Shuʿayb ibn Abī Ḥamza. Quant à ʿĪsā ibn ʿAlī ibn ʿAbd Allāh ibn al-ʿAbbās, oncle d’as-Saffāḥ, c’est à lui que l’on attribue le palais dʾʿĪsā et le canal dʾʿĪsā à Bagdad. Yaḥyā ibn Maʿīn déclara : « Il avait une belle croyance et se tenait à l’écart de l’autorité. Il s’est éteint cette année à l’âge de soixante-dix-huit ans. »
Parmi les disparus de cette même échéance, on relève également Hammām ibn Yaḥyā, Yaḥyā ibn Ayyūb al-Miṣrī, ainsi que ʿUbayda bint Abī Kilāb, une adoratrice qui pleura, par crainte de Dieu, durant quarante années jusqu’à en perdre la vue. Elle répétait : « Je désire la mort, car je crains de commettre envers moi-même un péché qui causerait ma perte au Jour de la Résurrection. »
Puis débuta l’année 164 (de l’Hégire). Au cours de celle-ci, ʿAbd al-Kabīr ibn ʿAbd al-Ḥamīd ibn Zayd ibn al-Khaṭṭāb mena une campagne contre les territoires byzantins ; Mikhaʾīl, le patricien (al-baṭrīq), s’avança contre lui avec près de quatre-vingt-dix mille hommes, parmi lesquels se trouvait Ṭāzādh l’Arménien, lui aussi patricien. ʿAbd al-Kabīr renonça alors à l’affrontement, empêcha les musulmans de combattre et se retira. Al-Mahdī voulut le faire exécuter, mais on intercéda en sa faveur : il se contenta de l’emprisonner dans la prison du Muṭbiq.
Un mercredi, à la fin de Dhū al-Qaʿda, al-Mahdī fit bâtir à ʿĪsābādh (1) un palais en briques. Il résolut ensuite de partir en pèlerinage, mais fut frappé de fièvre et rebroussa chemin. Les voyageurs souffrirent alors terriblement de la soif pendant le retour, au point que certains faillirent périr. Furieux contre Yaqṭīn, responsable des constructions, al-Mahdī dépêcha depuis l’endroit où il avait rebroussé chemin al-Muhallab ibn Ṣāliḥ ibn Abī Jaʿfar pour mener les gens en pèlerinage. Ainsi celui-ci assura le ḥajj cette année-là.
Durant la même période, décédèrent également : Shaybān ibn ʿAbd al-Raḥmān an-Naḥwī, ʿAbd al-ʿAzīz ibn Abī Salama al-Mājishūn, ainsi que Mubārak ibn Faḍāla, proche de l’imam al-Ḥasan al-Baṣrī.