Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Il est rapporté qu’il transmit de son maître, ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, ainsi que d’un groupe de Compagnons tels que Rāfiʿ ibn Khadīj, Abū Saʿīd, Abū Hurayra, Umm Salama et d’autres encore. De nombreux Tābiʿīn et d’autres générations recueillirent également ses hadiths. Il faisait partie des hommes de confiance, nobles, et figurait parmi les éminents imams. Al-Bukhārī a dit : « La chaîne de transmission la plus authentique est : Mālik, d’après Nāfiʿ, d’après Ibn ʿUmar. » (1)

D’autres ont déclaré : « ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz l’avait dépêché en Égypte pour enseigner aux gens la Sunna. Plusieurs imams ont fait son éloge et l’ont considéré comme digne de confiance. » Il mourut cette année-là selon l’avis le plus répandu.

Dhū al-Rumma, le poète (2), de son vrai nom Ghaylān ibn ʿUqba ibn Buhaysh (3), appartenait à la tribu de Banū ʿAbd Manāt ibn Udd ibn Ṭābakha ibn Ilyās ibn Muḍar. Connu sous le surnom Abū al-Ḥārith, il comptait parmi les plus grands poètes et possédait un recueil célèbre. Il chantait son amour pour Mayy, fille de Muqātil ibn Ṭilba ibn Qays ibn ʿĀṣim al-Minqarī, qui était d’une grande beauté, tandis que lui était de constitution laide et avait la peau sombre ; il n’y avait entre eux ni propos obscènes ni turpitude. Ils ne s’étaient jamais vus : il entendait parler d’elle et elle entendait parler de lui.

On raconte qu’elle avait fait le vœu de sacrifier un chameau (jazūr) si jamais elle en venait à le rencontrer. Lorsqu’elle le vit, elle s’exclama : « Quelle honte ! » et refusa de lui montrer son visage, hormis une seule fois. Il composa alors :

« Sur le visage de Mayy, un éclat de douceur… / mais sous ses vêtements, il y a une nudité qui se dévoilerait si elle se montrait. »

Il dit : « Elle s’est dévêtue de ses habits » ; puis :

« Ne vois-tu pas que l’eau change au goût, / même si la couleur de l’eau demeure blanche et limpide ? »

Elle répliqua : « Cherches-tu à en goûter la saveur ? » Il répondit : « Par Dieu, oui. » Elle dit : « Tu goûteras la mort avant de la goûter. » Il récita alors :

« Quel dommage pour cette poésie qui s’en est allée, / consacrée à Mayy, sans que je puisse guérir l’égarement de mon cœur ! » (4)

Ibn Khallikān (5) a dit : « Parmi ses vers bien connus, on rapporte qu’il a récité : »

