Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Et l’on rapporta par un autre : celui qui referma sur lui la porte du hammam était son propriétaire. Il ferma la porte puis s’absenta pour une affaire. Lorsqu’il revint et ouvrit le hammam, il le trouva mort, la main droite sous la joue, tourné vers la qibla.

J’ai dit : Il n’y a pas de divergence quant au fait qu’il mourut à Beyrouth comme murabit, mais on diffère sur l’année de sa mort. Ya‘qûb ibn Sufyân rapporte de Salama, qui dit : « Aḥmad a dit : ‘J’ai vu al-Awzâ‘î et il est décédé en l’an 150.’ » Al-‘Abbâs ibn al-Walîd al-Bayrûtî dit : « Il est mort un dimanche, au début de la journée, deux nuits avant la fin de Ṣafar de l’an 157. C’est l’avis de la majorité, et c’est le correct. C’est également l’opinion d’Abû Mus-hir, Hishâm ibn ‘Ammâr, al-Walîd ibn Muslim (suivant ses narrations les plus fiables), Yaḥyâ ibn Ma‘în, Duḥaym, Khalîfa ibn Khayyâṭ, Abû ‘Ubayd, Sa‘îd ibn ‘Abd al-‘Azîz et bien d’autres. » Al-‘Abbâs ibn al-Walîd ajouta : « Il n’atteignit pas soixante-dix ans. » D’autres affirmèrent qu’il les dépassa. Mais la juste opinion est qu’il vécut soixante-sept ans, car il serait né en l’an 88, selon la version la plus sûre. Et l’on a dit qu’il était né en 73, mais c’est une opinion faible.

Quelqu’un le vit en songe et lui dit : « Montre-moi une œuvre qui me rapproche de Dieu. » Il répondit : « Je n’ai vu aucun degré au Paradis plus élevé que celui des savants qui mettent en pratique leur savoir, puis de ceux qui sont affligés (de tristesse pieuse). »

[Ensuite arriva l’an 158] Cette année-là fut achevée la construction du palais d’al-Manṣūr, appelé al-Khuld. Il y séjourna quelques jours, puis mourut et l’abandonna. Cette même année, le tyran des Romains mourut. Également, al-Manṣūr dépêcha son fils al-Mahdî à ar-Raqqah et lui ordonna de destituer Mûsâ ibn Ka‘b de la fonction de gouverneur de Mossoul pour y nommer Khâlid ibn Barmak. Cela survint après une anecdote surprenante impliquant Yaḥyâ ibn Khâlid : en effet, al-Manṣūr s’était mis en colère contre Khâlid ibn Barmak et l’avait contraint à porter une charge de « trois mille milliers » (trois millions), ce qui l’accabla. Il ne lui restait plus ni argent ni ressource, et il était incapable de fournir la plus grande partie de ce qu’on exigeait de lui. Al-Manṣūr lui accorda un délai de trois jours pour rassembler la somme, sinon il serait passible de peine de mort. Khâlid envoya alors son fils Yaḥyâ solliciter des prêts auprès de ses compagnons parmi les émirs. Certains lui donnèrent cent mille, d’autres plus ou moins.

Yaḥyâ ibn Khâlid raconta : « Un jour, au cours de ces trois journées, je me trouvais sur le pont de Bagdad, préoccupé de réunir ce qui nous était demandé et qui nous dépassait largement. Soudain, un homme parmi ceux que l’on appelle “ṭuruqiyyah” – ces devins qui stationnent près du pont – s’approcha de moi et me dit : “Réjouis-toi !” Mais je n’y prêtai pas attention. Il avança alors, saisit la bride de mon cheval et me dit : “Tu es soucieux ; Dieu te délivrera de ton tourment. Demain tu passeras en ce lieu, l’étendard devant toi. Si mes dires s’avèrent exacts, tu me dois cinq mille.” Je répondis : “Oui, et même s’il en avait exigé cinquante mille, j’aurais accepté, tant cela me paraissait impossible.” Je partis alors poursuivre mes affaires, sachant qu’il nous restait encore trois cent mille à réunir. À ce moment arriva la nouvelle informant al-Manṣūr que Mossoul s’était soulevée et que les Kurdes y pullulaient. Al-Manṣūr consulta ses émirs pour savoir qui serait qualifié pour Mossoul. Certains désignèrent Khâlid ibn Barmak. Al-Manṣūr leur dit : “Est-il vraiment adapté à cela après ce que nous lui avons fait ?” Ils répondirent : “Oui, et j’en suis garant.” Il ordonna donc qu’on le fasse venir.”

