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Nafiʿ, le client affranchi d’Ibn ʿUmar (1), Abū ʿAbd Allāh al-Madani : il serait originaire des terres du Maghreb, mais certains disent qu’il venait de Nishapur, d’autres de Kaboul, et d’autres encore rapportent une autre origine.
= Il répondit à Abī : « Qui est-ce ? » Il dit : « Mon fils. » Il demanda : « Quelle est ta satisfaction à son sujet ? » Il répondit : « Il ne me reste aucune qualité de bonté, ô Abū Ayyūb, que je ne l’aie vue en lui, sauf une seule. » Il demanda : « Laquelle ? » Il répondit : « Qu’il meure et que j’en sois récompensé — ou dit : que je le déclare en attente [de rétribution] — puis mon père le quitta ; alors je dis : « Qui est cet cheikh ? » Il dit : « Makḥūl » (rapporté par Abū Naʿīm dans al-Ḥilya, vol. 4, p. 90-91).
Il a dit : « Les pires des hommes sont les hypocrites ; et personne ne porte du lin sauf un riche ou un égaré » (rapporté par Abū Naʿīm dans al-Ḥilya, vol. 4, p. 92).
L’imām Aḥmad a rapporté de lui : « Ô fils d’Adam, allège ta charge, car ton dos ne supporte pas tout ce que tu portes de l’injustice d’autrui, la consommation de la richesse d’autrui, la fraude d’autrui, et tout cela tu le portes sur ton dos, alors allège ton dos. » Il a dit aussi : « Vos œuvres sont peu nombreuses, alors sincérisez ce peu. » Et il dit : « Aucun peuple ne commet le blâmable dans leur assemblée sans que leur destruction soit certaine » (source précédente).
ʿAbd Allāh ibn Aḥmad a rapporté de lui qu’il lut le verset : « Et différenciez-vous aujourd’hui, ô criminels ! » [Sūra Yā Sīn, 36:59], puis s’éloigna jusqu’à ce qu’il pleure, puis dit : « Les créatures n’ont jamais entendu une admonestation plus sévère que celle-ci » (source précédente, où il est écrit « blâme » plutôt que « admonestation »).
Abū ʿAwāna a dit : « Ḥā ʾIbrāhīm (dans (ق) : « Ḥaddathanā Ibrāhīm » est une altération), ici dans la chaîne de transmission d’Abū Naʿīm dans al-Ḥilya, il y a une marque de changement dans la chaîne, ce qui est indiqué par ce qui est entre crochets. » Ibn ʿAbd Allāh nous a raconté, Muḥammad ibn Isḥāq, Qutayba ibn Saʿīd, Khālid : ils dirent tous deux d’après Ḥuṣain ibn ʿAbd al-Raḥmān d’après Maymūn : « Quatre choses dont il ne faut pas parler : ʿAlī, ʿUthmān, le destin, et les astres » (rapporté par Abū Naʿīm dans al-Ḥilya, vol. 4, p. 92).
Il a dit : « Méfiez-vous de toute passion qui se nomme autrement que l’islam » (source précédente).
Chabbāba a rapporté de Fūrāt ibn al-Sāʾib : « J’ai demandé à Maymūn : ‘‘ʿAlī est-il plus vertueux, selon toi, ou bien Abū Bakr et ʿUmar ?’’ Il trembla jusqu’à ce que son bâton lui tombe de la main, puis dit : ‘‘Je ne pensais pas que je vivrais jusqu’à une époque où ils seraient mis sur un pied d’égalité avec quelqu’un d’autre. Ils étaient le rejet de l’islam, la tête de l’islam et la tête de la communauté. » Je dis : « Abū Bakr fut-il le premier à embrasser l’islam ou ʿAlī ? » Il répondit : « Par Dieu, Abū Bakr crut au Prophète ﷺ à l’époque de Bahīrā le moine alors que celui-ci l’avait rencontré, et Abū Bakr était celui qui décidait entre lui et Khadīja, au point qu’il la prit en mariage, tout cela avant la naissance d’ʿAlī, et il était son compagnon et son ami avant cela » (rapporté par Abū Naʿīm dans al-Ḥilya, vol. 4, p. 92-93).
Maymūn ibn Mihrān a rapporté d’après Ibn ʿUmar que le Messager de Dieu ﷺ a dit : « Rarement, à la fin des temps, se trouve une dirham licite, ou un frère fiable » (rapporté par Abū Naʿīm dans al-Ḥilya, vol. 4, p. 94 ; chaîne faible).
Il a aussi rapporté d’après Ibn ʿUmar que le Prophète ﷺ a dit : « Le pire des biens à la fin des temps ce sont les esclaves » (rapporté par Abū Naʿīm dans al-Ḥilya, vol. 4, p. 94), ce hadith est faux, mentionné par Ibn al-Jawzī dans al-Mawḍūʿāt (vol. 2, p. 235).
Ibn Abī al-Dunyā a rapporté de lui : « Qui cherche la satisfaction des frères sans rien [attendre], alors qu’il se lie d’amitié avec les morts. »
Il a dit : « Celui qui a fait du tort à quelqu’un et a manqué de sortir de son injustice, s’il implore pardon après chaque prière, il sortira de son injustice ; cela, Dieu voulant, inclut les atteintes au corps, aux biens et autres injustices. »
Maymūn a dit : « Le meurtrier, celui qui ordonne, celui qui obéit, l’injuste et celui qui consent à l’injustice, tous ont le même fardeau de culpabilité. »
Il a dit : « La meilleure patience est celle sur ce que ton âme déteste de l’obéissance à Dieu – Exalté soit-Il –. »
Maymūn a rapporté de plusieurs compagnons, il vivait à al-Raqqa. Qu’Allah lui fasse miséricorde.
(1) Sa biographie se trouve dans at-Tārīkh al-Kabīr (vol. 8, p. 84), Maʿrifat al-Thiqāt d’al-ʿAjlī (vol. 2, p. 310), al-Thiqāt d’Ibn Ḥibbān (vol. 5, p. 467), al-Jarḥ wa al-Taʿdīl (vol. 8, p. 451), Tahdhīb al-Asmāʾ wa al-Lughāt (vol. 2, p. 123), Wafayāt al-Aʿyān (vol. 5, p. 367), Siyar Aʿlām an-Nubalāʾ.
نافع مولى ابن عمر
(١)
أبو عبد اللّه المدني: من بلاد المغرب، وقيل من نيسابور، وقيل من كابُل،
وقيل غيرُ ذلك.
= له أبي: منْ هذا؟ قال: ابني. قال: كيف رِضاكَ عنه؟ فقال: ما بَقيتْ خَصْلةٌ يا أبا أيُّوب من خصال الخير إلَّا وقد رأيتُها فيه إلَّا واحدة. قال: وما هي؟ قال: أنْ يموتَ فأُؤجَرَ فيه - أو قال: فاحتسبه - ثم فارَقَهُ أبي؛ فقلتُ منْ هذا الشيخ؟ فقال: مَكْحول (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٩٠، ٩١).).
وقال: شرُّ الناسِ العيَّابون، ولا يَلْبسُ الكَتَّانَ إلَّا غَنيٌّ أو غَوِيّ (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٩٢).).
وروى الإمام أحمد عنه قال: يا بنَ آدم، خَفِّفْ عن ظَهرِك، فإنَّ ظهرَك لا يُطيقُ كل هذا الذي يَحْمِلُ مِنْ ظُلْم هذا، وأكْلِ مالِ هذا، وغَشْمِ هذا، وكل هذا على ظهرِك تَحْمِلُه، فخَففْ عن ظهرِك. وقال: إن أعمالَكُمْ قليلة فأخلِصُوا هذا القليل. وقال: ما أتَى قومٌ في نادِيهمُ المُنْكَرَ إلَّا حَقَّ هَلاكُهُمْ (المصدر السابق.).
وروى عبدُ اللّه بن أحمد عنه، أنَّه قرأ: ﴿وَامْتَازُوا الْيَوْمَ أَيُّهَا الْمُجْرِمُونَ﴾ [يس: ٥٩] ثم فارَقَ حتَّى بَكَى، ثم قال: ما سَمِعَ الخلائقُ بَنعْتِ أشدَّ منه (المصدر السابق، وفيه "بعتبٍ قط … ".).
