Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

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= À la désobéissance envers Dieu, rappelle-lui les péchés qu'il a commis entre toi et lui (rapporté par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya (4/88, 89)). Qutayba a dit : « Nous a rapporté Jaʿfar ibn Burqān : j'ai entendu Maymūn ibn Mihrān dire : un homme ne peut être parmi les pieux tant qu'il ne se reproche pas plus sévèrement que le partenaire ne le fait vis-à-vis de son associé, afin qu'il sache d'où vient sa nourriture, d'où vient sa boisson [et d'où viennent ses vêtements] : s'agit-il de licite ou d'illicite ? » (source précédente, p. 89). Abū Zurʿa ar-Rāzī a déclaré (dans al-Q) : « Abū Zurʿa ad-Dārimī, attesté dans al-Ḥilya : Saʿīd ibn Ḥafṣ an-Nufaylī nous a rapporté d'Abū al-Malīḥ de Maymūn, qu’il disait : le pervers est semblable à une bête féroce, si tu lui parles et le relâches, tu as alors laissé une bête féroce parmi les musulmans » (rapporté par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya (4/91)). Jaʿfar ibn Burqān a dit : j’ai dit à Maymūn ibn Mihrān : Untel retarde sa visite auprès de toi, il répondit : quand l'affection est ferme dans les cœurs, cela ne pose pas de problème même si la visite est tardive (source précédente). Ahmed a dit : « Maymūn ar-Raqqī nous a rapporté d’al-Ḥasan Abū al-Malīḥ de Maymūn qui a dit : tu ne trouveras pas un ennemi plus facile à affronter que ton propre ventre ou ton dos » (source précédente). L’Imam Ahmed a également dit : « Abdallāh ibn Maymūn nous a rapporté d’al-Ḥasan d’Habīb ibn Abī Marzūq qui a dit : j’ai vu Maymūn portant une djubba en laine sous ses vêtements, je lui ai demandé : qu’est-ce que c’est ? Il répondit : oui, ne le dis à personne » (rapporté par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya (4/91-92)). Abdallāh ibn Ahmed a dit : « Yāḥyā ibn ʿUthmān nous a rapporté d’Abū al-Malīḥ de Maymūn qui a dit : celui qui commet secrètement une faute doit se repentir secrètement, et celui qui la commet ouvertement doit se repentir ouvertement, car Allah pardonne sans reprocher, tandis que les gens reprochent sans pardonner » (rapporté par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya (92/4)). Jaʿfar a dit : Maymūn a dit : au sujet de la richesse, trois fléaux existent : si le propriétaire échappe à l’un, il ne peut échapper aux deux autres ; s’il échappe à deux, il est probable qu’il ne puisse échapper au troisième. Ainsi, la richesse doit être licite et pure ; lequel d’entre vous garantit que son gain sera sûr et sans inclure que du licite ? S’il est sauf à cet égard, il doit s’acquitter des droits obligatoires sur sa richesse ; s’il est aussi sauf à cela, il doit dans ses dépenses éviter d’être ni dépensier excessif ni avare. Il a dit : « j’ai entendu Maymūn dire : le jeûne le plus facile est de s’abstenir de nourriture et de boisson » (rapporté par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya (4/89-90)). Abdallāh ibn Ahmed a dit : « Yāḥyā ibn ʿUthmān al-Ḥarbī nous a rapporté d’Abū al-Malīḥ de Maymūn ibn Mihrān qui a dit : aucun homme ne parvient à un grand bien — qu’il soit prophète ou autre — qu’avec patience » (rapporté par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya (4/90)). C’est avec cette chaîne de transmission qu’il déclara : « le monde est doux et vert, entouré par les désirs, et le diable est un ennemi présent, il pense — dans al-Ḥilya : "fatan" (alerte) — que l’affaire de l’au-delà est retardée, tandis que celle du monde est urgente » (source précédente). Yūnus ibn ʿUbayda a dit : il y eut une épidémie près des terres de Maymūn ibn Mihrān, je lui écrivis pour lui demander de ses proches, il me répondit : "J’ai reçu ta lettre me demandant de mes proches, malheureusement dix-sept personnes parmi ma famille et mes proches sont décédées. Je déteste le malheur quand il arrive, et quand il repart, cela ne me réjouit pas qu’il ne soit plus là. Quant à toi, accroche-toi au Livre de Dieu, car les gens s’y sont