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Mervan, alors la population du pays fut en émoi, et il m'apparut que ce qui allécha la maison du Prophète ne s'était jamais produit à aucun autre parmi les habitants de la ville ; cela en raison de ma connaissance de mes proches. Je me suis souvenu alors s'il y avait quelqu'un vers qui je pouvais me tourner avec un lien de parenté ou d'affection, espérant qu'en allant vers lui je trouverais quelque chose de bon ; mais je ne connus personne vers qui me diriger. Puis je dis que la subsistance est entre les mains de Dieu.
Je partis donc jusqu'à ce que j'arrive à Damas, où je posai mes bagages, puis me rendis à la mosquée. J'aperçus la plus grande et la plus importante assemblée que j'aie jamais vue et m'y assis. Pendant que nous étions ainsi réunis, sortit un homme de la part de l'Émir des croyants Abd al-Malik, robuste, beau et bien bâti. Il vint vers l'assemblée dont je faisais partie, et on fit de la place pour lui. Il s'assit et dit : « Aujourd'hui est parvenu à l'Émir des croyants un courrier sans pareil depuis que Dieu l'a placé à la tête (de la communauté). » On demanda : « De quoi s'agit-il ? » Il répondit : « Son gouverneur à Médine, Hichâm ibn Ismâ'îl, lui fait savoir que le fils de Mus‘ab ibn al-Zubayr, issu d'une mère de statut inférieur, est décédé, et que sa mère veut réclamer une part d'héritage, mais ‘Urwa ibn al-Zubayr la lui refuse en prétendant qu'elle n'a aucun droit. L'Émir des croyants envisagea alors un hadith qu'il avait entendu de Sâ‘id ibn al-Musayyib au sujet des mères des enfants, et il ne s'en souvenait pas complètement car ce hadith contredisait sa position.»
Ibn Shihâb dit : « Je dis alors : moi, je vais lui rapporter le hadith. » Qubaysa se leva, me prit par la main, puis il sortit et entra chez Abd al-Malik en disant : « Que la paix soit sur toi ! » Abd al-Malik répondit : « Et sur toi la paix. » Qubaysa dit : « Puis-je entrer ? » Abd al-Malik lui répondit : « Entre. » Qubaysa entra tout en me tenant la main et déclara : « ô Émir des croyants, voici un homme qui va te rapporter le hadith que tu as entendu de Ibn al-Musayyib au sujet des mères des enfants. » Abd al-Malik dit : « Oui. »
Al-Zuhri dit : « Je dis : J'ai entendu Sâ‘id ibn al-Musayyib mentionner que ‘Umar ibn al-Khaṭṭâb ordonna que les mères des enfants issus d'une femme esclave soient indemnisées en valeur équitable dans les biens de leurs enfants, puis libérées. ‘Umar fixa ce principe par une décision à un moment clé de son califat. Ensuite, un homme de Quraysh mourut laissant un fils issu d'une mère esclave, et ‘Umar avait une grande estime pour ce garçon. Le jeune homme passa devant ‘Umar dans la mosquée quelques nuits après la mort de son père. ‘Umar lui demanda : « Que fais-tu, ô fils de mon frère pour ta mère ? » Il répondit : « ô Émir des croyants, j'ai agi du mieux que j'ai pu ; on m'a donné le choix entre laisser ma mère esclave ou me priver de l'héritage de mon père, et j'ai jugé que perdre l'héritage paternel était moins dommageable que de voir