Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Il dit : « Nous avons porté notre attention sur la correction grammaticale (iʿrāb) dans notre discours, sans commettre de faute, mais nous avons commis des erreurs dans nos actes, sans jamais les corriger. »

Il dit encore : « Autrefois, si nous voyions un jeune homme s’exprimer pendant l’assemblée, nous perdions tout espoir de quelque bien de sa part. »

Il dit également : « Tenez-vous à l’écart des gens, mais ne manquez ni la prière du vendredi (ḍjoumʿa) ni la prière en congrégation (ḏjamāʿa). »

Al-Ḥāfiẓ Abū Bakr al-Khaṭīb raconte : « Le qāḍī Abū Muḥammad al-Ḥasan ibn al-Ḥusayn (1) ibn Muḥammad ibn Rāmīn (2) al-Istarābāḏī nous a informés, en disant : “ʿAbd Allāh ibn Muḥammad aš-Šīrāzī nous a transmis, lui-même rapporté par le qāḍī Aḥmad ibn Maḥmūd ibn Kharrzād al-Ahwāzī, qui a dit : ‘ʿAlī ibn Muḥammad al-Qaṣrī m’a rapporté : Aḥmad ibn Muḥammad al-Ḥalabī m’a raconté avoir entendu Sarī as-Saqaṭī déclarer : « J’ai entendu Bišr ibn al-Ḥārith al-Ḥāfī dire : ‘Ibrāhīm ibn Adham a raconté :

“Je me suis arrêté auprès d’un moine ; il est apparu au-dessus de moi, et je lui ai demandé de m’exhorter. Aussitôt, il se mit à réciter :

Prends tes distances d’avec les gens,
… afin qu’on te croie moine.
En vérité, l’époque qui m’a submergé
… m’a montré des choses étonnantes.
Retourne les gens comme tu le voudras,
… tu les trouveras tels des scorpions.”

Bišr dit : “J’ai dit à Ibrāhīm : ‘Voilà l’exhortation que le moine t’a adressée. À présent, exhorte-moi, toi.’” Alors il se mit à réciter :

Tiens-toi à l’écart des frères, ne recherche personne pour te tenir compagnie
… et ne prends aucun ami ni camarade.
Agis comme le Samiriyy parmi les fils d’Adam,
… et demeure solitaire autant que tu pourras, en restant à l’écart.
Car les frères, l’amour et l’amitié se sont corrompus,
… et tu ne verras plus que l’éprouvé (3) et le menteur.
Je dis : “Et si les gens n’allaient pas dire que je suis égaré (4)
… et rejeter mes états, je serais déjà devenu moine.””

Sarī ajouta : “J’ai dit à Bišr : ‘Ceci est l’exhortation d’Ibrāhīm pour toi ; exhorte-moi donc à ton tour.’” Il répondit : “Attache-toi à l’humilité et reste chez toi.” J’ai dit : “J’ai entendu dire qu’al-Ḥasan affirmait : ‘Si ce n’était pour la nuit et la rencontre des frères, je n’aurais guère d’intérêt à savoir à quel moment je mourrais.’” Alors Bišr commença à réciter…” »

----------------------------
(1) Ibrāhīm ibn Adham et plusieurs autres ascètes sont souvent cités dans les traditions de l’ascèse musulmane.
(2) Nom et nisba indiquant l’origine d’Istarābāḏ (Istarābād ou Astārābād).
(3) “Maḏūqan” : terme pouvant signifier “celui qui est éprouvé” ou “testé”.
(4) “Mudahdaha” : désigne l’égarement ou la folie, selon le contexte littéral et spirituel.

