Un groupe se joignit à lui et fut appelé « les Muʿtazilites ». Il insultait les Compagnons et mentait dans les hadith par inadvertance, non par préméditation.
Il est rapporté de lui qu’il aurait dit : « Si “Que périssent les deux mains d’Abû Lahab” (Coran 111 : 1) est consigné dans la Table préservée (al-Lawḥ al-Maḥfûẓ), alors en quoi constitue-t-il un argument contre le fils d’Adam ? »(1)
On rapporte également qu’on lui cita le hadith d’Ibn Masʿûd : « Le Sincère et Véridique nous a informés : “En vérité, la création de l’un d’entre vous est rassemblée dans le ventre de sa mère quarante jours…” jusqu’à ces mots : “Puis on ordonne d’écrire quatre prescriptions : sa subsistance, sa durée de vie, son œuvre et s’il sera malheureux ou heureux.” »(2) et ainsi de suite.
Il commenta alors : « Si j’entendais al-Aʿmash le rapporter, je l’accuserais de mensonge. Si je l’entendais de Zayd ibn Wahb, je ne l’apprécierais pas. Si je l’entendais d’Ibn Masʿûd, je ne l’accepterais pas. Si je l’entendais du Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue), je le rejetterais. Et si j’entendais Dieu Lui-même dire cela, je dirais : “Ce n’est pas pour cela que Tu nous as fait prêter serment !” » C’est là une parole plus répugnante encore que la mécréance. Que Dieu le maudisse s’il a tenu de tels propos ; s’ils lui sont faussement attribués, qu’il soit infligé à celui qui les lui a imputés de quoi il est digne.
ʿAbd Allâh ibn al-Mubârak (qu’Allâh lui fasse miséricorde) a dit :
« Ô toi qui cherches la science … rends-toi chez Ḥammâd ibn Zayd,
prends le savoir avec indulgence … puis enchaîne-le avec soin,
et délaisse(3) l’innovation … issue des traditions(4) de ʿAmr ibn ʿUbayd. »
Ibn ʿAdî(5) a déclaré : « ʿAmr abusait les gens grâce à son ascétisme. Il est blâmable, très faible dans le hadith et affiche ouvertement des innovations. »
Al-Dâraquṭnî a dit : « Il est faible en hadith. » Et al-Khaṭîb al-Baghdâdî(6) a ajouté : « Il a côtoyé al-Ḥasan et s’est fait connaître pour sa compagnie, puis Wâṣil ibn ʿAṭâ l’a détourné de la voie des Gens de la Sunna. Il défendait la doctrine du qadar et y appelait, s’isolant des partisans du hadith. Il avait une apparence (distinctive) et affichait un ascétisme apparent.(7) »