ma mère réduite à l'esclavage. » (Le passage entre crochets est incomplet dans le manuscrit [Q], et j'ai complété d'après Hilyat al-Awliyâ (3/368).) ‘Umar dit alors : « N'ai-je pas ordonné que ce soit en valeur équitable ? Je ne vois pas de meilleure opinion ni ai-je donné d'autre ordre. » Puis il se leva, monta sur la chaire, et rassembla les gens autour de lui. Lorsqu'il eut leur assentiment, il dit : « Ô peuple, je vous avais ordonné un règlement pour les mères des enfants que vous connaissez, mais un nouveau point de vue est apparu et a modifié cela : désormais, quiconque aura une mère esclave et la tiendra par serment durant sa vie, à sa mort, celle-ci sera libre et il n'aura plus aucun droit sur elle. »
Abd al-Malik me demanda : « Qui es-tu ? » Je répondis : « Je suis Muhammad ibn Muslim ibn ‘Ubaid Allah ibn Shihâb. » Il dit : « Par Dieu, ton père fut un homme querelleur et source de troubles pour nous. » Al-Zuhri dit : « Je lui répondis : ô Émir des croyants, dis ce que notre serviteur pieux dit : « Pas de reproche contre vous aujourd’hui, Dieu vous pardonne ». [Coran, Joseph : 92]. » Il répondit : « Oui. Pas de reproche contre vous aujourd’hui, Dieu vous pardonne. »
Je dis alors : « ô Émir des croyants, fais-moi une concession, car je suis coupé du service officiel. » Il dit : « Dans ton pays, nous n’avons rien concédé à quiconque depuis cet incident. » Puis il regarda Qubaysa, et moi, debout devant lui, et sembla lui faire signe de m’accorder la concession ; il dit alors : « L'Émir des croyants t’a accordée. » Je dis : « Par Dieu, je ne partis de chez mes proches que parce qu’ils étaient dans une grande détresse dont Dieu seul connaît l’ampleur, et cette détresse englobe tout le peuple de la ville. » Il répondit : « L'Émir des croyants t’a entendu. »
Je dis : « ô Émir des croyants, il y a un serviteur pour nous, car mes proches n’ont aucun serviteur, excepté ma sœur qui maintenant pétrit, cuit et moud le grain. » Il dit : « L'Émir des croyants t’a servi. »
Al-Awza‘î a rapporté d’après al-Zuhri que le Messager de Dieu (paix et bénédictions sur lui) a dit : « Le fornicateur n’est pas adultère lorsqu’il commet l’adultère alors qu’il est croyant. » Je demandai à al-Zuhri ce que cela signifie. Il répondit : « Cette connaissance vient de Dieu, et le Messager est le porte-parole, et envers nous il faut accepter ; ils procédèrent aux hadiths du Messager de Dieu (paix et bénédictions sur lui) comme… »
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= مروان، فعمَّتْ أهلَ البلد، وقد خُيِّلَ إليَّ أنَّه قد أصابنا أهلَ البيتِ ما ذلك ما لم يصِبْ أحدًا من أهلِ البلد؛ وذلك لخبرتي بأهلي، فتذكَّرْتُ هل من أحدٍ أمُتُّ إليهِ برَحِمٍ أو موَدَّةٍ أرجو إنْ خرَجْتُ إليه أنْ أُصيبَ عندَهُ شيئًا؛ فما علمتُ من أحدٍ أخرُجُ إليه. ثم قلتُ إن الرزق بيدِ اللّه
