Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Puis survint l’année cent cinquante-et-un de l’Hégire. Cette année-là, al-Mansur démit ‘Umar ibn Hafs de sa fonction au Sind et y nomma Hisham ibn ‘Amr al-Taghlibi. La raison de cette révocation tenait au fait que lorsque Muhammad ibn ‘Abd Allah ibn Hassan se manifesta, il envoya son fils ‘Abd Allah, surnommé “al-Ashtar”, accompagné de quelques hommes, avec des présents et des chevaux racés, à ‘Umar ibn Hafs, gouverneur du Sind. Celui-ci accepta ces présents, puis ils l’invitèrent secrètement à adhérer à la cause du père, Muhammad ibn ‘Abd Allah ibn Hassan. Il leur donna son accord et obtint en secret l’allégeance d’autant d’émirs qu’il put, qui à leur tour acceptèrent et se vêtirent de blanc. Cependant, lorsque parvint la nouvelle de la mise à mort de Muhammad ibn ‘Abd Allah à Médine, ‘Umar ibn Hafs et ses partisans furent consternés et cherchèrent à s’excuser auprès de ‘Abd Allah ibn Muhammad.

‘Abd Allah lui adressa alors ces paroles : « Je crains pour ma vie. » ‘Umar ibn Hafs répondit : « Je vais t’envoyer chez un roi polythéiste voisin de notre territoire, lequel voue l’un des plus grands respects au Messager de Dieu (ﷺ). Dès qu’il saura que tu descends de lui, il t’aimera. » ‘Abd Allah accepta la proposition et se rendit auprès de ce roi, chez qui il vécut en sécurité. Il se mit alors à circuler en cortège avec les zaydites, partant chasser à la tête d’une troupe nombreuse, et nombre de gens le rejoignirent, y compris divers groupes de zaydites.

Quant à al-Mansur, il écrivit pour faire des reproches à ‘Umar ibn Hafs, son gouverneur du Sind. Un des émirs déclara : « Envoie-moi donc à lui, et confie-moi cette affaire ; je tenterai de m’expliquer auprès de lui. Si je m’en sors, tant mieux, sinon je serai le prix de ta sauvegarde et de celle des émirs qui sont avec toi. » Al-Mansur l’agréa en tant qu’émissaire, mais quand ce dernier se présenta devant lui, le calife ordonna qu’on lui tranchât la tête. Il écrivit ensuite à Ibn Hafs pour l’informer de sa destitution du Sind et le nomma gouverneur d’Ifrîqiya à la place du titulaire en poste.

Lorsque al-Mansur envoya Hisham ibn ‘Amr au Sind, il lui ordonna de faire tout son possible pour trouver ‘Abd Allah ibn Muhammad. Voyant qu’il tardait à l’accomplir, al-Mansur le pressa de hâter ses recherches. Une circonstance fit que Sâif, frère de Hisham ibn ‘Amr, rencontra ‘Abd Allah ibn Muhammad en un certain lieu, et un affrontement s’ensuivit : ‘Abd Allah et tous ses compagnons y furent tués. Il fut impossible de l’identifier parmi les cadavres, de sorte qu’ils ne purent mettre la main sur son corps. Hisham ibn ‘Amr envoya alors une lettre à al-Mansur pour l’informer de la mort de ‘Abd Allah. Le calife le remercia, l’exhorta à combattre le roi qui l’avait accueilli et lui signala que ‘Abd Allah avait eu là-bas pour concubine une femme qui lui avait donné un enfant, qu’il avait nommé Muhammad. « Si tu triomphes du roi… »

