al-Mansur, et c’est lui qui accomplit la prière funéraire pour lui.
Et l’on a également rapporté qu’‘Isa ibn Musa, l’héritier désigné après al-Mahdî, aurait dirigé la prière funéraire pour al-Mansur. Cependant, la version correcte est la première, car il était gouverneur de La Mecque et de Taïf ; quant à la direction de Médine, elle revint à ‘Abd as-Samad ibn ‘Alî, celle de Koufa à ‘Umar ibn Zuhayr ad-Dabbî, frère de al-Musayyab ibn Zuhayr, chef de la police du calife. Pour le Khorasan, le gouverneur était Humayd ibn Qahtaba ; pour l’administration fiscale (kharâj) de Bassora et de ses terres, ‘Amâra ibn Hamza ; pour la prière communautaire et la magistrature, ‘Abd Allâh ibn al-Hasan al-‘Anbarî ; et pour les affaires intérieures (ahdâth), Sa‘îd ibn Da‘lj.
Al-Wâqidî (1) rapporta : « Cette année-là, un mal contagieux frappa durement la population, causant la mort d’une multitude de gens, innombrables même. » Parmi les disparus figuraient : Aflah ibn Humayd, Haywa ibn Shurayh, Mu‘âwiya ibn Sâlih à La Mecque, et Zufar ibn al-Hudhayl (2) ibn Qays ibn Sulaym ibn Mukmil ibn Dhuhl ibn Dhu’ayb ibn Jadhîma ibn ‘Amr ibn Hanjur ibn Jundub ibn al-‘Anbar ibn ‘Amr ibn Tamîm ibn Murr ibn Udd ibn Tâbikha ibn Ilyâs ibn Mudhar ibn Nizâr ibn Ma‘add ibn ‘Adnân (3), le Tamîmî al-‘Anbarî originaire de Koufa, jurisconsulte hanafite. Il fut le plus ancien des compagnons d’Abû Hanîfa à décéder, et le plus enclin à recourir à l’analogie jurisprudentielle (qiyâs). C’était un homme pieux, qui se consacra d’abord à l’étude du hadith, avant de se tourner majoritairement vers le fiqh et l’analogie. Né en l’an 116 de l’Hégire, il mourut en 158, à l’âge de quarante-deux ans — qu’Allah lui fasse miséricorde ainsi qu’à nous.
[Puis débuta l’an 159]
Cette année commença alors que le calife des musulmans était Abû ‘Abd Allâh Muhammad ibn al-Mansur al-Mahdî. Au début de l’année, il envoya al-‘Abbâs ibn Muhammad à la tête d’une importante armée vers les territoires byzantins et sortit en personne pour les accompagner un moment. Ils y parvinrent, prirent une grande cité byzantine, remportèrent de riches butins, puis revinrent sains et saufs sans déplorer aucune perte.
La même année, Humayd ibn Qahtaba, gouverneur du Khorasan, décéda. Al-Mahdî nomma alors Abû ‘Awn ‘Abd al-Malik ibn Yazîd pour le remplacer, confia Sijistân à Hamza ibn Mâlik, et confia Samarcande à Jibrîl ibn Yahyâ.