وقال أبو عوانة: ح إبراهيم (في (ق): "حَدَّثَنَا إبراهيم" وهو تحريف، هنا في إسناد أبي نعيم في الحلية علامة تحويل للسند، وما يأتي بين معقوفين منه يبين ذلك.) بن عبد اللّه، حدثنا محمد بن إسحاق، حَدَّثَنَا قُتيبة بن سعيد، حَدَّثَنَا خالد، [قالا]: عن حُصين بن عبد الرحمن، عن مَيمون، قال: أربعٌ لا تكلمَ فيهم: عليٌّ، وعثمان، والقدر، والنجوم (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٩٢.).).
وقال: احذروا كلَّ هوىً يسَمَّى بغيرِ الإسلام (المصدر السابق.).
وروَى شبَابةُ عن فرات بن السائب، قال: سألتُ ميمونَ: أعَلِيٌّ أفْضَلُ عندَك أمْ أبو بكرٍ وعمر؟ فارتعد حتى سقطَتْ عصاهُ من يدهِ، ثم قال: ما كنتُ أظُنُّ أنْ أبقَى إلى زمان يُعْدَلُ بهما غيرُهما، إنهما كانا رِدْأَيِ الإسلام، ورأسَ الإسلام، ورأسَ الجماعة. فقلتُ: فأبو بكرٍ كانَ أولَ إسلامًا أمْ علي؟ فقال: واللهِ لقد آمنَ أبو بكرٍ بالنَّبِيِّ
ﷺ
زَمَنَ بَحيرا الرَّاهب حين مَرَّ به، وكان أبو بكر هو الذي يختلفُ بينه وبينَ خَدِيجة، حتى أنْكَحَها إيَّاه، وذلك كُلُّه قَبْلَ أنْ يُولَدَ علي، وكان صاحبَهُ وصديقَهُ قبلَ ذلك (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٩٢، ٩٣).).
وروى مَيمون بن مِهران عن ابن عمر، قال: قال رسول الله
ﷺ
: "قَلَّما يوجَدُ في آخر الزمان درهمٌ من حلال، أو أخٌ يُوثَقُ به" (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٩٤)، وإسناده ضعيف.).
وروَى عن ابن عُمرَ أيضًا، عن النَّبِيِّ
ﷺ
، قال: "شَرُّ المالِ في آخرِ الزمانِ المماليكُ" (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٩٤) وهو حديث موضوع ساقه ابن الجوزي في الموضوعات (٢/ ٢٣٥).).
وروى ابنُ أبي الدنيا عنه قال: مَنْ طلبَ مرضاةَ الإخوانِ بلا شيءٍ فَلْيصادِقْ أهلَ القبور.
وقال: من ظَلَمَ أحدًا ففاته أنْ يَخرُج من مَظْلِمَتِه، فاستغفر له دُبُرَ كل صلاةٍ، خَرَج من مَظْلِمَتِه، وهذا إنْ شاء الله يدخل فيه الأعراضُ والأموالُ وسائرُ المظالم.
وقال ميمون: القاتلُ والآمِرُ. والمأمورُ والظالِمُ والراضي بالظُّلم، كلُّهم في الوِزْرِ سَوَاء.
وقال: أفضلُ الصبرِ الصبرُ على ما تكرَهُ نفسُكَ من طاعةِ اللّهِ
﷿
.
روى مَيمون عن جماعةٍ من الصحابة، وكان يسكنُ الرَّقَّة. رحمه الله تعالى].
(١) ترجمته في التاريخ الكبير (٨/ ٨٤)، معرفة الثقات للعجلي (٢/ ٣١٠)، الثقات لابن حبان (٥/ ٤٦٧)، الجرح والتعديل (٨/ ٤٥١)، تهذيب الأسماء واللغات (٢/ ١٢٣)، وفيات الأعيان (٥/ ٣٦٧)، سير أعلام =