(1) Al-Khaṭīb a rapporté, par sa chaîne de transmission, d'Asad ibn ʿAmr (dans (Q) : « Aḥmad ibn ʿAmr », confirmé dans (B, Ḥ), et dans Tārīkh Baghdād (13/354)), que Abū Ḥanīfa priait la nuit et récitait le Coran chaque nuit en pleurant jusqu'à ce que ses voisins aient pitié de lui ; il passa quarante ans à accomplir la prière du matin en état d'ablution du soir ; il termina le Coran au lieu où il est décédé sept mille fois. Sa mort eut lieu en rajab de cette année — c'est-à-dire l'année cent cinquante — selon Ibn Maʿīn c'était en l'année cent cinquante et un. D'autres disent l'année cent cinquante-trois. La première option est la plus juste. Il naquit en l'an quatre-vingt, ce qui fit qu'il vécut soixante-dix ans. Sa prière funéraire fut accomplie à Bagdad six fois à cause de la grande affluence. Sa tombe se trouve là-bas – qu'Allah lui fasse miséricorde –.
[ثم دخلت سنة إحدى وخمسين ومئة] فيها عزل المنصورُ عمرَ بنَ حفص عن السِّنْد، وولَّى عليها هشامَ بن عمرٍو التغلبي، وكان سببَ عزِله عنها أنَّ محمد بن عبدِ اللّه بن حسن لَمّا ظهر بعث ابنَهُ عبدَ اللّه الملقَّب بالأشتر ومعهُ جماعةٌ بهديَّةٍ وخيولٍ عِتَاق إلى عمرَ بنِ حفص هذا إلى السِّنْد، فقَبِلَها، فدَعَوْهُ إلى دعوةِ أبيه محمد بن عبدِ اللّه بن حسن في السِّرّ، فأجابهم إلى ذلك وبايع له مَنِ استطاعَ من الأمراء سِرًّا، فأجابوه إلى ذلك، ولَبِسُوا البياض. ولَمَّا جاء خبرُ مقتلِ محمدِ بنِ عبد اللّه بالمدينة سُقِطَ في أيدي عمر بن حفص وأصحابه، وأخذوا في الاعتذارِ إلى عبدِ اللّه بنِ محمد، فقال له عبد اللّه: إنِّي أخشى على نفسي. فقال: إني سأبعَثُكَ إلى مَلِكٍ من المشركين في جوارِ أرضِنا، وإنَّه من أشدِّ الناسِ تعظيمًا لرسولِ اللّه ﷺ ، وإنَّه متى عَرَفَك أنَّكَ من سُلالَتِهِ أحبَّك. فأجابَهُ إلى ذلك، وسار عبدُ اللّه بنُ محمد إلى ذلك الملك، وكان عندَهُ آمنًا، وصار عبدُ اللّه يركبُ في موكبِ الزَّيديَّة، ويتصيَّدُ في جَحْفَلٍ من الجنود، وانضمَّ إليه خلق، وقَدِمَ عليه طوائفُ من الزَّيْديَّة. وأمَّا المنصور فإنه بعث يعتبُ على عمرَ بنِ حفص نائبِ السِّنْد، فقال رجلٌ من الأمراء: ابعَثْني إليه، واجعل القضيةَ مسندةً إليّ، فإني سأعتذرُ إليه من ذلك، فإنْ سَلِمْتُ، وإلَّا كنتُ فداءَكَ وفداءَ مَنْ عندك من الأمراء. فأرسله سفيرًا في القضيَّةِ إلى المنصور، فلما وقف بين يديِ المنصور أمرَ بضَرْبِ عُنقه. وكتب إلى ابن حفصٍ بعَزْلِهِ عن السند، وولَّاهُ بلادَ إفريقيةَ عوضًا عن أميرِها، ولمَّا وجَّهَ المنصورُ. هشامَ بنَ عمرٍو إلى السِّنْد أمرَهُ أن يجتهدَ في تحصيلِ عبدِ اللّه بن محمد، فجعل يتَوَانى في ذلك، فبعث إليه المنصورُ يستحثُّهُ في ذلك، ثم اتفق الحالُ أنَّ سيفًا أخا هشامِ بن عمرو لَقِيَ عبدَ اللّه بن محمد في بعضِ الأماكن، فاقتتلوا فقُتل عبدُ اللّه وأصحابُه جميعًا، واشتبَهَ عليهم مكانُهُ في القَتْلَى فلم يقدروا عليه؛ فكتب هشامُ بن عمرٍو إلى المنصور يُعلِمُهُ بقتلِه، فبعث يشكرُهُ على ذلك، ويأمرُهُ بقتالِ الملك الذي آواه، ويُعلمه أنَّ عبدَ اللّه كان قد تسرَّى بجاريةٍ هنالك، وأولدَها ولدًا أسماه محمدًا، فإذا ظَفِرْتَ بالملك،
= وروى الخطيبُ بسندِهِ عن أسد بنِ عمرو (في (ق): "أحمد بن عمرو"، والمثبت من (ب، ح)، وتاريخ بغداد (١٣/ ٣٥٤).)، أنَّ أبا حنيفةَ كان يُصلِّي بالليلِ ويقرأ القرآنَ كلَّ ليلةٍ ويبكي حتى يرحَمَهُ جيرانهُ؛ ومكثَ أربعين سنة يُصلِّي الصبحَ بوضوءِ العشاء؛ وختَمَ القرآنَ في الموضع الذي تُوفي فيه سبعة آلاف مرَّة. وكانت وفاته في رجب من هذه السنة - أعني سنةَ خمسين ومئة - وعن ابن مَعِين سنةَ إحدى وخمسين ومئة. وقال غيرُه سنة ثلاثٍ وخمسين. والصحيح الأول. وكان مَولدُهُ في سنةِ ثمانين، فتمَّ له من العُمر سبعون سنة، وصُلِّي عليه ببغداد ستَّ مرَّاتٍ لكثرةِ الزِّحَام. وقبره هناك (رحمه الله) ].

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