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= Il a été rapporté (avec cette chaîne de transmission et cette formulation) par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya (3/369). Et le hadith en chaîne complète a été rapporté par al-Bukhārī (2/875), n° 2343, dans le chapitre des injustices : le pillage sans la permission de son propriétaire ; ainsi que par Muslim (1/76), n° 57, dans le chapitre de la foi : la preuve de la diminution de la foi à cause des péchés.
Et d'après le fils de l'oncle de Ibn Shihāb, de son oncle, il a été dit que ʿUmar ibn ʿAbd al-Khaṭṭāb ordonnait de réciter le poème de Labīd ibn Rabīʿa dans lequel il dit :
« La piété envers notre Seigneur est la meilleure offrande… Et par la permission de Dieu, patience et hâte
Je loue Dieu car nul ne peut Lui refuser… Entre Ses mains le bien, Il agit selon Sa volonté
Celui qu’Il guide vers les chemins du bien est guidé… à l’âme paisible, et celui qu’Il veut égare. »
(Les vers sont extraits d’un poème de Labīd dans son Dīwān, p. 139.)
Et az-Zuhrī raconta : « Je suis entré chez ʿUbaydallāh ibn ʿAbd Allāh ibn ʿUtba dans sa demeure, et le trouvai irrité, soufflant avec colère ! Je lui dit : “Que t’arrive-t-il pour que je te voie ainsi?” Il répondit : “Je suis entré auprès de votre Émir il y a un moment” — il entendait ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz — « et il était avec lui ʿAbd Allāh ibn ʿAmr ibn ʿUthmān. Je leur ai salué, mais ils ne m’ont pas répondu le salut. Alors je dis :
Ne t’étonne pas qu’on te reçoive et qu’ils parlent… Car les gens sont le pire recueil d’orgueil
Vous avez été façonnés de la poussière de la terre… et vers elle va le retour et le destin au rassemblement.
Je dis ensuite : “Que Dieu te fasse miséricorde, toi qui, en ta science, ta vertu et ta sunna, récites de la poésie?” Il répondit : “Lorsque j’ai commencé à souffler, la source s’est clarifiée.”
(Le récit et les vers sont dans at-Tamhīd (9/93) d’Ibn ʿAbd al-Barr. Il ajoute deux vers :
« Si j’avais voulu rencontrer un ennemi ou un agresseur… Je l’aurais rencontré ou il m’aurait surpris en secret
Si je ne commande pas et ne défends pas contre vous… Je ris de lui jusqu’à ce qu’il devienne fier et arrogant. »)
Un cheikh vint voir az-Zuhrī et lui dit : “Raconte-moi.” Il répondit : “Tu ne connais pas la langue.” Le cheikh rétorqua : “Peut-être que je la connais.” Il dit alors : “Que dis-tu du vers du poète :
“Blessé de regrets, il lève la tête de la coupe… bien que tout membre et articulation de lui soit mort.”
Qu’est-ce que l’articulation? Il répondit : la langue.
Le cheikh répondit : “Répète-le-moi, je te racontrerai.”
(rapporté par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya (3/378) et dans sa narration : “Viens chez moi, je te raconterai.”)
Az-Zuhrī avait l’habitude de s’identifier à ces vers :
« La jeunesse est partie et ne revient plus, ô Juman… comme si ce qui était n’avait jamais été
J’ai replié ma paume, ô Juman, sur le bâton… et Juman a été suffisamment rassasié par sa douceur. »
(Le récit et le poème dans al-Ḥilya (3/370) avec une version : “J’ai replié une paume, ô Juman, sur la plante du bâton.”)
Le sceau d’az-Zuhrī portait l’inscription : “Muḥammad demande à Dieu la santé.”
On demanda au fils de l’oncle d’az-Zuhrī : “Ton oncle utilisait-il du parfum?” Il répondit : “Je sentais l’odeur de musc sur le fouet de la monture d’az-Zuhrī.”
Il ajouta : “Accumulez ce qui ne sera pas touché par le feu.” On lui demanda : “Qu’est-ce donc?” Il répondit : “Le bien.”
Un homme le loua avec insistance, et il lui donna sa chemise. On lui dit : “Tu donnes cela en réponse aux paroles du diable?” Il répondit : “Celui qui cherche le bien évite le mal.”
(Rapporté par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya (3/371), et dans sa narration : “Celui qui cherche le bien évite le mal.”)
