Et la transmission, ainsi que la jurisprudence, faisaient de lui un juriste complet.
Al-Ḥusayn ibn al-Mutawakkil al-ʿAsqalānī déclara : « J’ai vu la tombe d’al-Zuhrī à Shaghb, en Palestine, surélevée et enduite de plâtre. » (1)
Un jour, al-Awzāʿī s’arrêta devant cette tombe et s’exclama :
« Ô tombe, que renfermes-tu comme science et comme indulgence ?
Ô tombe, que renfermes-tu comme science et comme générosité ?
Et combien de traditions et de jugements as-tu rassemblés ! … » (2)
Al-Zubayr ibn Bakkār dit : « Al-Zuhrī mourut avec ses biens à Shaghb (3) dans la nuit du mardi, alors que dix-sept nuits du mois de Ramaḍān de l’an cent vingt-quatre s’étaient déjà écoulées. Il avait soixante-douze ans. On l’enterra en bord de route afin que les passants invoquent Dieu en sa faveur. »
On rapporta également qu’il serait décédé en l’an cent vingt-trois. Abū Maʿshar dit plutôt en l’an cent vingt-cinq. Mais la première version est la correcte, et Dieu sait mieux. (4)
(1) Dans les classes d’Ibn Saʿd (section complémentaire), p. 186 : « J’ai vu la tombe d’al-Zuhrī à ʾUdmi, située derrière Shaghb et Badā, qui sont les premières régions de la Palestine... ».
(2) Il en est de même dans (Q), tandis que dans (B, Ḥ) il n’est mentionné que sa parole : « Ô tombe, combien recèles-tu de science et de sagesse ».
(3) Dans (Q) : « à Shaghb deux », ce qui est une erreur de copie, alors que (B, Ḥ) confirment correctement, comme cela a été précédemment expliqué au sujet de Shaghb.
(4) Il s’agit également d’un ajout inséré, qui est :
[Section (ce passage n’existe pas dans (B, Ḥ), il s’agit d’un ajout provenant de (Q).) :
Al-Ṭabarānī rapporte d’Isḥāq ibn Ibrāhīm, qui nous a transmis par ʿAbd ar-Razzāq, d’après Muʿammar, ce dernier rapporte que Ṣāliḥ ibn Kaisān m’a dit : « Nous nous sommes réunis, al-Zuhrī et moi, cherchant le savoir, et nous avons dit : nous allons recopier les sunan ; alors nous avons écrit ce qui venait du Prophète (paix et bénédictions sur lui). Puis il m’a dit : Viens, écrivons ce qui vient de ses compagnons, car c’est une sunna. Je répondis : ce n’est pas une sunna, donc nous ne l’écrirons pas. Il écrivit ce qui venait d’eux et je n’écrivis pas, ainsi il réussit et je perdis. » (Rapporté par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya, 3/360, d’après al-Ṭabarānī ; rapporté aussi par Ibn Saʿd dans ses classes (section complémentaire), p. 168 ; et Abū al-Walīd al-Bājī dans al-Taʿdīl wa al-Tajrīḥ, 2/783, d’après ʿAbd ar-Razzāq).
L’imam Aḥmad rapporte d’après Muʿammar : « Nous étions d’avis que nous avions trop rapporté d’al-Zuhrī jusqu’à la mort d’al-Walīd, puis les registres furent chargés sur des bestiaux depuis son trésor. Il dit : de la science d’al-Zuhrī » (Ḥilyat al-Awliyāʾ, 3/361).
Il est rapporté d’al-Layth ibn Saʿd qu’il plaça le plateau devant Ibn Shuḥāb, qui se ressouvenait d’un hadith ; sa main resta posée sur le plateau jusqu’à l’aube, moment où il le valida (même source, extrait entre crochets).
Aṣbagh ibn al-Faraj rapporte d’après Ibn Wahb, d’après Yūnus, d’après al-Zuhrī, qui disait : « Il y a une vallée pour le savoir ; lorsque tu en descends dans les vallées, tu dois faire preuve de calme et de patience jusqu’à en sortir, car tu ne la traverses pas sans qu’elle te traverse ».
Al-Ṭabarānī rapporte : « Nous a raconté Aḥmad ibn Yaḥyā Thaʿlab, qui nous a rapporté al-Zubayr ibn Bakkār, qui a été informé par Muḥammad ibn al-Ḥasan ibn Zabāla, d’après Mālik ibn Anas, d’après al-Zuhrī, qui a dit : j’ai servi ʿUbayd Allāh ibn ʿUtba, à tel point que lorsque son serviteur sortait en disant « Qui est à la porte ? », la porte répondait : « C’est ton garçon l’ʿAmmash », et on pensait que j’étais son garçon, et que je le servais pour lui fournir de l’eau pour ses ablutions ».
Abd al-Raḥmān ibn Aḥmad rapporta d’après Muḥammad ibn ʿAbbād, d’après al-Thawrī, d’après Mālik ibn Anas — ou plutôt d’après al-Zuhrī — qu’il suivit Sāʿid ibn al-Musayyib trois jours à la recherche d’un hadith.