Al-Zuhrī rapporte, d’après Saʿīd ibn al-Musayyib, d’après ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb :
« Il naquit un garçon chez le frère d’Oumm Salama, l’épouse du Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui), et on lui donna pour nom al-Walīd. Le Prophète (ﷺ) déclara : “Vous l’avez nommé du nom de vos pharaons (1) ! Il adviendra certainement dans cette communauté un homme appelé al-Walīd, qui causera à cette communauté plus de corruption que Pharaon n’en causa à son peuple.” » (2)
Al-Ḥāfiẓ Ibn ʿAsākir dit ensuite : « Ce ḥadīth a également été rapporté par al-Walīd ibn Muslim, Maʿqil ibn Ziyād, Muḥammad ibn Kathīr et Bishr ibn Abī Bakr, d’après al-Awzāʿī. Ils n’ont pas mentionné ʿUmar dans leur chaîne de transmission et l’ont donc considéré comme mursal (transmission incomplète). Ibn Kathīr n’a pas non plus mentionné Saʿīd ibn al-Musayyib. Puis Ibn ʿAsākir a énuméré toutes ces chaînes (ṭuruq), avec leurs chaînes de transmetteurs et leurs formulations. » Il est rapporté qu’al-Bayhaqī a dit : « C’est un ḥadīth mursal ḥasan (bon). »
Ibn ʿAsākir a ensuite cité un autre récit par la voie de Muḥammad ibn Isḥāq, d’après Muḥammad ibn ʿAmr ibn ʿAṭāʾ, d’après Zaynab bint Oumm Salama, d’après sa mère qui déclara : « Le Prophète (ﷺ) entra chez moi tandis qu’un garçon de la famille d’al-Mughīra, nommé al-Walīd, se trouvait auprès de moi. Il demanda : “Qui est-ce, ô Oumm Salama ?” Je répondis : “C’est al-Walīd.” Alors le Prophète (ﷺ) dit : “Vous avez ainsi fait d’al-Walīd un terme d’affection ! Changez son nom, car il y aura dans cette communauté un ‘Pharaon’ que l’on appellera al-Walīd.” » (3)
Al-Ḥāfiẓ Ibn ʿAsākir rapporta également, d’après une autre chaîne constituée de ʿAbd Allāh ibn Muḥammad ibn Muslim, qui raconta : « Muḥammad ibn Ghālib al-Anṭākī nous a rapporté, celui-ci disant que Muḥammad ibn Sulaymān ibn Abī Dāwūd nous a rapporté, qui transmit de Ṣadaqa, d’après Hishām ibn al-Ghāz, d’après Makhūl, d’après Abū Thaʿlaba al-Khushanī, d’après Abū ʿUbayda ibn al-Jarrāḥ, que le Prophète (ﷺ) a dit : “Cette affaire (la religion) demeurera établie avec justice tant qu’elle ne sera pas entaillée par un homme des Banū Umayya.” » (4)
[Description de son meurtre et de la chute de son règne]
Cet homme se livrait publiquement à des actes immoraux, y persistant avec obstination et violant les interdits sacrés de Dieu [– Exalté soit-Il –], sans se retenir de commettre des péchés. Certains l’ont même accusé d’hérésie (zandaqa) et de dissolution [religieuse] (5), Dieu sait mieux la vérité. Mais ce qui ressort, c’est qu’il était