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= جاءتْ (أخرجه بهذا الإسناد واللفظ أبو نعيم في الحلية (٣/ ٣٦٩). والحديث مسندًا أخرجه البخارى (٢/ ٨٧٥) (٢٣٤٣) في المظالم: باب النهبى بغير إذن صاحبه؛ ومسلم (١/ ٧٦) (٥٧) في الإيمان: باب بيان نقصان الإيمان بالمعاصي.).
وعن ابن أخي ابنِ شهاب، عن عمِّه قال: كان عمرُ بن عبد الخطاب يأمُرُ بروايةِ قصيدةِ لَبيد بنِ رَبيعة التي يقول فيها:
إنَّ تَقْوى رَبِّنَا خَيرُ نَفَلْ … وبإذنِ اللهِ رَيْثِي والعَجَلْ
أحمدُ اللهَ فلا ندَّ لَهُ … بيديهِ الخيرُ ما شاءَ فَعَل
منْ هداهُ سُبُلَ الخيرِ اهتدَى … ناعمَ البالِ ومنْ شاءَ أضَلْ
(الأبيات من قصيدة للبيد في ديوانه ص (١٣٩).)
وقال الزُّهري: دخلتُ على عُبيد الله بن عبدِ الله بن عُتبة مَنْزِله، فإذا هو مغتاظٌ ينفُخ! فقلت "ما لي أراكَ هكذا؟! فقال: دخلتُ على أميرِكمْ آنقًا - يعني عمرَ بن عبدِ العزيز - ومعه عبد اللَّه بن عمرو بن عثمان، فسلَّمْتُ عليهما، فلم يَرُدَّا عليَّ السلام، فقلت:
لا تَعْجَبا أَنْ تُؤتَيا فتكلَّما … فما حُشِيَ الأقوامُ شرًّا من الكِبْرِ
ومُسَّا تُرابَ الأرضِ منهُ خُلِقتُما … وفيها المعادُ والمصيرُ إلى الحَشْرِ
فقلت: يرحمك الله، مِثْلُكَ في فقهِكَ وفضلِك وسنِّك تقولُ الشّعر!؟ فقال: إنَّ المصدورَ إذ نَفَثَ بَرَأ (الخبر والأبيات في التمهيد (٩/ ٩٣) لابن عبد البر وزاد في الأبيات بيتين آخرين وهما:
فلو شئتُ أن ألقَى عدوًّا وطاعنًا … للاقَيْتُهُ أو قال عنديَ في السرِّ
فإنْ أنا لم آمُرْ ولم أنْه عنكما … ضحكتُ له حتى يلجَّ وَيَسْتَشْري)
وجاء شيخ إلى الزُّهري فقال: حدّثني. فقال: إنك لا تعرفُ اللغة. ققال الشيخ: لعلِّى أعرفها. فقال: فما تقولُ في قولِ الشاعر:
صَريع نَدَامَى يَرفَعُ الشَّرْبُ رأسَهُ … وقد ماتَ منهُ كل عُضْوٍ ومِفْصَلِ
ما المِفْصل؟ قال: اللسان. قال: عُدْ عليَّ أُحدِّثْكَ (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٣/ ٣٧٨) وروايته: "اغدُ عليَّ أحدِّثك".).
وكان الزُّهريُّ يتمثل كثيرًا بهذا:
ذهب الشبابُ فلا يعود جُمانا … وكأنَّ ما قد كانَ لم يَكُ كانا
قطويتُ كَفِّي يا جُمانُ على العصَا … وكَفَى جُمانُ بطَيِّها حَدَثَانا
(الخبر والشعر في الحلية (٣/ ٣٧٠) ورواية. "فطويت كفًّا يا جمان على الغضا".)
وكان نقشُ خاتم الزُّهري: محمدٌ يسألُ اللهَ العافية.
وقيل لابنِ أخي الزُّهري: هل كان عمُّك يتطيَّب؟ قال: كنتُ أشمُّ ريحَ المسكِ منْ سَوْطِ دابَّةِ الزُّهري.
وقال: استكثروا من شيءٍ لا تَمسُّه النار. قيل: وما هو؟ قال: المعروف.
وامتدحه رجلٌ مرَّهَّ فأعطاه قميصَه، فقيل له: أتُعطي على كلام الشيطان؟ فقال: إنَّ من ابتغاءِ الخيرِ اتِّقاءَ الشّرّ (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٣/ ٣٧١)، وروايته: "إن من ابتغى الخير اتقى الشر".).