(1) Dans les "Uṣūl" et l'histoire d'Ibn ʿAsākir : « Abū Muḥammad al-Ḥasan ibn al-Ḥasan », attesté dans l'histoire de Bagdad (7/300) dans sa biographie, ainsi que dans de nombreux autres passages, et parmi les œuvres d'al-Khaṭīb al-Baghdādī, car c'est le maître d'Abū Bakr al-Khaṭīb. (2) Dans (Q) : « Zāmin » avec un zāy, attesté dans (Ḥ) et les sources mentionnées dans la note précédente. (3) Ainsi dans les « Uṣūl », et la forme correcte serait de dire « midhāqan » [médhâqan]. Il est dit dans Lisān al-ʿArab (midhq) : al-mumādhaqa dans l'amitié est le contraire de al-mukhālaṣa. Et madhq al-wuddu ne l'a pas purifié. Un homme madhdhāq est un menteur. Un homme madhīq, madhdhāq et mumādhiq désignent la netteté du goût, un homme mélancolique. Dans al-Ṣiḥāḥ, différent de « mukhliṣ », il y a al-midhāq. (4) « Dahdaha al-shay’ fatadahdaha » : le fait de le faire descendre d’un lieu élevé à un lieu bas en roulant. Et dahdahah signifie qu’il a retourné une partie sur une autre, il est donc mudaḥdah. Lisān al-ʿArab (dahdah).
وقال: أعرَبْنا في كلامِنا فلم نَلْحنْ، ولَحَنَّا في أعمالنا فلم نُعْرِبْ. وقال: كُنَّا إذا رأينا الشابَّ يتكلَّمُ في المجلس أيسْنا من خيرِه. وقال: جانبوا الناس، ولا تنقطعوا عن جُمعةٍ ولا جَماعة. وقال الحافظ أبو بكر الخطيب: أخبرنا القاضي أبو محمد الحسن بن الحسين (١) بن محمد بن رامين (٢) الإستراباذي، قال: أنبأ عبدُ اللَّه بن محمد الشيرازي، أنبأ القاضي أحمد بن محمود بن خَرَّزاد الأهوازي، حدّثني علي بن محمد القصري، حدّثني أحمد بن محمد الحلبي، سمعتُ سَريًا السَّقَطيَّ يقول: سمعتُ بشرَ بن الحارث الحافي يقول: قال إبراهيمُ بن أدهم: وقفتُ على راهبٍ، فأشرف عليُّ فقلت له: عِظْني. فأنشأ يقول: خُذْ عن الناس جانبا … كي يظنُّوك راهبا إنَّ دَهْرًا أظلَّني … قد أراني العجائبا قَلِّبِ الناس كيف شِئْـ … ـتَ تَجِدْهُمُ عَقَارِبا قال بشر: فقلت لإبراهيم: هذه موعظة الراهب لك، فعِظْنِي أنت. فأنشأ يقول: تَوَحَّشْ من الإخوانِ لا تَبْغِ مُؤنسًا … ولا تتخِذْ خِلًّا ولا تَبْغِ صاحبا وكُنْ سامِرِيَّ الفعلِ من نسلِ آدمٍ … وكُنْ أوحَدِيًّا ما قَدَرْتَ مُجانِبا فقد فسد الإخوانُ والحُبُّ والإخَا … فلستَ ترى إلَّا مَذُوقًا (٣) وكاذِبا فقلتُ ولولا أنْ يُقالَ مُدَهْدَة (٤) … وتُنْكر حالاتي لقد صِرْتُ راهبا قال سَرِيّ: فقلتُ لِبشر: هذه موعظةُ إبراهيمَ لك، فعِظْني أنت. فقال: عليك بالخُمول، ولُزومِ بيتِك. فقلت: بلَغَني عن الحسن أنه قال: لولا الليلُ وملاقاةُ الإخوان ما بالَيْتُ متى مِتّ. فأنشأ بشرٌ يقول:
(١) في الأصول وتاريخ ابن عساكر: "أبو محمد الحسن بن الحسن"، والمثبت من تاريخ بغداد (٧/ ٣٠٠) في ترجمته، ومواضع كثيرة منه، ومن مؤلفات الخطيب البغدادي، إذ هو شيخ أبي بكر الخطيب. (٢) في (ق): "زامين" بالزاي، والمثبت من (ح) والمصادر المذكورة في الحاشية السابقة. (٣) كذا في الأصول، والوجه أن يقول: "مِذَاقًا"، جاء في لسان العرب (مذق): الْمُمَاذقةُ في الوُدّ: ضدُّ المُخالصَة. ومَذَق الوُدَّ لم يُخلِصْهُ. ورجل مَذَّاق: كذُوب. ورجلٌ مَذِق، ومَذَّاق ومُماذِق: بَيِّنُ الْمِذَاق. مَلُول. وفي الصحاحِ غيرُ مُخْلص، وهو الْمِذاق. (٤) "دَهْدَهَ الشيءَ فَتَدَهْدهَ": حَدَرهُ من عُلوٍ إلى سُفْل تَدَحْرُجًا. ودَهْدَهَهُ: قَلَبَ بعضَهُ على بعض، فهو مُدَهْدَه. لسان العرب (دهده).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies