Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Ils racontent qu’il vit un groupe de personnes occupées à cueillir des olives de manière excessive. Il leur dit : « Cueillez-les délicatement et ne les secouez pas trop fort, de peur de crever les fruits et de briser leurs branches. » Il disait aussi : « Il y a trois choses qui ne déshonorent pas un noble : prendre soin du domaine(1), améliorer sa subsistance et rechercher la vérité, même si elle est modeste. »

Abou Bakr al-Kharaïti rapporta : « On raconte que Hicham ne composa qu’un seul vers de poésie :
“Si tu ne désobéis pas à la passion, celle-ci te conduira vers tout ce qui suscitera le reproche à ton encontre.”
Cependant, on rapporte également d’autres poèmes qui lui sont attribués.

Al-Madaïni, citant Ibn Yassar(2) al-Aʿragi, raconta : “Ibn Abî Bajila(3) me transmit, de la part de ʿIqal ibn Chaba, qu’il était entré chez Hicham alors qu’il portait un qaba’ fanak(4) vert. Hicham m’envoya ensuite au Khorassan, tout en me prodiguant des recommandations. Pendant qu’il parlait, je ne cessais de regarder son qaba’, ce qu’il remarqua, si bien qu’il me demanda : ‘Qu’y a-t-il ?’ Je répondis : ‘Vous portez un qaba’ fanak vert, et je vous ai vu porter le même avant que vous ne deveniez calife. Je me demandais s’il s’agissait de celui-là ou d’un autre.’ Il répliqua : ‘Par Dieu, en dehors de qui il n’est point de divinité, c’est bien le même : je n’en ai pas d’autre. Quant à ce que vous voyez de ma tendance à amasser et à préserver la richesse, c’est uniquement pour vous.’ ʿIqal ajouta : ‘Hicham avait l’esprit fort avisé(5).’”

ʿAbd Allah ibn ʿAli, oncle d’as-Saffah, déclara : « J’ai rassemblé tous les registres (dīwān) des Banû Umayya, et je n’en ai pas trouvé de meilleur, pour le bien du peuple et du souverain, que le registre de Hicham. »

Selon al-Madaïni, citant Ghassân(6) ibn ʿAbd al-Hamîd, nul parmi les Banû Marwân n’exerça une surveillance plus stricte sur ses compagnons et ses registres, ni ne mena des enquêtes plus approfondies, que Hicham. C’est lui qui fit exécuter Ghailân al-Qadarî. Lorsque ce dernier fut amené devant lui, il lui dit : « Malheur à toi ! Dis-nous ce que tu as à dire. Si c’est la vérité, nous la suivrons ; si c’est une erreur, tu y renonceras. » Maymûn ibn Mihrân le réfuta, et Ghailân lui demanda : « Dieu aurait-Il voulu qu’on Lui désobéisse ? » Maymûn répondit : « Désobéit-on à Dieu contre Sa volonté ? » Ghailân se tut alors, et à ce moment-là, Hicham le fit enchaîner et le tua.

