(1) Parmi les notables décédés cette année figure : Khâlid ibn ‘Abd Allâh ibn Yazîd ibn Asad ibn Kurz ibn ‘Âmir ibn ‘Abqarî, Abû al-Haytham al-Bajalî al-Qasrî ad-Dimachqî. Il fut gouverneur de La Mecque et du Hedjaz pour le compte d’al-Walîd, puis pour celui de Sulaymân, et gouverneur des deux Irak (al-‘Irâqayn) sous Hishâm durant quinze ans.
Ibn ‘Asâkir rapporte que sa demeure à Damas se trouvait dans le quartier de Qazz (2), que l’on appelle aujourd’hui « la demeure du shérif al-Yazîdî », et que le hammam situé à l’intérieur de la porte Tûmâ lui était attribué.
Il a transmis, d’après son père et son grand-père, que l’Envoyé de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) lui avait dit : « Ô Asad, aimes-tu le Paradis ? » Il répondit : « Oui. » Le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) lui dit alors : « Alors aime pour les musulmans ce que tu aimes pour toi-même. » Ce hadith est rapporté par Abû Ya‘lâ (3), d’après ‘Uthmân ibn Abî Shayba, d’après Hushaym, d’après Sayyâr Abû al-Hakam (4), qui l’aurait entendu prononcer cela en chaire (5).
Parmi ceux qui recueillirent ses narrations figurent Ismâ‘îl ibn Awsat, Ismâ‘îl ibn Abî Khâlid, Habîb ibn Abî Habîb et Humayd at-Tawîl. On rapporte par ailleurs qu’il transmit, de son grand-père, un hadith du Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) au sujet de l’expiation des péchés par la maladie (6). Sa mère était chrétienne, et Abû Bakr ibn ‘Ayâsh le mentionne, dans son ouvrage « al-Ashrâf », parmi ceux dont la mère était chrétienne.
Al-Madâ’inî dit : « La première chose qui le fit connaître pour son autorité fut qu’un jour, à Damas, il renversa un jeune garçon avec son cheval. Il le prit alors avec lui et fit témoigner un groupe de personnes qu’il en était le responsable ; si l’enfant venait à mourir, il devrait en assumer le prix du sang (la diya). »