Al-Ḥusaynī a déclaré dans « Dhayl Tadhkirat al-Ḥuffāẓ » (p. 572) : « Kitāb al-Hadī wa al-Sunan, connu sous le nom de Jāmiʿ al-Masānīd, qu’il a classé par chapitres(1), est l’un de ses ouvrages les plus utiles. »
Al-Shawkānī a dit dans « al-Badr al-Ṭāliʿ » (1/153) : « Al-Hadī wa al-Sunan fī Aḥādīth al-Masānīd wa al-Sunan », où il a réuni le Musnad de l’imām Aḥmad, ainsi que ceux d’al-Bazzār, d’Abū Yaʿlā et d’Ibn Abī Shaybah, en plus des six recueils (al-kutub al-sitta).
Hājjī Khalīfah a écrit dans « Kashf al-ẓunūn » (1/573) : « Jāmiʿ al-Masānīd wa al-Sunan est un livre d’une grande importance, qui rassemble les ḥadīths des dix recueils principaux en islam. »
Aḥmad Shākir, dans l’introduction de ʿUmdat al-Tafsīr (p. 36), à propos du Jāmiʿ al-Masānīd, précise qu’on en conserve sept volumes à Dār al-Kutub al-Miṣriyyah, pour un total de 2280 feuillets, et qu’il en existe également des parties à l’Institut des manuscrits de la Ligue des États arabes.
L’ouvrage a été édité à Beyrouth, chez Dār al-Fikr, en 1999, en 36 parties réparties sur 18 volumes, plus une introduction. Le Dr. ʿAbd al-Muṭī Amīn Qalʿajī en a collationné les sources, identifié les sources des ḥadīths et apporté des commentaires.
Dans l’introduction(2), on lit : « Comment l’idée du “Jāmiʿ al-Masānīd wa al-Sunan” a-t-elle vu le jour ? » Ibn Kathīr doit la rédaction de cet ouvrage à son maître, le ḥāfiẓ Jamāl al-Dīn al-Mizzī. Il ne fait aucun doute que le développement de la méthode de référencement des ḥadīths, notamment par la compilation de leurs “aṭrāf” (renvois), est parvenu à maturité entre les mains de ce dernier, grâce à son précieux ouvrage « Tuḥfat al-Ashrāf bi-Maʿrifat al-Aṭrāf », qui porte sur les six recueils (al-kutub al-sitta) et leurs compléments(3).
Le travail entrepris par le ḥāfiẓ Ibn Kathīr était de très grande envergure : il consistait en un projet vaste et complexe, auquel il se consacra dans les dernières années de sa vie. Ce fut d’ailleurs son ultime publication, et elle lui demanda beaucoup d’efforts.
Mais comment naquit l’idée de ce grand recueil ? Ibn Kathīr avait étudié de manière approfondie « Tuḥfat al-Ashrāf » et il en conservait un exemplaire personnel, sur lequel il ajouta un certain nombre de remarques et d’additions