Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

…

(1) L'Awzāʿī a rapporté d'al-Zuhrī : « Nous allions voir l'érudit, et rien ne nous plaisait davantage que d'apprendre sa politesse plutôt que son savoir. » (2) Sufyān a dit : « al-Zuhrī disait : “Untel m’a rapporté”, et il considérait cela comme une source de savoir. Il ne disait pas “c’était un érudit”. » (3) Mālik a déclaré : « Le premier à avoir consigné le savoir par écrit est Ibn Shihāb. » (4) Abū al-Malīḥ a affirmé : « C’est Hishām qui contraignit al-Zuhrī à écrire les hadiths, après quoi les gens commencèrent à écrire. » (5) Rashīd ibn Saʿd (ainsi dans le manuscrit Q, la correction probable étant « Rushdīn ibn Saʿd ») rapporte qu’al-Zuhrī disait : « Le savoir est un trésor, et ce sont les questions qui l’ouvrent. » (6) Al-Zuhrī affirmait : « Le savoir se capture par la question, comme on capture la bête sauvage. » (7) Ibn Shihāb descendait chez les Bédouins pour les enseigner afin que le savoir ne s’efface pas. Il disait : « Le savoir est perdu par l’oubli et l’abandon de la révision. » (8) Il ajoutait : « Si tu cherches ce savoir avec entêtement, il te dominera sans que tu puisses en tirer profit ; mais prends-le jour et nuit avec douceur, et tu en tireras avantage. » (9) Il disait aussi : « Personne d’aussi noble ne m’a autant impressionné que l’éloquence. » (10) « Le savoir est masculin, seuls les hommes le chérissent, tandis que leurs femmes le détestent. » (11) Al-Zuhrī passa près d’Abū Ḥāzim qui récitait : « Le Prophète ﷺ a dit », et il s’étonna : « Comment se fait-il que je vois des récits sans attache ni ceinture ? » (12) Il affirmait : « Rien n’est plus digne d’adorer Dieu que le savoir. » (13) Ibn Muslim Abū ʿĀṣim (selon Q et rapporté dans Ḥilyat al-Awliyāʼ (3/365-366) d’après ʿAbd Allāh ibn Muḥammad ibn Jaʿfar d’Abū ʿĀṣim) rapporta : « Duḥaym nous a dit, selon al-Walīd ibn Muslim, selon al-Qāsim ibn Hizzān, qu’il entendit al-Zuhrī dire : “On ne fait pas confiance au savoir d’un savant qui n’en fait pas usage, ni n’écoute la parole d’un savant qui n’est pas satisfait [de son enseignement].” » (14) Ḍamra, de Yūnus, d’après al-Zuhrī, rapporta : « Méfie-toi de la conserva­tion des livres par avidité. » Je demandai : « En quoi consiste leur avidité ? » Il répondit : « Les retenir prisonniers loin de leurs propriétaires. » (15) Al-Shāfiʿī rapporta d’al-Zuhrī : « Assister au rassemblement sans manuscrit est une humiliation. » (16) Al-Aṣmaʿī rapporta de Mālik ibn Anas, d’après Ibn Shihāb : « Je me suis assis auprès de Thaʿlabah ibn Abī Maʿīn qui me dit : “Je te vois aimer le savoir.” Je répondis : “Oui.” Il dit : “Alors suis ce cheikh”, désignant Saʿīd ibn al-Musayyib. » (17) « Je suis resté avec Saʿīd pendant sept ans, puis j’ai changé pour ʿUrwah, dont j’ai puisé abondamment la mer de science. » (18) Al-Layth rapporte que Ibn Shihāb disait : « Personne n’a jamais supporté un savant avec mon endurance, ni répandu son savoir comme je l’ai fait. Quant à ʿUrwah ibn al-Zubayr, c’est un puits que les seaux ne troublent pas, et quant à Ibn al-Musayyib, il se consacrait au peuple et son nom s’est répandu partout. » (19) Makki ibn ʿAbdān narra : « Muḥammad ibn ʿAbd al-ʿAzīz ibn ʿAbd Allāh al-Awsī nous rapporta que Mālik ibn Anas dit : Un des Banū Umayyah demanda à Ibn Shihāb au sujet de Saʿīd ibn al-Musayyib ; il loua sa science et informa de son état. Cela parvint à Saʿīd. Lorsque Ibn Shihāb arriva à Médine, il alla saluer Saʿīd, qui ne lui répondit pas ni ne lui parla. Après le départ de Saʿīd, al-Zuhrī marcha avec lui et lui dit : « Pourquoi t’es-tu absten­u de me parler après que je t’aie salué ? Que t’a-t-on dit sur moi ? Je n’ai dit que du bien. » Il répondit : « Tu m’as rappelé les Banū Marwān. » (20) Abū Ḥāṭim rapporta : « Makki ibn ʿAbdān nous a raconté, de Muḥammad ibn Yaḥyā, de ʿAṭṭāf ibn Khālid al-Mukhzumī, d’ʿAbd al-Aʿlā ibn ʿAbd Allāh ibn Abī Furwah, d’Ibn Shihāb : Un besoin frappa les habitants de Médine au temps de la fitna de ʿAbd al-Malik ibn… »
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
= وروى الأوزاعيُّ عن الزهري قال: كنَّا نأتي العالِم، فما نتعلَّمُ من أدبِه أحبُّ إلينا من عِلْمه. وقال سفيان: كان الزُّهري يقول: حدّثني فلان وكان من أوعيةِ العِلم. ولا يقول: كان عالمًا. وقال مالك: أولُ مَنْ دَوَّنَ العِلم ابنُ شهاب. وقال أبو المَلِيح: كان هشامٌ هو الذي أكرَهَ الزهريّ على كتابةِ الحديث، فكان الناسُ يكتبونَ بعد ذلك. وقال رشيد بن سعد (كذا في (ق)، ولعل الصواب فيه: "رشدين بن سعد".): قال الزهري: العلمُ خزائن، وتفتحُها المسائل. وقال الزهري: كان يُصطادُ العلمُ بالمسألة كما يُصادُ الوحش. وكان ابنُ شهاب يَنْزلُ بالأعراب يُعلِّمُهم لئلا يَنسَى العلم. وقال: إنما يُذهبُ العلمَ النسيانُ وتَرْكُ المذاكرة. وقال: إنَّ هذا العلم إنْ أخذتَهُ بالمُكابرَةَ غلَبَكَ ولم تظفَرْ منه بشيء، ولكنْ خُذْهُ مع الأيامِ والليالي أخذًا رَفيقًا تظفرْ به. وقال: ما أحدَث الناسُ مروءةً أعجبَ إليَّ من الفصاحة. وقال: العلمُ ذكَرٌ، لا يُحبُّهُ إلَّا الذكورُ من الرجال، ويكرَهُهُ مؤنَّثُوهم. ومرَّ الزُّهريُّ على أبي حازمٍ وهو يقول: قال رسولُ اللّه ﷺ ، فقال: ما لي أرى أحاديثَ ليس لها خُطُمٌ ولا أزِمَّة؟. وقال: ما عُبِدَ اللهُ بشيءٍ أفضلَ من العلم. وقال ابن مسلم أبي عاصم (كذا في (ق)، والخبر في حلية الأولياء (٣/ ٣٦٥، ٣٦٦)، وفيه: عبد اللّه بن محمد بن جعفر عن أبي عاصم.): حَدَّثَنَا دُحَيم، حَدَّثَنَا الوليد بن مسلم، عن القاسم بن هِزَّان، أنَّه سمع الزُّهْري يقول: لا يوثقُ الناسُ بعلمِ عالمِ لا يعمل به، ولا يؤمن بقولِ عالمٍ لا يرضى. وقال ضمرة عن يونس، عن الزهري، قال: إياك وغلولَ الكُتب. قلت: وما غلولُها؛ قال: حَبْسُها عن أهْلِها. وروى الشافعيُّ عن الزهري قال: حضور المجلِسِ بلا نُسخةٍ ذُلّ. وروى الأصمعي عن مالك بن أنس، عن ابن شهاب قال: جلستُ إلى ثعلبةَ بنِ أبي مَعين، فقال: أراكَ تُحبُّ العلم. قلتُ: نعم. قال: فعليك بذاك الشيخ. يَعني سعيدَ بن المُسيِّب. قال: فلزِمْتُ سعيدًا سبعَ سنين، ثم تحوَّلْتُ عنه إلى عروة، ففجَّرتُ ثَبَجَ بحرِه. وقال الليث: قال ابنُ شهاب: ما صبرَ أحدٌ على عليم صَبْري، وما نشرهُ أحدٌ قطُّ نشري. فأمَّا عروةُ بن الزُّبير فبئرٌ لا تُكدِّرُهُ الدِّلاء، وأمَّا ابنُ المسيِّب فانتصب للناس، فذهب اسمُه كلَّ مذهب. وقال مكي بن عبدان: حَدَّثَنَا محمد بن عبد العزيز بن عبد اللّه الأوسي، حدثنا مالك بن أنس أنَّ ابنَ شهاب سأله بعضُ بني أمية عن سعيد بن المسيِّب، فذكر علمَهُ بخير، وأخبرَهُ بحالِه؛ فبلغ ذلك سعيدًا، فلما قدم ابنُ شهاب المدينةَ جاء فسلَّم على سعيد، فلم يردَّ عليه ولم يكلِّمْه، فلما انصرف سعيد مَشَى الزهريُّ معه، فقال: ما لي سلَّمْتُ عليك فلم تكلِّمْني؟ ماذا بلغك عني؟ وما قُلتُ إلَّا خيرًا. قال له: ذكرتَني لبني مروان. قال أبو حاتم: حَدَّثَنَا مكي بن عبدان، حَدَّثَنَا محمد بن يحيى، حدّثني عطَّاف بن خالد المخزومي، عن عبد الأعلى بن عبد اللّه بن أبي فروة، عن ابن سْهاب قال: أصاب أهلَ المدينةِ حاجةٌ زمانَ فتنةِ عبدِ الملك بنِ =

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies