Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Ibn ʿAsākir rapporta (1) qu’un jour, Ashʿab chanta devant Sālim ibn ʿAbd Allāh ibn ʿUmar des vers attribués à un certain poète :

« Mughayriyya, telle la pleine lune, la clarté de son visage est exemplaire.
Ses vêtements sont purs, et sa pratique religieuse est considérable.
Sa filiation est noble, son honneur raffiné,
Elle se détourne de tout ce qui est répréhensible ;
Elle compte parmi ces femmes timides et immaculées,
Qui n’ont jamais été soupçonnées de quoi que ce soit,
Et elle n’a jamais été détournée de la crainte de Dieu par un poète. »

Sālim lui dit : « Tu as bien fait ; ajoute encore. » Ashʿab poursuivit alors :

« Elle nous visita par une nuit si obscure
Qu’on eût dit l’aile d’un corbeau débarrassée de sa rosée.
Je me dis : “Serait-ce un parfumeur établi chez nous ?
Ou Laylā n’a-t-elle apporté que le parfum de sa propre senteur ?” »

Sālim lui répondit : « Tu as bien fait ! Sans la crainte des bavardages, je t’aurais comblé de présents. Tu tiens une place élevée en cette affaire ! »

Cette même année, moururent : Jaʿfar ibn Burqān, al-Ḥakam ibn Abān, ʿAbd al-Raḥmān ibn Zayd ibn Jābir, Qurra ibn Khālid, ainsi qu’Abū ʿAmr ibn al-ʿAlāʾ (3), l’un des grands imams de la récitation du Coran. Son nom même était sa kunya. Certains avancent qu’il se serait nommé Zabbān, mais la bonne opinion est la première. Il s’agit de Abū ʿAmr ibn al-ʿAlāʾ ibn ʿAmmār ibn al-ʿUryān ibn ʿAbd Allāh ibn al-Ḥuṣayn al-Tamīmī al-Māzinī al-Baṣrī. D’autres versions circulent quant à son ascendance. Il était le savant le plus éminent de son époque en fiqh, en grammaire et en science des lectures coraniques. Il comptait parmi les grands oulémas qui mettaient leur savoir en pratique.

On raconte qu’il avait amassé, par écrit, l’équivalent d’une maison entière de paroles arabes, puis qu’il se retira du monde et les brûla toutes. Par la suite, il revint à son premier intérêt, et il ne lui resta plus que ce qu’il avait retenu par cœur des propos des Arabes. Il avait rencontré un grand nombre de bédouins encore issus de la Jāhiliyyah. Il fut prééminent au temps de al-Ḥasan al-Baṣrī et après lui. Parmi ses choix en arabe, on rapporte son explication de la notion de “al-ghurratu fi al-janīn” selon laquelle celle-ci n’est acceptée que