habitués — c’est-à-dire qu’ils se sont familiarisés avec — et préfèrent les récits, ce qu’on appelle 'les paroles des hommes'. Prends garde à ne pas débattre dans la religion." Abū ʿUbayd a précisé dans al-Gharīb (il s’agit de al-Qāsim ibn Sallām dans son livre al-Gharīb al-Ḥadīth (4/473)). L’expression a été déformée dans al-Ḥilya et al-Q, j’ai choisi la version authentique d’al-Gharīb al-Ḥadīth : "bahaw bihi" avec un sukun sur le mīm, ce qui signifie qu’ils se sont familiarisés avec lui. ʿAmr ibn Maymūn a dit : j’étais avec mon père en procession autour de la Kaʿba lorsqu’un vieil homme rencontra mon père et l’embrassa, et avec le vieil homme se trouvait un jeune homme d'à peu près mon âge. Il dit : =
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= معصيةِ اللّه، وذَكِّرْهُ الذنوبَ التي أذنبَ بينك وبينه (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٨٨، ٨٩).). وقال قُتيبة: حَدَّثَنَا جعفر بن بُرْقان: سمعتُ مَيمون بن مِهْران يقول: لا يكونُ الرجلُ منَ المتَّقين حتى يُحاسبَ نفسَهُ أشدَّ من محاسبةِ الشَّريك شَرِيكَه، حتى يعلمَ من أين مَطْعَمُه؛ ومن أين مَشْربُه؟ [ومن أين مَلْبَسُه؟] أمِنْ حلالٍ ذلك أمْ من حرام (المصدر السابق ص (٨٩).)؟. وقال أبو زُرْعة الرازي (في (ق): "أبو زرعة الدارمي، والمثبت من الحلية.): حَدَّثَنَا سعيدُ بن حَفْص النُّفَيلي، حَدَّثَنَا أبو المليح عن ميمون، قال: الفاسقُ بمَنْزلةِ السَّبُع، فإذا كلمتَ فيه فخلَّيْتَ سبيلَهُ، فقد خَلَّيْتَ سَبُعًا على المسلمين (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٩١).). وقال جعفر بن بُرْقان: قلت لميمون بن مِهران: إنَّ فلانًا يستبطئُ نفسَهُ في زيارتِك، قال: إذا ثبتَتِ المودةُ في القلوب فلا بأسَ وإنْ طالَ المُكْثُ (المصدر السابق.). وقال أحمد: حَدَّثَنَا مَيمون الرَّقِّي، حَدَّثَنَا الحسن أبو المَليح، عن مَيمون، قال: لا تَجِدُ غريمًا أهونَ عليك من بطنِكَ أو ظَهْرِك (المصدر السابق.). وقال الإمام أحمد أيضًا: حَدَّثَنَا عبد اللّه بن مَيمون، حَدَّثَنَا الحسن، عن حَبيب بن أبي مَرْزوق، قال: رأيت على مَيمون جُبَّةَ صوفٍ تحتَ ثيابِه، فقلتُ له: ما هذا؟ قال: نعَمْ، فلا تُخبِرْ بِهِ أحدًا (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٩١، ٩٢).). وقال عبد اللّه بن أحمد: حدّثي يحيى بن عثمان، حَدَّثَنَا أبو المليح عن ميمون، قال: منْ أساءَ سِرًّا فَلْيَتُبْ سِرًّا، ومنْ أساءَ علانيةً فَلْيَتُبْ علانيةً، فإنَّ اللّه يغفِرُ ولا يعيِّر، وإنَّ الناسَ يُعَيِّرونَ ولا يغفِرون (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٩٢/ ٤).). وقال جعفر: قال ميمون: في المال ثلاثُ آفات: إنْ نَجَا صاحبُه من واحدة لم ينْجُ من اثنتَيْن، وإنْ نَجَا من اثنتَيْن كان قَمِينًا أنْ لا يَنْجوَ من الثالثة، يَنبغي أنْ يكونَ حَلالًا طيِّبًا؛ فأيُّكمُ الذي يَسْلمُ كَسْبُه فلم يُدخِلْهُ إِلَّا طيِّبًا، فإنْ سَلِم من هذه فيَنبغي أنْ يؤديَ الحقوقَ التي تَلْزَمُهُ في مالِه؛ فإنْ سلم من هذه فينبغي أنْ يكونَ في نفَقَتِه لش بمُسْرفٍ ولا مُقَتِّر. وقال: سمعتُ ميمونًا يقول: أهونُ الصَّوم تَرْكُ الطعامِ والشراب (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٨٩، ٩٠).). وقال عبد اللّه بن أحمد: حَدَّثَنَا يحيى بن عثمان الحَرْبي، حَدَّثَنَا أبو المليح عن مَيمون بن مِهران، قال: ما نالَ رجلٌ من جَسيم الخير - نبيٌّ أو غيرُه - إلَّا بالصبر (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٩٠).). وبهذا الإسناد قال: الدنيا حُلوة خَضِرَة، قد حُفَّتْ بالشهوات، والشيطانُ عدوٌّ حاضر، فيظنُّ (في الحلية: "فطن".) أنَّ أمْرَ الآخرة آجِل، وأمرَ الدنيا عاجل (المصدر السابق.). وقال يونس بن عُبيدة: كان طاعونٌ قِبَلَ بلادِ مَيمون بن مِهران، فكتبتُ إليه أسألُهُ عن أهله، فكتب إلي: بلَغَني كتابُكَ تسألُني عن أهلي، هانَّه ماتَ من أهْلي وخاصَّتي سبعةَ عشرَ إنسانًا، وإني أكرهُ البلاءَ إذا أقبلَ، فإذا أدبر لم يَسُرَّني أنه لم يَسُرَّني أنه لم يكنْ؛ وأمَّا أنت، فعليك بكتابِ اللّه، فإن النَّاسَ قد بَهَوْا به - يعني أنِسُوا - واختاروا الأحاديثَ أحاديثَ الرجال؛ وإياك والمِرَاءَ في الدين. قال أبو عُبيد في الغريب (هو القاسم بن سلّام في كتابه غريب الحديث (٤/ ٤٧٣). وقد صُحفت العبارة في الحلية و (ق)، وأثبتُّ ما جاء في غريب الحديث.): بَهَؤوا بِه - مَهْموزًا - ومعناه أنِسُوا به. وقال عمرو بن مَيمون: كنتُ مع أبي ونحنُ نطوفُ بالكعبة فلَقيَ أبي شيخٌ فعانقه، ومع الشيخ فَتًى نَحْوٌ مِنِّي. فقال =

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