Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a dit (1) : « Vous avez plus de droits sur Moïse qu’eux (2). » Ils jeûnèrent donc (3). L’origine de ce hadith se trouve dans les deux Sahîh et d’autres recueils (3). Et Dieu sait mieux.
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Chapitre au sujet de ce qui advint aux Enfants d’Israël après la perte de Pharaon (4) :
Dieu, Exalté soit-Il, dit : « Alors Nous Nous sommes vengés d’eux et Nous les avons noyés dans la mer pour avoir traité de mensonge Nos signes, et ils s’en étaient détournés (136). Nous fîmes alors hériter au peuple que l’on opprimait les contrées orientales et occidentales de la terre que Nous avons bénies. Et la promesse parfaite de ton Seigneur s’accomplit sur les Enfants d’Israël en récompense de leur patience ; et Nous détruisîmes ce que Pharaon et son peuple faisaient ainsi que ce qu’ils bâtissaient (137). Et Nous fîmes traverser la mer aux Enfants d’Israël. Ils passèrent auprès d’un peuple attaché (en adoration) à ses idoles et dirent : “Ô Moïse, désigne-nous une divinité semblable à celles qu’ils ont !” Il répondit : “Vous êtes certes des gens qui agissez par ignorance (138). En vérité, ce dans quoi ceux-là s’obstinent será anéanti, et leurs œuvres sont vaines” (139). Il ajouta : “Chercherais-je pour vous une autre divinité que Dieu, alors même qu’Il vous a préférés à tous les peuples ?” (140). (Rappelez-vous) lorsque Nous vous avons sauvés des gens de Pharaon qui vous infligeaient le pire des supplices : ils tuaient vos fils et épargnaient vos filles. Voilà une lourde épreuve de la part de votre Seigneur » (141) [Al-A‘râf, 136-141].
Dieu – qu’Il soit exalté – rapporte donc ce qu’il advint de Pharaon et de ses armées lors de leur noyade, expliquant comment Il les priva de leur puissance, de leurs biens et de leurs vies, tout en attribuant aux Enfants d’Israël la totalité de leurs richesses et de leur propriété. Ainsi qu’Il l’a dit : « C’est ainsi que Nous la fîmes hériter aux Enfants d’Israël » [Ash-Shu‘arâ’, 59], et : « Nous voulions favoriser ceux que l’on opprimait sur terre et faire d’eux des dirigeants, et faire d’eux les héritiers » [Al-Qasas, 5]. Et Il déclare ici : « Nous fîmes alors hériter au peuple que l’on opprimait les contrées orientales et occidentales de la terre que Nous avons bénies. Et la promesse parfaite de ton Seigneur s’accomplit sur les Enfants d’Israël en récompense de leur patience ; et Nous détruisîmes ce que Pharaon et son peuple faisaient ainsi que ce qu’ils bâtissaient » : c’est-à-dire que tout cela fut anéanti ; Il les priva de l’immense honneur et de la puissance qu’ils détenaient en ce monde. Le roi, sa cour, ses émirs et son armée périrent. Il ne resta plus en terre d’Égypte que ceux du commun et les gens vulnérables.
Ibn ‘Abd Al-Hakam (5) mentionne dans son « Histoire de l’Égypte » qu’à partir de ce temps-là, les femmes d’Égypte exercèrent un ascendant sur leurs maris, parce que les épouses des émirs et des notables se marièrent avec des hommes d’un rang inférieur.