Quant à Qays ibn al-Rabīʿ, selon certains.
Et Moḥammad ibn ʿAbd Allāh ibn ʿAlātha ibn ʿAlqama ibn Mālik (1), surnommé Abū al-Yasar al-ʿUqaylī, fut juge du côté oriental de Bagdad pour al-Mahdī, avec ʿĀfiyah ibn Yazīd. On appelait Ibn ʿUlātha « le juge des djinns », car il y avait un puits dont quiconque prenait quelque chose était frappé d’un mal. Il déclara alors : « Ô djinns, nous avons jugé que la nuit vous appartienne, et le jour à nous. » Ainsi, celui qui en puisait durant le jour n’était plus atteint d’aucun mal.
Ibn Maʿīn a dit à son propos : « Il était digne de confiance. » Al-Bukhārī ajouta : « Il y a un problème dans sa mémorisation. »
[Puis arriva l’an 169 (de l’Hégire)]
Au mois de Muḥarram de cette année, mourut al-Mahdī ibn al-Manṣūr dans un endroit appelé Māsabadhan (2), victime de la fièvre selon certains, empoisonné selon d’autres. Il a également été rapporté qu’un cheval l’aurait mordu, causant sa mort. Voici sa biographie : il s’agit de Moḥammad ibn ʿAbd Allāh ibn Moḥammad ibn ʿAlī ibn ʿAbd Allāh ibn al-ʿAbbās (3), surnommé Abū ʿAbd Allāh al-Mahdī, Commandeur des croyants. On l’a nommé « al-Mahdī » dans l’espoir qu’il soit celui promis par les hadiths, ce qu’il ne fut pas. Bien qu’il partage son nom avec le Mahdī attendu, leurs actes diffèrent : celui que l’on attend surviendra à la fin des temps, quand le monde sera corrompu, et il remplira la terre de justice comme elle aura été emplie d’injustice.
On a aussi dit que, durant son époque, ʿĪsā ibn Maryam (Jésus, fils de Marie) descendrait à Damas. Cette mention viendra plus loin dans les hadiths relatifs aux épreuves et aux batailles, ainsi que dans le chapitre consacré au Mahdī et à la descente de ʿĪsā ibn Maryam, si Dieu le veut, et c’est en Lui que nous plaçons notre confiance. Un hadith, rapporté par la voie de ʿUthmān ibn ʿAffān, indique que le Mahdī serait issu des Banū al-ʿAbbās ; il est également rapporté de façon attribuée à Ibn ʿAbbās et Kaʿb al-Aḥbār – mais sans authenticité. Et même si l’on en admettait la validité, cela n’oblige pas à l’identifier formellement à ce Mahdī. Par ailleurs, un autre hadith affirme que le Mahdī descend de Fāṭima (4), ce qui contredit le précédent. Dieu seul sait.