وقال غيره: كان الذي أغلَقَ عليه بابَ الحمّام صاحبُ الحمَّام، أغلقَهُ وذهبَ لحاجةٍ له، ثم جاء ففتح الحمَّام فوجدَهُ ميتًا قد وضع يدَهُ اليُمنَى تحت خدِّه وهو مستقبِل القبلة. (رحمه الله) . قلتُ: لا خلافَ أنه ماتَ ببيروتَ مُرَابطًا، واختلفوا في سنةِ وفاتِه، فروى يعقوبُ بن سفيان عن سلمة، قال: قال أحمد: رأيتُ الأوزاعيَّ وتوفي سنةَ خمسين ومئة. قال العباس بن الوليد البيروتي: تُوفي يومَ الأحد أولَ النهار لليلتين بقيتا من صفر سنة سبع وخمسين ومئة، وهو الذي عليه الجمهور، وهو الصحيح، وهو قولُ أبي مُسهر، وهشام بن عمار، والوليد بن مسلم -في أصحِّ الرواياتِ عنه- ويحيى بن معين، ودُحَيم، وخليفة بن خياط، وأبي عُبيد، وسعيد بن عبد العزيز، وغير واحد. قال العباس بن الوليد: ولم يبلغ سبعين سنة. وقال غيره: جاوز السبعين. والصحيح سبع وستون سنة، لأنَّ ميلادَهُ في سنةِ ثمانٍ وثمانين على الصحيح. وقيل: إنه ولد سنة ثلاثٍ وسبعين. وهذا ضعيف. وقد رآه بعضُهم في المنام فقال له: دُلَّني على عملٍ يُقربُني إلى اللَّه. فقال: ما رأيتُ في الجنةِ درجةً أعلى من درجةِ العلماء العاملين ثم المحزونين. [ثم دخلت سنة ثمان وخمسين ومئة] فيها تكامل بناء قصرِ المنصور المسمَّى بالخُلْد، وسكنَهُ أيامًا يسيرَة ثم مات وتركَه. وفيها مات طاغيةُ الروم. وفيها وجَّه المنصور ابنَهُ المهديَّ إلى الرقة، وأمرَهُ بعَزْل موسى بن كعب عن الموصل، وأن يُولِّيَ عليها خالد بن بَرْمَك، وكان ذلك بعد نُكْتَةٍ غريبةٍ اتفقتْ ليحيى بن خالد، وذلك أنَّ المنصور كان قد غَضِبَ على خالد بن بَرْمَك، وألزَمَهُ بِحَمْل ثلاثةِ آلاف ألف، فضاق ذَرْعًا بذلك، ولم يبقَ له مالٌ ولا حال، وعجَزَ عن أكثرِ ما طلَبَهُ منه، وقد أجَّلَهُ ثلاثةَ أيام، وأن يحمل ذلك في هذه الثلاثة أيام وإلَّا فدَمُهُ هَدَر. فجعل يُرسِلُ ابنَهُ يحيى إلى أصحابِه من الأمراء يستقرضُ منهم، فكان منهم مَنْ أعطاهُ مئةَ ألف، ومنهم أقلَّ وأكثر. قال يحيى بن خالد: فبينا أنا ذاتَ يومٍ من تلك الأيامِ الثلاثة على جسرِ بغداد وأنا مَهْمُومٌ في تحصيل ما طُلب منَّا مِمَّا لا طاقةَ لنا به إذْ وثَبَ إليَّ زاجرٌ من أولئك الذين يكونون عند الجسر، من الطُّرُقِيَّة، فقال لي: أبشِرْ. فلم ألتفِتْ إليه، فتقدم حتى أخذ بلِجامِ فرسي ثم قال لي: أنت مَهْموم، لَيُفَرِّجَنَّ اللَّه هَمَّك، ولَتَمُرَّنَ غدًا في هذا الموضع واللواءُ بين يديك، فإنْ كان ما قلتُ لكَ حقًّا فلي عليك خمسةُ آلاف. فقلت: نعم، ولو قال خمسون ألفًا لقلتُ نعم، لِبُعْدِ ذلك عندي، وذهبت لشأني، وقد بقي علينا من الحمل ثلاثُ مئةِ ألف، فوَرَدَ الخَبَرُ إلى المنصور بانتقاضِ المَوصِل، وانتشارِ الأكرادِ فيها، فاستشار المنصورُ الأمراءَ مَنْ يصلحُ للمَوْصل؟ فأشار بعضُهم بخالد بن بَرْمَك، فقال له المنصور: أوَ يَصْلُحُ لذلك بعد ما فعَلْنا به؟ فقال: نعم، وأنا الضَّامِنُ أنه يصلُحُ لها. فأمر بإحضارِه،

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