Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

La mère d’al-Mahdī, fils d’al-Manṣūr, était Umm Mūsā bint Manṣūr ibn ʿAbd Allāh al-Ḥimyarī.

Il transmit, de son père, de son grand-père, de son père ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās, que le Messager d’Allāh (que la prière et la paix soient sur lui) récitait à haute voix la basmala (« Bismi Llāh ar-Raḥmān ar-Raḥīm »). Ce hadith fut rapporté de lui par Yaḥyā ibn Ḥamza al-Batalhī(1), le juge de Damas, qui mentionna qu’il avait prié derrière al-Mahdī quand ce dernier vint à Damas et qu’il récitait la basmala à voix haute dans les deux sourates, en l’attribuant au Messager d’Allāh (que la prière et la paix soient sur lui). Plusieurs autres l’ont également rapporté de Yaḥyā ibn Ḥamza. Al-Mahdī le transmit de al-Mubārak ibn Faḍāla ; et il fut aussi transmis de lui par Jaʿfar ibn Sulaymān aḍ-Ḍuʿbaʿī, Muḥammad ibn ʿAbd Allāh ar-Raqāshī, et Abū Sufyān Saʿīd ibn Yaḥyā ibn al-Mahdī(2).

Al-Mahdī naquit en l’an 126 ou 127 de l’Hégire, ou bien en 121. Il accéda au califat après la mort de son père, pendant le mois de Dhū l-Ḥijja de l’an 158, alors qu’il avait alors trente-trois ans. Né à al-Ḥumayma, dans la région d’al-Balqāʾ, il mourut au mois de Muḥarram de cette même année, c’est-à-dire en 169, à l’âge de quarante-trois ou de quarante-huit ans. Son califat dura dix années, un mois et quelques jours. Il était de haute taille, la peau plutôt sombre, les cheveux bouclés, avec une petite tache blanche sur l’un de ses yeux ; certains disaient que c’était sur son œil droit, d’autres sur le gauche.

Al-Rabīʿ, le chambellan, raconta : « J’ai vu al-Mahdī prier, une nuit de pleine lune, dans l’un de ses pavillons, vêtu de beaux habits. Je ne savais dire qui était le plus beau : lui, la lune, son pavillon, ou ses vêtements. » Il récita alors : « “Est-il possible que, si vous avez le pouvoir, vous semiez la corruption sur terre et rompiez vos liens de parenté ?” » (Muḥammad : 22). Puis il m’ordonna de faire comparaître un de ses proches qui était alors prisonnier, et il le libéra.

Lorsque la nouvelle de la mort de son père à La Mecque lui parvint – comme nous l’avons vu –, il garda l’information secrète pendant deux jours. Puis, le jeudi, on annonça au peuple : « La prière est réunie ! » Il prit alors la parole pour leur apprendre le décès de son père et déclara : « En vérité, le Commandeur des croyants a été rappelé par son Seigneur et il a répondu à Son appel. Je place le Commandeur des croyants auprès d’Allāh et je Lui demande Son aide pour diriger les musulmans. » Les gens lui prêtèrent alors serment d’allégeance comme calife ce jour-là.

Abū Dulāma le consola et le félicita dans un poème où il disait :

« L’une de mes deux yeux se réjouit pour son émir et exulte,
Tandis que l’autre verse des larmes.
À la fois elle pleure et rit, peinée par ce qui la surprend,
Et heureuse de ce qu’elle reconnaît. »

