Au cours de cette même année, al-Hârith ibn Suraïj, qui s’était rangé du côté des Turcs et s’était allié à eux contre les musulmans, refit surface. Dieu lui accorda Sa grâce en le guidant et le prépara à se rendre dans la région de la Syrie. Yazîd ibn al-Walîd l’avait alors appelé à revenir à l’islam et à sa communauté, et il répondit à cette invitation. Il se dirigea ensuite vers le Khurâsân où il fut accueilli avec respect par Nasr ibn Sayyâr, son gouverneur. Les musulmans s’en réjouirent et vinrent le féliciter. Cependant, un différend s’éleva entre lui et Nasr ibn Sayyâr. Al-Hârith ibn Suraïj poursuivit sa prédication en faveur du Livre (Coran) et de la Sunna, ainsi que de l’obéissance à l’imam, tout en nourrissant une certaine opposition envers Nasr ibn Sayyâr.
D’après al-Wâqidî et Abû Ma‘shar(2), c’est cette année-là qu’eut lieu le pèlerinage (hajj) dirigé par ‘Abd al-‘Azîz ibn ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azîz, alors gouverneur du Hijâz, de La Mecque, de Médine et de Tâ’if. En Irak, le gouverneur était an-Nadr ibn Sa‘îd al-Harashî, contre qui se révoltèrent ad-Dahhâk al-Harûrî et ‘Abd Allâh ibn ‘Abd al-‘Azîz. Quant au Khurâsân, il était dirigé par Nasr ibn Sayyâr, qui dut faire face à l’insurrection d’al-Karmânî et d’al-Hârith ibn Suraïj.
Parmi ceux qui s’éteignirent cette année-là figurent : Bukayr ibn al-Ashajj(3), Sa‘d ibn Ibrâhîm, ‘Abd Allâh ibn Dînâr, ‘Abd al-Malik ibn Mâlik al-Jazarî, ‘Umayr ibn Hânî, Mâlik ibn Dînâr, Wahb ibn Kaysân et Abû Is’hâq as-Sabî‘î.