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Et al-Tabarânî a rapporté de lui qu'il disait : « Je ne préfère guère avoir donné un dirham pour un divertissement et avoir à sa place cent mille [dirhams], car je crains que ce verset ne me concerne : “Et parmi les gens, il y en a qui achètent le divertissement futile afin d’égarer du chemin de Dieu” (Luqmân, 6). » (Rapporté par Abû Nu‘aym dans al-Ḥilya, vol. 4, p. 83.)
Et Ja‘far ibn Burqân rapporta de Maimûn ibn Mihrân qu’il dit : « J’étais auprès d’Omar ibn ‘Abd al-‘Azîz, et quand je me levai, Omar dit : “Quand ce dernier et ses semblables seront partis, il ne restera des gens que des rajaǧ.” » (Dans le manuscrit « qu », il est écrit « majdāja », mais ce qui est établi dans la source précédente, et selon Lisân al-‘Arab au sujet du hadith d’Omar ibn ‘Abd al-‘Azîz : après ce cheikh, les gens sont des rajaǧ ; cela signifie que ce sont les classes populaires et les ignorants. Voir Lisân al-‘Arab, entrée « r-j-j ».)
L’imam Ahmad rapporta de Mu‘ammar ibn Sulaymân al-Raqqî, de Furrât ibn Sulaymân, de Maimûn ibn Mihrân : « Il y a trois choses avec lesquelles tu ne t’éprouves point : n’entre pas chez un gouverneur, même si tu dis que tu l’ordonnes à obéir à Dieu ; n’entre pas chez une femme même si tu dis que tu veux lui enseigner le Livre de Dieu ; et ne prête pas l’oreille à un homme passionné, car tu ne sais pas quel amour s’accrochera à ton cœur. » (Rapporté par Abû Nu‘aym dans al-Ḥilya, vol. 4, pp. 84-85, et mentionné par al-Dhahabî dans Siyar a‘lâm al-nubalâ’, vol. 5, p. 77.)
Abd Allâh ibn Ahmad rapporta de lui à propos du verset : « En vérité, l’Enfer est une embuscade » (an-Naba’, 21) et « En vérité, ton Seigneur est le surveillant » (al-Fajr, 14) qu’il faut voir en ces deux embuscades une permission (d’agir). (Rapporté par Abû Nu‘aym dans al-Ḥilya, vol. 4, p. 84.)
Concernant le verset : « Ne pense pas que Dieu soit inattentif à ce que font les injustes » (Ibrâhîm, 42), il s’agit d’une menace sévère pour l’injuste et d’une consolation pour l’opprimé. (Rapporté par Abû Nu‘aym dans al-Ḥilya, vol. 4, pp. 83-84.)
Il disait : « Si les gens du Qur’ân s’amélioraient, les gens s’amélioreraient. »
Et Abd Allâh ibn Ahmad ibn Hanbal : « ‘Îsâ ibn Sâlim al-Thâshî nous a raconté, il nous a dit Abû al-Malîḥ : j’ai entendu Maimûn ibn Mihrân dire : Il n’y a de bien en ce monde que pour deux hommes : un homme repentant — ou il a dit : qui se repent — de ses péchés ; et un homme qui travaille aux degrés (de la piété). » (Rapporté par Abû Nu‘aym dans al-Ḥilya, vol. 4, p. 83, et Ibn al-Jawzî dans Sifat al-Ṣafwa, vol. 4, p. 194.)
Il n’y a donc pas de bien en la vie ni en la perpétuation dans ce monde, sauf pour ces deux hommes ; l’un œuvre pour les expiations, l’autre pour les degrés, et la persistance pour les autres est un mal pour eux.
Ja‘far ibn Burqân dit : « J’ai entendu Maimûn ibn Mihrân dire : Ce Qur’ân a été implanté dans le cœur de beaucoup de gens, alors cherchez ce qu’il y a en dehors, ce sont des discours/ahadîth. Parmi ceux qui suivent cette science, certains la prennent comme marchandise qu’ils recherchent en ce bas-monde ; parmi eux, il y en a qui veulent polémiquer avec elle, mais le meilleur est celui qui l’apprend et obéit à Dieu par elle. »
Il disait : « Celui qui suit le Qur’ân, le Qur’ân le conduit jusqu’à ce qu’il atteigne le Paradis ; et celui qui abandonne le Qur’ân, le Qur’ân ne l’abandonne pas, jusqu’à ce qu’il le jette en Enfer. » (Rapporté par Abû Nu‘aym dans al-Ḥilya, vol. 4, p. 84.)
L’imam Ahmad dit : « Khalid ibn Hayyân nous a rapporté, il nous a dit Ja‘far ibn Burqân, d’après Maimûn ibn Mihrân : l’homme ne sera sain quant à l’illicite qu’à condition qu’il place entre le licite et l’illicite une barrière de licéité. » (Source précédente.)
Maimûn disait : « Celui qui veut savoir quelle est sa station auprès de Dieu, qu’il regarde son œuvre, car celle-ci va forcément sur lui, quoi qu’il arrive. » (Source précédente.)
Abd Allâh ibn Ahmad ibn Hanbal rapporta : « Yahyâ ibn ‘Uthmân al-Ḥarbî nous a raconté, il nous a dit Abû al-Malîḥ de Maimûn ibn Mihrân : un homme parmi les Muhâjirîn regardait un homme en prière, puis il cacha... » (Le texte dans le manuscrit indique « il cacha », la source confirmée dans al-Ḥilya, vol. 4, p. 84, mais le récit est interrompu ici.)
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= وروى الطبراني عنه أنه قال: ما أُحبُّ أني أعطَيْتُ درهمًا في لَهْو، وأنَّ لي مكانه مئةَ ألف، أخشَى أنْ تصيبَني هذه الآية: ﴿وَمِنَ النَّاسِ مَنْ يَشْتَرِي لَهْوَ الْحَدِيثِ لِيُضِلَّ عَنْ سَبِيلِ اللَّهِ﴾ [لقمان: ٦]، الآية (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٨٣).).
وقال جعفر بن برقان عن ميمون بن مِهْران قال: كنتُ عند عمر بن عبد العزيز، فلما قمتُ قال عمر: إذا ذهب هذا وأضرابُه لم يبقَ من الناس إلَّا رَجَاج (في (ق): "مجاجة"، والمثبت من المصدر السابق، ولسان العرب إذ جاء فيه: في حديث عمر بن عبد العزيز: الناس رجاجٌ بعد هذا الشيخ، يعني مَيْمون بنَ مِهْرانَ؛ هم رَعاعُ الناس وجُهَّالُهم. اللسان (رجج).).
وروى الإمام أحمد عن معمر بن سليمان الرَّقِّي، عن فُرَات بن سليمان، عن ميمون بن مِهْران، قال: ثلاث لا تبلو نفسَك بهنّ: لا تدخلْ على سلطان، وإن قلتَ آمُرُه بطاعةِ اللّه؛ ولا تدخلْ على امرأةٍ وإنْ قلتَ أعلِّمُها كتابَ الله؛ ولا تُصغيَنَّ بسمعكَ إلى ذي هَوًى، فإنك لا تدري ما يَعْلَقُ بقلبك من هواه (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٨٤، ٨٥)، وذكره الذهبي في سير أعلام النبلاء (٥/ ٧٧).).
وروى عبد الله بن أحمد عنه في قوله تعالى: ﴿إِنَّ جَهَنَّمَ كَانَتْ مِرْصَادًا﴾ [النبأ: ٢١]، و ﴿إِنَّ رَبَّكَ لَبِالْمِرْصَادِ﴾ [الفجر: ١٤]، فقال: التَمِسوا هذين المِرْصادَيْن جوازًا (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٨٤).).
وفي قوله: ﴿وَلَا تَحْسَبَنَّ اللَّهَ غَافِلًا عَمَّا يَعْمَلُ الظَّالِمُونَ﴾ [إبراهيم: ٤٢]، فيها وَعيدٌ شديد للظَّالم وتعزيةٌ للمظلوم (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٨٣، ٨٤).).
وقال: لو أنَّ أهلَ القرآن صلَحُوا لصَلَحَ الناس.
وقال عبد اللّه بن أحمد بن حنبل: حَدَّثَنَا عيسى بن سالم الثاشي، حَدَّثَنَا أبو الْمَليح قال: سمعتُ ميمون بن مِهْران يقول: لا خيرَ في الدنيا إلَّا لِرجلَيْن: رجل تائب - أو قال: يتوب - من الخطيئات؛ ورجل يعملُ في الدرجات (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٨٣)، وابن الجوزي في صفة الصفوة (٤/ ١٩٤).).
فلا خيرَ في العيش والبقاء في الدنيا إلَّا لهذَيْن الرجلَيْن؛ رجل يعملُ في الكفَّارات؛ ورجل يعملُ في الدرجات، وبقاءُ ما سواهما وبالٌ عليه.
وقال جعفر بن بُرْقان: سمعتُ ميمونَ بن مِهْران يقول: إنَّ هذا القرآن قد خُلق في صدور كثيرٍ من الناس، فالتَمسوا ما سواه من الأحاديث، وإنَّ فيمن يتبع هذا العلم قومًا يتخذونه بضاعة يلتمس بها الدنيا؛ ومنهم منْ يُريد أن يُماري به، وخيرُهم منْ يتعلَّمه ويُطيع اللهَ
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به.
وقال: مَنِ اتَّبَعَ القرآن قادَهُ القرآنُ حتى يحلَّ به الجنة، ومنْ ترك القرآنَ لم يدَعْهُ القرآنُ يتَّبِعُه حتى يَقذِفَهُ في النار (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٨٤).).
وقال الإمامُ أحمد: حَدَّثَنَا خالد بن حيان، حدثنا جعفر بن بُرْقان، عن مَيمون بن مِهْران، قال: لا يَسْلمُ للرجلِ الحلالُ حتى يجعلَ بينهُ وبينَ الحَرَام حاجزًا من الحَلال (المصدر السابق.).
وقال ميمون: منْ كان يُريد أنْ يعلمَ ما مَنْزلتُهُ عندَ اللّه فَلْيَنظُرْ في عمَلِه، فإنه قادمٌ عليه كائنًا ما كان (المصدر السابق.).
وقال عبدُ الله بن أحمد بن حنبل: حَدَّثَنَا يحيى بن عثمان الحَرْبِي، حَدَّثَنَا أبو المَليح عن ميمون بن مِهْران قال: نظرَ رجلٌ من المهاجرينَ إلى رجل يُصلِّي، فأخفَّ (في (ق): "فأخفى"، والمثبت من الحلية (٤/ ٨٤) والخبر =