(1) Dans son Histoire, Histoire de la ville de Damas (9/157). (2) Le premier vers dans (ṭ) : « Nous sommes partis avec elle tandis que la pleine lune ressemblait à son visage », confirmé dans (b, ḥ) et dans l’Histoire d’Ibn ʿAsākir. (3) Sa biographie se trouve dans : Les Kunyas et Noms de Muslim (1/564), Al-Muqtaṇā dans la liste des Kunyas (1/430), Les Kunyas de al-Bukhārī, p. 55, Les Savants célèbres des régions, p. 153, Al-Thiqāt (6/345), Al-Fihrist, p. 42, Al-Muntaẓam d'Ibn al-Jawzī (8/182), Tahdhib al-Kamāl (34/120), Al-Bulugh, p. 101, Maʿrifat al-Qurrāʾ al-Kibār (1/100), Naissance et décès des savants (1/359), Wafayāt al-Aʿyān (3/466), Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (6/407), Mīzān al-Iʿtidāl (7/405), Al-Wafayāt d'al-Qusanṭī, p. 131, Lisān al-Mīzān (7/476), Tahdhib al-Tahdhib (97/112), Taqrīb al-Tahdhib, p. 660, Shadhārāt adh-Dhahab (1/237), Abjad al-ʿUlūm (3/38).
وروى ابنُ عساكر (١) أنَّ أشعبَ غَنَّى يومًا لسالم بنِ عبدِ اللّه بنِ عمر قولَ بعضِ الشعراء: مُغِيريَّةٌ كالبدرِ سُنَّةُ وجهِها … مطهَّرةُ الأثوابِ والدِّينُ وافرُ (٢) لها حسبٌ زاكٍ وعِرْضٌ مُهذَّبٌ … وعن كُلِّ مَكْرُوهٍ من الأمرِ زاجرُ من الخَفِراتِ البيضِ لم تلقَ ريبَةً … ولم يستَمِلْها عن تُقَى اللّهِ شاعرُ فقال له سالم: أحسنتَ فزِدْنا. فغنَّاه: ألمَّتْ بنا والليلُ داجٍ كأنَّهُ … جناحُ غرابٍ عنه قد نفَضَ القَطْرا فقلتُ أعطَّارٌ ثَوَى في رِحالِنا … وما حَمَلَتْ ليلى سوى رِيحِها عِطْرا فقال له: أحسنتَ! ولولا أنْ يتحدَّثَ الناسُ لأجزَلْتُ لك الجائزة، وإنَّكَ من الأمرِ لَبِمَكان!. وفيها تُوفي: جعفرُ بن بُرقان. والحكم بن أبان. وعبد الرحمن بن زيد بن جابر. وقُرَّة بن خالد. وأبو عمرو بن العلاء (٣) : أحدُ أئمَّةِ القُرَّاء، واسمُه كنيتُه؛ وقيل: اسمه زَبَّان؛ والصحيح الأول. وهو أبو عمرو بنُ العلاءِ بن عمار بنِ العُرْيان بنِ عبدِ الله بن الحُصين التميميُّ المازنيُّ البصري. وقيلَ غيرُ ذلك في نسبه. كان علَّامةَ زمانِه في الفقهِ والنَّحْوِ وعِلْمِ القراءات؛ وكان من كبارِ العلماء العاملين؛ يقال: إنه كتب مِلْءَ بيتٍ من كلامِ العرب، ثم تزَهَّدَ فأحرقَ ذلك كلَّه؛ ثم راجَعَ الأمرَ الأول، فلم يكنْ عندَهُ إلَّا ما كان يحفظُه من كلامِ العرب. وكان قد لَقيَ خلقًا كثيرًا من أعرابِ الجاهليَّة. كان مقدَّمًا أيامَ الحسن البصري، ومن بعدِه. ومن اختياراته في العربية قولُهُ في تفسيرِهِ الغُرَّةَ في الجَنين أنَّها لا يقبلُ إِلَّا
(١) في تاريخه تاريخ مدينة دمشق (٩/ ١٥٧). (٢) الشطر الأول في (ط): "مضين بها والبدر يشبه وجهها"، والمثبت من (ب، ح) وتاريخ ابن عساكر. (٣) ترجمته في الكنى والأسماء لمسلم (١/ ٥٦٤)، المقتنى في سرد الكنى (١/ ٤٣٠)، الكنى للبخاري ص (٥٥)، مشاهير علماء الأمصار ص (١٥٣)، الثقات (٦/ ٣٤٥)، الفهرست ص (٤٢)، المنتظم لابن الجوزي (٨/ ١٨٢)، تهذيب الكمال (٣٤/ ١٢٠)، البلغة ص (١٠١)، معرفة القراء الكبار (١/ ١٠٠)، مولد العلماء ووفياتهم (١/ ٣٥٩)، وفيات الأعيان (٣/ ٤٦٦)، سير أعلام النبلاء (٦/ ٤٠٧)، ميزان الاعتدال (٧/ ٤٠٥)، الوفيات للقسنطي ص (١٣١)، لسان الميزان (٧/ ٤٧٦)، تهذيب التهذيب (٩٧/ ١١٢)، تقريب التهذيب ص (٦٦٠)، شذرات الذهب (١/ ٢٣٧)، أبجد العلوم (٣/ ٣٨).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies