Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

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Il a dit : J'ai entendu Ibn ʿAbbās dire : « Je n'ai jamais entendu parler d'un mal à l'égard d'un frère à moi sans que je ne le place dans l'une des trois catégories suivantes : s'il est au-dessus de moi, je connais sa valeur ; s'il est mon égal, je lui fais preuve de générosité ; et s'il est inférieur, je ne m'en soucie pas. Tel est mon attitude envers moi-même ; quiconque s'en dégage, certes la terre d'Allah est vaste » (rapporté par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya, 4/85). Abān ibn Abī Rāchid al-Qushayrī a dit : « Lorsque je voulais partir pour l'été, je venais saluer Maymūn ibn Mihrān, qui ne me disait jamais plus de deux mots : « Crains Allah, et ne te laisse ni tromper par l'espoir ni emporter par la colère » » (même source ; dans un autre manuscrit : « ... et ne te laisse pas changer par l'espoir... »). Abū al-Malīḥ, parlant de Maymūn, a dit : « Les savants sont ma direction dans chaque ville, ils sont mes bien-aimés dans toute l’Égypte, et j'ai trouvé la rectitude de mon cœur dans la compagnie des savants » (même source). Concernant le verset : « Seuls les endurants recevront leur récompense sans mesure » [Az-Zumar : 10], il a dit : « des chambres » (rapporté par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya, 4/87). Il a dit : « Mieux vaut pour moi donner un dirham en aumône de mon vivant que cent dirhams après ma mort » (même source). Il a dit : « Le dhikr est double : évoquer Allah par la langue, et meilleur encore est de L'évoquer aux moments où Il a permis et interdit, et au moment du péché, afin de s'en détourner alors que l'on est sur le point de commettre la faute » (même source, les passages entre crochets sont tirés de lui). Il a dit : « Il y a trois choses où le mécréant et le croyant sont égaux : restituer la confiance à celui qui te l'a confiée, qu'il soit musulman ou mécréant ; bien traiter les parents même s'ils sont mécréants ; et tenir la promesse envers croyants et non-croyants » (même source). Et Abū al-Malīḥ (dans [Q]) a ajouté : « Safwān a rapporté de Khalaf ibn Ḥawshab de Maymūn », ce qui est attesté par les sources de transmission. Maymūn a dit : « Je n'ai pas connu celui qui ne remplissait pas ses yeux d'ardeur vers le ciel en espérant son Seigneur » (rapporté par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya, 4/88 ; mentionné également par Ibn al-Jawzī dans Ṣifat aṣ-Ṣafwa, 4/194, et par al-Dhahabī dans sīrat al-salaf, 5/77). Aḥmad ibn Bazīʿ a rapporté : « Yalā ibn ʿUbayd nous a relaté qu'Hārūn Abū Muḥammad al-Barbarī nous a dit qu'ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz désigna Maymūn ibn Mihrān comme gouverneur de l'Île (al-Jazīra), chargé de son administration et de ses recettes fiscales ; il y séjourna un temps, puis écrivit à ʿUmar pour démissionner, disant : « Tu m'as chargé d'une mission que je ne peux supporter : juger entre les gens alors que je suis un vieil homme faible et délicat. » ʿUmar lui répondit : « Perçois les bonnes taxes, et juge en fonction de ce qui te paraît clair ; si quelque chose t'est obscur, remonte-le-moi. Car si les gens abandonnaient une affaire trop difficile pour eux, ni la religion ni ce monde n’auraient de valeur pour eux » » (rapporté par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya, 4/88). Qutayba ibn Saʿīd a dit : « Kathīr ibn Hishām nous a relaté, de Jāʿfar ibn Burqān, qu'il a entendu Maymūn ibn Mihrān dire : « Lorsqu'un serviteur commet un péché, une tache noire se forme dans son cœur ; lorsqu'il se repent, elle est effacée de son cœur, et le cœur du croyant devient alors clair comme un miroir, où le diable ne peut venir sournoisement sans être vu. Mais celui qui persiste dans les péchés voit son cœur s’assombrir à chaque faute ; jusqu'à ce qu'il devienne noir et qu'il ne voie plus par où le diable vient le tenter » » (rapporté par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya, 4/89). L'imam Aḥmad a dit : « ʿAlī ibn Thābit nous a relaté, de Jāʿfar, de Maymūn, qu'il disait : « Combien peu d'hommes raisonnent ! L'homme ne comprend sa condition qu'en observant les autres et ce à quoi ils ont été ordonnés » (dans [Q] : « accomplissent » est corrigé en « ce à quoi ils ont été ordonnés »), ainsi que ce à quoi ils se sont précipités dans ce bas-monde. Il dit alors : « Ce ne sont que des bêtes sauvages, préoccupées uniquement par ce qu'elles remplissent dans leur estomac. Lorsqu'il perçoit leur négligence, il se regarde lui-même et s'exclame : Par Dieu, je me vois comme le plus mauvais d'entre eux ». Et selon ce même isnād venant de lui : « Il n'y a pas de charité meilleure qu'une parole véridique devant un souverain tyrannique » » (même source). Il a dit : « Ne punis pas l'esclave ni ne le frappe pour chaque faute, mais garde cela en mémoire ; si jamais il désobéit à Allah, alors punit-le... »
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= وقال: سمعتُ ابن عباس يقول: ما بَلغني عن أخٍ لي مكروهٌ قطُّ إلَّا أنزَلْتُه إحدى ثلاث منازِل: إنْ كان فَوْقي عرَفْتُ له قَدْرَه؛ وإنْ كان نَظيري تفضَّلْتُ عليه؛ وإنْ كانَ دُوني لم أحْفِلْ به. هذه سيرتي في نفسي، فمن رَغبَ عنها فإنَّ أرضَ الله واسعة (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٨٥).). وقال أبان بن أبي راشد القُشَيري: كنتُ إذا أردتُ الصائفةَ أتيتُ ميمونَ بن مِهْران أوَدِّعُه، فما يزيدُني على كلمتَيْن: اتَّقِ الله، ولا يغرَّنَّك طمعٌ ولا غَضَب (المصدر السابق، وفيه: "ولا يغيرك طمع .. ".). وقال أبو المليح عن ميمون قال: العلماءُ هُمْ ضالَّتي في كلِّ بلدة، وهم أحِبَّتي في كل مِصْر، ووجدتُ صلاحَ قلبي في مجالسةِ العلماء (المصدر السابق.). وقال في قوله تعالى: ﴿إِنَّمَا يُوَفَّى الصَّابِرُونَ أَجْرَهُمْ بِغَيْرِ حِسَابٍ﴾ [الزمر: ١٠]، قال: غُرَفًا (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٨٧).). وقال: لأنْ أتصدَّقَ بدِرهم في حياتي أحبُّ إليَّ من أنْ أتصدَّق بمئةِ درهم بعد موتي (المصدر السابق.). وقال: كان يُقال: الذِّكْرُ ذِكْران: ذِكْرُ اللهِ باللسان، وأفضلُ من ذلك أنْ تذكرَهُ عند ما أحلَّ وحَرَّم، وعند المعصية، فتكفُّ عنها وقد أشرفتَ [عليها] (المصدر السابق، ومابين معقوفين منه.). وقال: ثلاثٌ الكافرُ والمؤمنُ فيهنَّ سواء: الأمانةُ تؤديها إلى مَنِ ائتمَنَكَ عليها منْ مسلم وكافر، وبرُّ الوالدَيْن وإنْ كانا كافرَيْن؛ والعَهْدُ تَفي بهِ للمؤمن والكافر (المصدر السابق.). وقال أبو المليح (في (ق): "وقال صفوان عن خلف بن حوشب عن ميمون". والمثبت من مصادر التخريج.)، عن ميمون، قال: أدركتُ منْ لم يكنْ يملأُ عينيْهِ من السماء فَرَقًا من ربه ﷿ (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٨٨)، وذكره ابن الجوزي في صفة الصفوة (٤/ ١٩٤)، والذهبي في السير (٥/ ٧٧).). وقال أحمد بن بَزيع: حَدَّثَنَا يعلى بن عُبيد، حَدَّثَنَا هارون أبو محمد البربري، أنَّ عمرَ بن عبدِ العزيز استعملَ مَيْمونَ بنَ مِهْران على الجزيرةِ وعلى قضائها وخراجِها؛ فمكثَ حِينًا، ثم كتب إلى عمر يستعفيهِ عن ذلك وقال: كلَّفْتَني ما لا أُطيق، أقْضي بين الناس وأنا شيخ كبير ضعيفٌ رَقيق. فكتب إليه عمر اجْبِ من الخراجِ الطَّيُب، واقضِ بما استبانَ لك، فإذا استبانَ لك، فإذا التبسَ عليكَ أمر فارْفَعْهُ إليّ، فإنَّ الناسَ لو كان إذا كَبُر عليهم أمر تركوه ما قام لهم دِينٌ ولا دُنيا (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٨٨).). قال قتيبة بنُ سعيد: حَدَّثَنَا كثير بن هشام، حَدَّثَنَا جعفر بن بُرْقان، قال: سمعتُ ميمونَ بن مِهْران يقول: إنَّ العبدَ إذا أذنبَ ذنبًا نُكتَ في قلبه نُكتة سوداء، فإذا تابَ مُحِيَتْ من قلبه، فتَرَى قلبَ المؤمن مَجْليًّا مثلَ المراَة، ما يأتيه الشيطانُ من ناحيه إِلَّا أبصرَه؛ وأَمَّا الذي يتتابعُ في الذنوب فإنه كلَّما أذنبَ نُكِتَتْ في قلبه نُكتة سوداء، حتى يسوَدَّ قلبُه، فلا يُبصِرُ الشيطانَ من أينَ يأتيه (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٨٩).). وقال الإمام أحمد: حَدَّثَنَا عليُّ بن ثابت، حَدَّثَنَا جعفر، عن ميمون، قال: ما أقلَّ أكياسَ الناس! لا يُبصرُ الرجلُ أمرَه حتى ينظرَ إلى الناسِ وإلى ما أُمِروا به (في (ق): "ما أدوا به"، والمثبت من الحلية (٤/ ٨٩).)، وإلى ما قد أكبُّوا عليه من الدنيا، فيقوَل: ما هؤلاء إِلَّا أمثال الأباعر، لا همَّ لها إلَّا ما تجعلُ في أجوافِها، حتى إذا أبصرَ غفلَتهم، نظرَ إلى نفسِهِ فقال: والله إني لأُراني من شرِّهم بعيرًا واحدًا. وبهذا الإسناد عنه: ما مِنْ صدَقَةٍ أفضلَ من كلمةِ حَقٍّ عندَ إمامٍ جائر (المصدر السابق.). وقال: لا تُعذِّبِ المملوكَ ولا تضرِبْهُ على كلِّ ذنب، ولكنِ احفَظْ ذلك له، فإذا عَصَى الهَ ﷿ فعاقِبْهُ على =

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