= Faible, en raison de la faiblesse de Ziyād ibn Bayān dans sa chaîne de transmission. Al-ʿAqīlī a évoqué ses faiblesses, et al-Bukhārī a dit : « Sa chaîne de transmission mérite réflexion », et Ibn ʿAdī, dans al-Kāmil, après avoir cité ce hadith, a déclaré : « Al-Bukhārī n’a rejeté de ce hadith que ce que cet individu a rapporté, bien qu’on le connaisse. » Al-Dhahabī a dit dans al-Mīzān : « Son hadith n’est pas authentique. » Voir nécessairement mon commentaire sur ce hadith dans Sunan Ibn Mājah avec mes recherches (Bashār). (1) Dans (Q) : « al-Nahshalī », qui est une erreur de lecture ; la forme correcte, attestée dans (B, Ḥ), est donnée, et sa biographie se trouve dans Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (8/354), ainsi que dans les sources de sa biographie. Ce surnom renvoie à Bayt Līhyā, un village célèbre dans la Ghūṭah de Damas. Voir Muʿjam al-Buldān (1/522). (2) Rapporté par al-Daraqutnī dans ses Sunan (1/303) au chapitre de l’obligation de réciter « Bismillāh al-Raḥmān al-Raḥīm » à voix haute, ainsi que par al-Ṣaydāwī dans Maʿjam al-Shuyūkh, pp. 172-173 ; mentionné également par Ibn Ḥajar dans Talkhīṣ al-Ḥabīr (1/235).
وأمُّ المهديِّ بن المنصور أمُّ موسى بنت منصور بن عبدِ اللَّه الحِمْيَري. وروى عن أبيه، عن جدِّهِ، عن أبيه عبدِ اللَّه بن عباس، أنَّ رسولَ اللَّه ﷺ جَهَرَ ببسمِ اللَّه الرحمن الرحيم. رواهُ عنه يحيى بن حمزة البَتَلْهيّ (١) ، قاضي دمشق، وذكر أنَّهُ صلَّى خلفَ المهدي حين قدم دمشق فجَهَر في السورتَيْنِ بالبسملة، وأسند ذلك عن رسولِ اللَّه ﷺ ، ورواه غيرُ واحدٍ عن يحيى بن حمزة؛ ورواهُ المهدي عن المباركِ بنِ فضالَة؛ ورواه عنه أيضًا جعفر بنُ سليمانَ الضُّبَعيّ، ومحمد بن عبد اللَّه الرقاشي، وأبو سفيان سعيد بن يحيى بن المهدي (٢) . وكان مَوْلد المهدي في سنةِ ستٍّ أو سبعٍ وعشرين ومئة، أو في سنةِ إحدى وعشرين ومئة؛ وَلِيَ الخلافةَ بعدَ موتِ أبيه في ذي الحجَّة سنة ثمانٍ وخمسين ومئة، وعمره إذْ ذاك ثلاثٌ وثلاثونَ سنةً، ولد بالحميمهّ من أرض البلقاء، وتوفي في المحرم من هذه السنة أعني سنة تسعٍ وستين ومئة عن ثلاثٍ أو ثمانٍ وأربعين سنة؛ وكانتْ خلافتُهُ عشرَ سنين وشهرًا وبعضَ الشهر؛ وكان أسمرَ طويلًا، جعدَ الشعر، على إحدى عينَيْهِ نُكتةٌ بيضاء، قيل: على عينه اليمنى، وقيل: اليسرى. قال الربيع الحاجب: رأيتُ المهديَّ يُصلِّي في ليلةٍ مُقمرة، في بَهْوٍ لَه، عليه ثيابٌ حسنة، فما أدري هو أحسنُ أمِ القمر أمْ بَهْوُهُ أم ثيابُه؟ فقرأ: ﴿فَهَلْ عَسَيْتُمْ إِنْ تَوَلَّيْتُمْ أَنْ تُفْسِدُوا فِي الْأَرْضِ وَتُقَطِّعُوا أَرْحَامَكُمْ﴾ [محمد: ٢٢] ، الآية؛ ثم أمَرَني فأحضَرتُ رجلًا من أقاربِهِ كان مسجونًا، فأطلَقَه. ولما جاء خبَرُ موتِ أبيه بمكةَ -كما تقدَّم- كَتَمَ الأمرَ يومَيْن، ثم نُودي في الناسِ يومَ الخميس: الصلاة جامعة. فقام فيها خَطيبًا، فأعلَمَهُمْ بموتِ أبيه وقال: إنَّ أميرَ المؤمنين دُعيَ فأجاب، فعندَ اللَّه أحتسبُ أميرَ المؤمنين، وأستعينُه على خلافةِ المسلمين، ثم بايَعهُ الناسُ بالخلافةِ يومئذ؛ وقد عزاهُ أبو دُلامة، وهنَّأهُ في قصيدةٍ له، يقولُ فيها: عينايَ واحدةٌ تُرَى مسرورةً … بأميرِها جَذْلَى وأخرى تَذْرِفُ تبكي وتضحَكُ تارةً ويَسُوؤها … ما أنكرتْ ويَسُرُّها ما تَعْرِفُ
= ضعيف، لضعف زياد بن بيان في إسناده. وقد ساق العقيلي في ضعفاثه، وقال البخاري: في إسناده نظر، وقال ابن عدي في الكامل بعد أن أورد حديثه هذا: "والبخاري إنما أنكر من حديثه هذا الحديث، وهو معروف به. وقال الذهبي في الميزان: لم يصح حديثه وانظر بلا بد تعليقي على هذا الحديث في سنن ابن ماجه بتحقيقي (بشار). (١) في (ق): "النهشلي"، وهو تصحيف، والمثبت من (ب، ح)، وترجمت في سير أعلام النبلاء (٨/ ٣٥٤)، ومصادر ترجمته، وهو نسبة إلى بيت لِهْيا، قريةٍ مشهورةٍ في غوطةِ دمشق. انظر معجم البلدان (١/ ٥٢٢). (٢) أخرجه الدارقطني في سننه (١/ ٣٠٣) في باب وجوب قراءة بسم اللَّه الرحمن الرحيم والجهر بها، والصيداوي في معجم الشيوخ ص (١٧٢، ١٧٣)؛ وذكره ابن حجر في تلخيص الحبير (١/ ٢٣٥).

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