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. ثم خرجتُ حتى قدمتُ دمشق، فوضعتُ رَحْلي، ثم أتيتُ المسجدَ، فنظرتُ إلى أعظمِ حَلْقةٍ رأيتُها وأكبرِها، فجلست فيها، فبينا نحنُ على ذلك إذْ خرجَ رجلٌ من عندِ أميرِ المؤمنين عبد الملك كأجسمِ الرجالِ وأجمَلِهم وأحسنِهم هيئةً! فجاء إلى المجلس الذي أنا فيه فَتحثحثوا له - أي أوسعوا - فجلس، فقال: لقد جاء أميرَ المؤمنين اليومَ كتابٌ ما جاءه مثله منذُ استَخلفَهُ الله. قالوا: ما هو؟ قال: كتب إليه عاملُهُ على المدينة هشام بن إسماعيل يذكر أنَّ ابنًا لمُصعب بنِ الزُّبير من أُمّ ولد مات، فأرادَتْ أُمُّه أنْ تأخذَ ميراثًا منه، فمنعَهُ عروةُ بن الزُّبَير، وزعم أنَّهُ لا ميراثَ لها. فتوهَّم أميرُ المؤمنين حديثًا في ذلك سمِعَهُ منِ سعيدِ بن المسيِّب يذكرُ عن أمير المؤمنين عمرَ بن الخطاب في أُمَّهات الأولاد، ولا يحفَظُهُ الآن، وقد شذَّ عنه ذلك الحديث. قال ابنُ شهاب: فقلتُ: أنا أحدِّثُه به. فقام إليَّ قَبيصةُ حتى أخذ بيدي، ثم خرج حتى دخل الدارَ على عبد الملك فقال: السلام عليك. فقال له عبد الملك مجيبًا: وعليك السلام. فقال قبيصة: أَنَدْخل؟ فقال عبدُ الملك: ادخل. فدخلَ قَبيصَةُ على عبدِ الملك وهو آخذٌ بيدي. وقال: هذا يا أميرَ المؤمنين يحدِّثُكَ بالحديث الذي سمعتَهُ من ابنِ المُسَيِّب في أُمَّهاتِ الأولاد. فقال عبدُ الملك: إيهِ. قال الزُّهري: فقلت: سمعتُ سعيد بن المسيِّب يذكر أنَّ عمر بن الخطاب
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أمر بأُمَّهات الأولاد أن يقوَّمْنَ في أموال أبنائهنَّ بقيمةِ عَدْلٍ ثم يُعتقن. فكتبَ عمرُ بذلك صدرًا من خلافتِهِ، ثم توفي رجل من قريشٍ كان لهُ ابن من أُمِّ ولَد، وقد كان عمر يعْجبُ بذلك الغُلام. فمرَّ ذلك الغلامُ على عمرَ في المسجد بعدَ وفاةِ أبيهِ بليالٍ، فقال له عمر: ما فعلتَ يا بنَ أخي في أُمِّك؟ قال: فعلتُ يا أميرَ المؤمنين خيرًا؛ خيَّروني بين أنْ يَسترقُّوا أُمِّي [أو يُخرِجوني من مِيراثي من أبي، فكان ميراثُ أبي أهونَ عليَّ من أنْ يسترقُّوا أمي] (ما بين معقوفين ناقص في (ق) واستدركتُهُ من حلية الأولياء (٣/ ٣٦٨).). فقال عمر: أو لستُ إنما أمرتُ في ذلك بقيمةِ عَدْل؟ ما أرى رأيًا وما أمرتُ بأمرٍ إلَّا قلتم فيه. ثم قام فجلَسَ على المِنْبَر، فاجتمعَ الناسُ إليه، حتى إذا رَضِيَ من جماعتِهم قال: أيُّها الناس، إنِّي قد كُنتُ أمَرْتُ في أُمَّهاتِ الأولاد بأمرٍ قد علمتموه، ثم حدَثَ رأيٌ مخيرُ ذلك، فأيُّما امرئٍ كان عندَهُ أُمُّ ولد، فمَلَكَها بيمينه ما عاش، فإذا ماتَ فهي حُرَّةٌ لا سبيلَ لهُ عليها. فقال لي عبدُ الملك: منْ أنت؟ قلتُ: أنا محمد بن مُسلم بن عُبيد الله بن شهاب. فقال: أمَا واللهِ إنْ كان أبوكَ لأبًا نَعَّارًا في الفتنة، مؤذيًا لنا فيها. قال الزُّهري: فقلت: يا أميرَ المؤمنين، قلْ كما قال العبدُ الصالحُ: ﴿لَا تَثْرِيبَ عَلَيْكُمُ الْيَوْمَ يَغْفِرُ اللَّهُ لَكُمْ﴾ [يوسف: ٩٢]. فقال: أجل. ﴿لَا تَثْرِيبَ عَلَيْكُمُ الْيَوْمَ يَغْفِرُ اللَّهُ لَكُمْ﴾.
قال: فقلتُ: يا أميرَ المؤمنين، افرِضْ لي فإني منقطعٌ من الديوان. فقال: إن بلدك ما فرَضْنا فيه لأحدٍ منذُ وإن هذا الأمر. ثم نظر إلى قَبيصة وأنا وهو قائمان بين يديه، فكأنه أومأ إليه أن افرِضْ له؛ فقال: قد فَرضَ إليك أميرُ المؤمنين. فقلت: إني واللهِ ما خرَجْتُ من عندِ أهلي إلَّا وهم في شدَّةٍ وحاجةٍ ما يعلَمُها إِلَّا الله وقد عمَّتِ الحاجةُ أهلَ البلد. قال: قد وصلك أميرُ المؤمنين. قال: قلت: يا أميرَ المؤمنين، وخادمٌ يخدمُنا فإنَّ أهلي ليس لهم خادِمٌ إلَّا أختي فإنها الآن تعجنُ وتخبزُ وتطحَن. قال: قد أخدمكَ أميرُ المؤمنين.
وروى الأوزاعي عن الزُّهري، أنه روى أنَّ رسولَ الله
ﷺ
قال: "لا يَزني الزَّاني حين تزْني وهو مؤمن". فقلتُ للزُّهْري: ما هذا؟ فقال: من اللهِ العِلْم، وعلى رسولِ البَلاغ، وعلينا التسليم، أمرُّوا أحاديثَ رسولِ الله
ﷺ
كما =