On rapporte son histoire avec Khâlid al-Bukhârî dans « [Création] des actes des serviteurs » (1), ainsi que par Ibn Abî Hâtim et plusieurs autres ayant écrit sur la Sunna, comme al-Tabarânî, Ibn Abî ‘Âsim, al-Bayhaqî, ‘Abd Allâh ibn Ahmad. Al-Ḥâfiẓ Ibn ‘Asâkir la mentionne dans son « Târîkh » (2), où il indique que l’homme se rendait fréquemment auprès de Wahb ibn Munabbih. Chaque fois qu’il allait voir Wahb, il se purifiait par un bain et disait : « Je raffermis ainsi mon esprit. » Il interrogeait Wahb au sujet des attributs divins. Wahb lui dit un jour : « Malheur à toi, ô Jaʿd, cesse de poser ces questions ; je te crois parmi les perdus. Si Dieu ne nous avait pas informés dans Son Livre qu’Il possède une main, nous ne l’aurions pas affirmé ; qu’Il possède un œil, nous ne l’aurions pas affirmé ; qu’Il possède un être (nafs), nous ne l’aurions pas affirmé ; qu’Il possède l’ouïe, nous ne l’aurions pas affirmé. » Puis il énuméra d’autres attributs tels que la science, la parole, et ainsi de suite. Peu après, al-Jaʿd fut crucifié, puis mis à mort. Ibn ‘Asâkir le relate et rapporte dans sa biographie qu’il dit un jour à al-Ḥajjâj ibn Yûsuf – certains attribuent ces vers à ‘Imrân ibn Ḥiṭṭân (3) :
« Lion à mon égard, mais autruche fuyante sur le champ de bataille
Pareille à une grosse bête prenant la fuite au son du siffleur
Pourquoi n’es-tu point sorti affronter Ghazâlah au combat ?
Ton cœur s’envolait déjà comme dans les ailes d’un oiseau ! »
[Ensuite vint l’année cent-vingt-cinquième]
Al-Ḥâfiẓ Abû Bakr al-Bazzâr (4) a déclaré : « Rizq Allâh ibn Mûsâ nous a rapporté, (en disant) : Muḥammad ibn Ismâʿîl ibn Abî Fudayk nous a transmis, (en disant) : ʿAbd al-Malik ibn Zayd, d’après Muṣʿab ibn Muṣʿab, d’après al-Zuhrî, d’après Abû Salama ibn ʿAbd al-Raḥmân, d’après son père, qui a dit :
Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit :
« La parure de ce monde sera levée l’année cent-vingt-cinquième. »
C’est également ainsi qu’Abû Yaʿlâ l’a rapporté dans son Musnad (5).