(1) Al-Nubalāʾ (5/95), Tadkīrat al-Ḥuffāẓ (1/99), al-ʿIbar (1/147), Mirʾāt al-Jinān (1/251), Tahdhīb al-Tahdhīb (12/414), Ṭabaqāt al-Ḥuffāẓ, p. 47, Shudhurrāt al-Dhahab (1/154). (1) Rapporté par al-Bayhaqī dans al-Sunan al-Kubrā (10/283) (numéro 21169), mentionné également par al-Dhahabī dans Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (5/97). (2) Sa biographie se trouve dans Ṭabaqāt Fuḥūl al-Shuʿarāʾ (2/534), al-Aghāni (5/18), al-Muntaẓam (7/72), Wafayāt al-Aʿyān (4/11), Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (5/267), Nuzhat al-Albāb (p. 291), al-Ikmāl (1/376), al-Nujūm al-Zāhira (1/248). (3) Son nom a été consigné incorrectement dans toutes les sources principales, extraites de ses diverses biographies. (4) Rapporté par Abū al-Faraj al-Asbahānī de façon similaire dans al-Aghāni (18/32). (5) Dans son ouvrage Wafayāt al-Aʿyān (4/13).
روى عن مولاه عبد اللّه بن عمر، وجماعةٍ من الصحابة، مثل رافع بن خَدِيج، وأبي سعيد، وأبي هريرة، وأمِّ سَلَمة، وغيرِهم. ورَوَى عنه خَلْقٌ من التابعينَ وغييرهم، وكان من الثقاتِ النُّبَلاء، والأئمةِ الأجِلَّاء. قال البخاري: أصَحُّ الأسانيد مالك عن نافع عن ابن عمر (١) . وقال غيرُه: كان عمرُ بن عبد العزيز قد بعثَهُ إلى مصر يعلِّمُ الناسَ السُّنن، وقد أثنى عليه غيرُ واحدٍ من الأئمة ووثَّقوه. ومات في هذه السنة على المشهور. ذو الرُّمَّة الشاعر (٢) : واسمه غَيلان بن عُقْبَة بن بُهَيش (٣) ، من بني عبدِ مَنَاة بن أُدِّ بن طابخةَ بنِ إلْياس بن مُضَر، أبو الحارث، أحدُ فُحولِ الشعراء، وله ديوانٌ مشهور، وكان يتغزَّل في ميّ بنت مقاتل بن طِلْبة بن قيس بن عاصم المِنْقَري، وكانتْ جميلة، وكان هو دَمِيمَ الخَلق، أسودَ اللَّون، ولم يكنْ بينهما فُحْشٌ ولا خَنَا، ولم يكنْ رآها قطُ ولا رأَتْهُ، وإنما كانتْ تسمَعُ به ويَسمعُ بها. ويقال: إنَّها كانت تنذُرُ إنْ هي رأَتْهُ أنْ تذبح جَزُورًا، فلمّا رأْتُه قالتْ: واسوأتاه! ولم تُبدِ له وَجْهَها قَطُ إلَّا مرَّةً واحدة، فأنشأ يقول: على وجهِ مَيٍّ لَمْحَةٌ من حلاوةٍ … وتحتَ الثيابِ العارُ لو كان بادِيَا قال: فانسلخَتْ من ثيابها، فقال: ألم ترَ أنَّ الماءَ يَخْبُثُ طَعمُهُ … وإنْ كان لونُ الماءِ أبيضَ صافِيَا فقالت: تريدُ أنْ تذوقَ طعمَه؟ فقال: إي واللّه. فقالت: تذوقُ الموتَ قبلَ أنْ تذوقَه. فأنشأ يقول: فوَاضَيعةَ الشعرِ الذي راحَ وانقضى … بِمَيٍّ ولم أملِكْ ضلالَ فؤادِيَا (٤) قال ابن خَلِّكان (٥) : ومن شعرهِ السائر بين الناس ما أنشده:
= النبلاء (٥/ ٩٥)، تدكرة الحفاظ (١/ ٩٩)، العبر (١/ ١٤٧)، مرآة الجنان (١/ ٢٥١)، تهذيب التهذيب (١٢/ ٤١٤)، طبقات الحفاظ ص (٤٧)، شذرات الذهب (١/ ١٥٤). (١) أخرجه البيهقيّ في السنن الكبرى (١٠/ ٢٨٣) (٢١١٦٩)، وذكره الذهبي في سير أعلام النبلاء (٥/ ٩٧). (٢) ترجمته في طبقات فحول الشعراء (٢/ ٥٣٤)، الأغاني (٥/ ١٨)، المنتظم (٧/ ٧٢)، وفيات الأعيان (٤/ ١١)، سير أعلام النبلاء (٥/ ٢٦٧) نزهة الألباب (٢٩١)، الإكمال (١/ ٣٧٦)، النجوم الزاهرة (١/ ٢٤٨). (٣) صُحِّف اسمه في الأصول كلها، والحبت من مصادر ترجمته. (٤) أخرجه أبو الفرج الأصبهاني بنحوه في الأغاني (١٨/ ٣٢). (٥) في كتابه وفيات الأعيان (٤/ ١٣).

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