(1) Dans (Q) : « al-Ṣanīʿa » est confirmé par (B, Ḥ). (2) De même dans al-Uṣūl (B, Ḥ, Q), ainsi que dans l’Histoire de al-Ṭabarī « Ibn Wasnān » dont le récit est dans (4/218), et dans al-Kāmil (4/465). (3) De même dans (Q), et dans (B, Ḥ) avec des négligences dont seule la lettre jīm est incorrecte, et dans l’Histoire de al-Ṭabarī « Naḥīla ». (4) al-Fanaku : un cuir porté, emprunté, Ibn Duraid a dit : je ne crois pas qu’il soit arabe, et Karāʿ a dit : al-fanaku est une bête dont on attribue faussement le cuir, c’est-à-dire qu’elle porte de la peau mais non du pelage. Lisān al-ʿArab (Fank). (5) Dans (Q) : « avarice », confirmé par (B, Ḥ). (6) Dans (Q) : « al-Madā’inī de Hishām ibn ʿAbd al-Ḥamīd » confirmé par (B, Ḥ).
قالوا: ورأى قومًا يَفْرُطُون الزيتون، فقال: القطُوه لَقْطًا ولا تنفضوهُ نفضًا، فتُفقأ عيونُه، وتُكسرَ غصونُه. وكان يقول: ثلاثةٌ. لا يَضَغْنَ الشريف: تعاهُدُ الضَّيْعة (١) ، وإصلاحُ المعيشة، وطلَبُ الحَقِّ وإنْ قلّ. وقال أبو بكر الخرائطي: يُقالُ إن هشامًا لم يَقُلْ من الشعرِ سوَى هذا البيت: إذا أنتَ لم تعصِ الهوَى قادَكَ الهوَى … إلى كُلِّ ما فيهِ عليكَ مَقَالُ وقد رُوِيَ له شعرٌ غيرُ هذا. وقال المدائني عن ابن يسار (٢) الأعرجي، حدثني ابنُ أبي بجيلة (٣) عن عقال بن شبة قال: دخلتُ على هشامٍ وعليهِ قَبَاءُ فَنَكٍ (٤) أخضر، فوجَّهَني إلى خراسان، ثم جعل يُوصيني وأنا أنظُرُ إلى القباء ففَطِنَ فقال: ما لك؟ قلتُ: عليك قَباءُ فَنَكٍ أخضر، وكنتُ رأيتُ عليك مِثْلَهُ قبلَ أن تَلِيَ الخلافة، فجعلتُ أَتأمَّلُ هذا هو ذاك أمْ غيرُه؟ قال: واللهِ الذي لا إله غيرُه هو ذاك، ما لي قَبَاءٌ غيرُه، وما تَرَونَ مِنْ جَمْعِي لهذا المال وصَوْنهِ إلا لكم. قال عِقَال: وكان هشامٍ مَحْشُوًّا عقلًا (٥) . وقال عبدُ الله بن علي عَمُّ السَّفَّاح: جمعتُ دواوينَ بني أمية فلم أرَ أصلحَ للعامَّةِ والسُّلطانِ من ديوانِ هشام. وقال المدائني عن غسان (٦) بن عبد الحميد: لم يكنْ أَحَدٌ من بني مروانَ أشدَّ نَظَرًا في أصحابِهِ ودواوينه ولا أَشدَّ مبالغةً قي الفَحْصِ عنهم من هشام! وهو الذي قتلَ غَيلانَ القَدَري، ولما أُحضِرَ بين يديه قال له: ويْحَك! قُلْ ما عندَك، إنْ كان حقًّا اتَّبَعْناه، وإن كانَ باطلًا رجعتَ عنه. فناظرَهُ مَيمونُ بن مِهْران، ققال لِمَيمون: أشاءَ اللهُ أنْ يُعْصَى؟ ققال له ميمون: أفَعُصِيَ اللهُ كارهًا؟ فسكتَ غَيلان، فقَيَّدَهُ حينئذٍ هشامٌ وقتَلَه.
(١) في (ق): "الصنيعة" والمثبت من (ب، ح). (٢) كذا في الأصول (ب، ح، ق)، وفي تاريخ الطبري "ابن وسنان" والخبر فيه (٤/ ٢١٨) وفي الكامل (٤/ ٤٦٥). (٣) كذا في (ق)، وفي (ب، ح) بمهملات لم يعجم منها سوى الجيم، وفي تاريخ الطبري "نحيلة". (٤) الفَنَكُ: جلْدٌ يُلْبَس، معرَّب، قال ابن دريد: لا أحسبه عربيًّا، وقال كراع: الفَنَكُ دابه يُفْتَرى جلدُها أي يليس جلدها فَروًا. لسان العرب (فنك). (٥) في (ق): "بخلًا"، والمثبت من (ب، ح). (٦) في (ق): "المدائني عن هشام بن عبد الحميد" والمثبت من (ب، ح).

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