Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Il a réuni les confins de son royaume, puis il s’est retrouvé derrière les plus éloignés d’entre eux et devant le plus proche.
Hachémite plein d’ardeur, il ne fait pas porter le fardeau sur la croupe d’une monture égarée et rebelle.
Il est doté d’une patience telle que le craintif en oublie sa peur, et d’une détermination qui fléchit tout courage.
Les âmes se sont sacrifiées par crainte devant lui, mais les esprits demeurent dans les corps.

(1) Il fut enterré près de la porte Al-Ma‘lâ à La Mecque, et l’emplacement exact de sa tombe demeure inconnu, car il la dissimula : Ar-Rabî‘, le chambellan, creusa cent tombes et l’inhuma dans l’une d’entre elles afin qu’on ne pût l’identifier.

Mention des enfants d’al-Mansur :

Muhammad al-Mahdî, qui était son héritier désigné, et Ja‘far l’Aîné, décédé de son vivant. Leur mère s’appelait Arwâ bint Mansur. Puis, ‘Isâ, Ya‘qûb et Sulaymân, dont la mère était Fâtima bint Muhammad, issue de la lignée de Talha ibn ‘Ubayd Allâh. Puis, Ja‘far le Jeune, né d’une concubine d’origine kurde, et Sâlih “al-Miskîn”, né d’une concubine d’origine byzantine, qu’on appelait également « Qalâ al-Farâsha ». Quant à al-Qâsim, il naquit d’une autre concubine, tandis que al-‘Âliya naquit d’une femme issue des Banû Umayya.

Mention du califat d’al-Mahdî ibn al-Mansur :

Lorsque son père mourut, au six ou septième jour de Dhu-l-Hijja de l’an 158 de l’Hégire, on prêta immédiatement serment d’allégeance à al-Mahdî. Les grands notables des Banû Hâchim et les chefs militaires qui accompagnaient al-Mansur pour le pèlerinage acceptèrent de lui prêter serment avant même d’ensevelir le défunt. Ar-Rabî‘, le chambellan, expédia alors un courrier portant l’allégeance, le costume califal et le bâton de commandement (2) à al-Mahdî, qui se trouvait alors à Bagdad. Le courrier arriva le mardi, au milieu de Dhu-l-Hijja, et salua al-Mahdî en tant que calife, lui remettant les écrits faisant état du serment d’allégeance. Les habitants de Bagdad lui prêtèrent eux aussi serment, et son investiture fut proclamée dans tous les territoires.

Ibn Jarîr (3) rapporte que, la veille de sa mort, al-Mansur, bien que très affaibli, s’adossa et convoqua les émirs pour réaffirmer le serment d’allégeance en faveur de son fils al-Mahdî. Ceux-ci s’empressèrent de renouveler leur engagement et rivalisèrent de zèle pour l’accomplir.

Cette même année, le pèlerinage fut dirigé par Ibrâhîm ibn Yahyâ ibn Muhammad ibn ‘Alî ibn ‘Abd Allâh ibn ‘Abbâs, conformément au testament de son oncle.

