«Le Diable dans la maison du Messager de Dieu (ﷺ) ?» Il répondit alors : «Laisse-les, ô Abou Bakr, car chaque peuple possède sa fête, et celle-ci est la nôtre» (1). Ainsi, il est établi qu’il convient d’agir de la sorte lors des mariages ou pour fêter le retour d’absents, comme cela est clairement mentionné ailleurs. Dieu est plus savant.
On rapporte que lorsqu’ils eurent traversé la mer pour se diriger vers la contrée du Cham, ils passèrent trois jours sans trouver d’eau. Certains d’entre eux se plaignirent de cette situation. Ils trouvèrent alors une eau extrêmement salée et amère (2), qu’ils ne purent boire. Dieu ordonna à Moïse de prendre un morceau de bois et de le jeter dans cette eau, qui devint douce, de sorte qu’ils puissent la boire. C’est en ce lieu que le Seigneur lui enseigna des préceptes et des rites et lui adressa de nombreuses recommandations.
Dieu – Exalté soit-Il – déclare en effet dans Son Livre majestueux, qui prévaut sur tout autre : «Et Nous avons fait traverser la mer aux Enfants d’Israël. Ils passèrent alors près d’un peuple tout occupé à ses idoles et dirent : “Ô Moïse, désigne-nous une divinité, comme ils ont des divinités.” Il dit : “Vous êtes assurément des gens ignorants. Ceux-là, ce qu’ils font est voué à la destruction, et ce qu’ils pratiquent est vain.”» [Al-Aʿrāf : 138-139].
Ils dirent : «Voilà bien l’ignorance et l’égarement, alors qu’ils avaient déjà vu de leurs propres yeux des signes de Dieu et de Sa toute-puissance, prouvant la mission du Messager envoyé par le Détenteur de la Majesté et de la Générosité. Lorsqu’ils passèrent près d’un peuple qui adorait des idoles – on dit que ces idoles étaient sous forme de bovins –, ils leur demandèrent la raison de cette adoration, et ceux-ci prétendirent qu’elles leur étaient bénéfiques et qu’elles les secouraient. Ils affirmaient également qu’ils y recherchaient leur subsistance dans les situations difficiles (3). Quelques ignorants parmi les leurs y crurent donc, et ils demandèrent à leur noble Prophète, éminent et généreux, de leur instituer des dieux, comme ces gens-là en avaient. Moïse leur montra alors qu’ils étaient dépourvus de raison et d’orientation, et déclara : “Ce qu’ils font est anéanti et ce qu’ils pratiquent est vain.”»
Ensuite, il leur rappela la grâce divine dont ils avaient bénéficié lorsque Dieu les préféra aux autres peuples de leur époque par la science, la Loi et le Prophète qui vivait parmi eux. Il leur mentionna les bienfaits qu’Il leur avait accordés et l’honneur qu’Il leur avait conféré, en les sauvant de la main de Pharaon, ce tyran orgueilleux, en le faisant périr sous leurs yeux, et en leur léguant ce que Pharaon et ses dignitaires avaient amassé comme biens et prospérité, «et ce qu’ils élevaient». Dieu leur montra aussi que l’adoration ne revenait de droit qu’à Lui, sans associé, puisque Lui seul est le Créateur, le Pourvoyeur, le Contraignant. Tous les Enfants d’Israël n’étaient pas responsables de cette requête : dans le verset disant «Et Nous fîmes traverser la mer aux Enfants d’Israël, et ils passèrent près d’un peuple attaché à ses idoles, et ils dirent : “Ô Moïse, institue pour nous une divinité, comme ils ont des divinités”», il s’agit de certains d’entre eux seulement, comme dans ces paroles divines (4) : «Nous les rassemblerons alors sans en omettre aucun, et ils seront présentés devant ton Seigneur en rangées : “Vous voilà venus à Nous comme Nous vous avons créés la première fois ! Vous prétendiez plutôt que Nous ne vous avions pas fixé de rendez-vous.”» [Al-Kahf : 47-48]. Ce sont donc certains et non tous qui tinrent ces propos. L’Imam Ahmad a dit (5) : «Haddathanâ…»