhrî. » (6)
(1) Sa biographie se trouve dans : Ṭabaqāt Ibn Saʿd (section complémentaire) (433), Tārīkh Khalīfa (451), Ṭabaqāt Khalīfa (275), al-Tārīkh al-Kabīr (7/310), al-Tārīkh al-Ṣaghīr (2/199, 200, 201), al-Maʿārif d’Ibn Qutayba (498), al-Jarḥ wa al-Taʿdīl (8/204), al-Thiqqāt d’Ibn Ḥibbān (7/459), Mashāhīr ʿUlamāʾ al-Amṣār (Biographie 1110), Ḥilyat al-Awliyāʾ (6/316), Ṭabaqāt al-Shīrāzī (67), Tartan al-Madārak (1/102), Ṭabaqāt Ibn ʿAbd al-Hādī (biographie 183), Ṣifat al-Ṣafwa (2/177), al-Mukhtār min Manāqib al-Akhiyār d’Ibn al-ʿAṭīr (4/263), Jāmiʿ al-Uṣūl (15/225), Tahdhīb al-Asmāʾ wa al-Lughāt (2/75), Wafayāt al-Aʿyān (4/135), Tahdhīb al-Kamāl (27/91), Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (8/43), Tadhkirat al-Ḥuffāẓ (1/207), al-ʿIbar (1/272), Mirʾāt al-Jinān (1/373), Tahdhīb al-Tahdhīb (10/5), Ghāyat al-Nihāya (2/35), al-Nujūm al-Zāhira (2/96), Ṭabaqāt al-Shiʿrānī (1/52), al-Kawākib al-Durriya (1/420), Shudhhrāt al-Dhahab (2/12).
(2) Dans la source (Q) il y a des ajouts ainsi que des erreurs de lecture ou d’altération de certains noms, alors que les noms authentifiés proviennent de (B, Ḥ) et des livres de ḥifẓ (stabilisation orthographique).
(3) Mentionné par al-Nawawī dans Tahdhīb al-Asmāʾ (2/424) et par al-Dhahabī dans Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (5/97).
(4) Mentionné par al-Dhahabī dans Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (8/73).
(5) Mentionné par Ibn Ḥajar dans Tahdhīb al-Tahdhīb (10/6). Excepté ʿAbd al-Karīm, il s’agit de Abū Umayya ʿAbd al-Karīm b. Abī al-Mukhāriq, le maître de Bassorah. Cf. Kunyā wa al-Asmāʾ (1/82) de Muslim et al-Tārīkh al-Kabīr (6/89) de al-Bukhārī.
(6) Mentionné par al-Dhahabī dans Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (5/99) d’après al-Nasāʾī, et dans le même sens dans Tārīkh Baghdād (10/405).