(1) Les vers et le récit sont dans l’Histoire de Ṭabarī (tome 4, p. 540). (2) Dans (Q) : « ... par le serment d’allégeance avec al-Birr au Mahdī », confirmé par (B, H). Le récit dans l’Histoire de Ṭabarī (tome 4, pp. 545-547) est détaillé, et y figure : « Et il envoya après avec le bâton du Prophète ﷺ et son manteau que les califes transmettent avec al-Ḥasan al-Sharūrī ; et Abū al-ʿAbbās al-Ṭūsī fut envoyé avec l’anneau du califat et une lampe, puis ils sortirent de La Mecque, et ʿAbd Allāh ibn al-Musayyib ibn Zuhayr porta l’épée devant Ṣāliḥ ibn al-Manṣūr comme il avait l’habitude de la porter devant lui durant la vie de al-Manṣūr. » (3) Dans son Histoire, Histoire de Ṭabarī (tome 4, p. 546).
ضمَّ أطرافَ مُلْكِهِ ثم أضْحَى … خَلْفَ أقْصَاهُمُ ودون الدَّاني هاشميُّ التَّشْميرِ لا يَحْملُ الثَّقْـ … ـلَ على غاربِ الشَّرُودِ الهدَانِ ذو أناةٍ يَنْسى لها الخائفُ الخَوْ … فَ وعَزْمٍ يَلْوي بكُلِّ جَنانِ ذهبَتْ دونه النفوسُ حِذَارًا … غيرَ أنَّ الأرواحَ في الأبدان (١) وقد دُفن عند باب الْمَعْلاةِ بمكة، ولا يُعْرَفُ قَبْرُه، لأنه أعمى قبرَه، فإنَّ الرَّبيعَ الحاجِبَ حَفرَ مئةَ قبرٍ ودفنه في غيرِها لئلا يُعرف. ذكرُ أولادِ المنصور محمد الْمَهْدي، وهو وليُّ عَهْدِه، وجعفر الأكبر، مات في حياته، وأمُّهما أرْوَى بنتُ منصور، وعيسى، ويعقوب، وسليمان، وأمُّهم فاطمةُ بنتُ محمد، من ولَدِ طَلْحَة بنِ عُبيدِ اللَّه. وجعفر الأصغر من أُمِّ ولدٍ كُرْدِيَّة. وصالحٌ المسكين من أُمِّ ولَدٍ رُوميَّة، ويُقال لها: قالى الفراشة. والقاسم من أُمِّ ولَدٍ [أيضًا، والعَاليةُ] من امرأةٍ من بني أُميَّة. ذكرُ خِلافةِ المَهْديِّ بنِ المنصور لمَّا ماتَ أبوه لِسِتٍّ أو لِسَبْعٍ مَضَيْنَ من ذي الحجَّة من سنةِ ثمانٍ وخمسين ومئة؛ أُخذتِ البيعةُ للمَهْدي من رؤوسِ بني هاشم، والقُوَّاد الذين هُمْ مع المنصور في الحجِّ قبلَ دَفْنِه؛ وبعَثَ الربيعُ الحاجبَ بالبَيْعَةِ وبالبُرُدِ والقَضيب (٢) إلى الْمَهْدي وهو ببغداد؛ فدخل عليه البريدُ بذلك يومَ الثلاثاء النصف من ذي الحجَّة، فسلّم عليه بالخلافة، وأعطاه الكُتبَ بالبيعة، وبايَعَهُ أهلُ بغداد. ونفَذَتْ بيعتُهُ إلى سائرِ الآفاق. وذكر ابنُ جرير (٣) أنَّ المنصور قبلَ موتِهِ بيوم تَحَامَلَ وتَسَاند، واستدعَى بالأمراء، فجدَّدَ البيعةَ لابنِهِ المهدي، فتسارعوا إلى ذلك، وتبادروا إليه. وحجَّ بالناس في هذه السنةِ إبراهيمُ بنُ يَحْيى بنِ محمد بنِ علي بن عبدِ اللَّه بنِ عباس؛ عن وصيَّةِ عمِّهِ
(١) الأبيات والخبر في تاريخ الطبري (٤/ ٥٤٠). (٢) في (ق):. . . بالبيعة مع البرد إلى المهدي، والمثبت من (ب، ح). ورواية الطبري تاريخه (٤/ ٥٤٥ - ٥٤٧) مطولة، وفيها: "وبعثا بعد بقضيب النبي ﷺ وبردته التي يتوارثها الخلفاء مع الحسن الشروري؛ وبعث أبو العباس الطوسي بخاتم الخلافة مع منارة، ثم خرجوا من مكة، وسار عبد اللَّه بن المسيب بن زهير بالحربة بين يدي صالح بن المنصور على ما كان يسير بها بين يديه في حياة المنصور". (٣) في تاريخه تاريخ الطبري (٤/ ٥٤٦).

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