Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

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Khalf ibn Ḥawshab a dit : Abū Jaʿfar a déclaré : « La foi est établie dans le cœur, et la certitude est des impressions qui traversent le cœur, au point que la certitude devient comme un fragment de fer (al-zubar : pluriel de zubra, qui est une pièce de fer. Zubar al-hadid signifie des morceaux de fer ; voir Mukhtār al-Ṣiḥāḥ, entrée 'zabr'). Elle sort ensuite du cœur et devient comme un vieux chiffon. » (Rapporté par Abū Naʿīm dans al-Ḥilya, vol. 3, p. 180). Il ajoute : « Rien de l’orgueil n’entre dans le cœur d’un serviteur sans que son intelligence n’en soit diminuée dans une proportion égale ou plus grande » (même source, mentionné également par le compilateur dans son tafsīr, vol. 3, p. 180). Il rapporte à Jābir al-Juʿfī ce qu’a dit des juristes d’Irak au sujet du verset : ﴿لَوْلَا أَنْ رَأَى بُرْهَانَ رَبِّهِ﴾ [Yūsuf : 24] : « Il a vu Yaʿqūb mordant son pouce. Quand Yaʿqūb m’a raconté, de la part de mon père, de mon grand-père ʿAlī ibn Abī Ṭālib, que le 'burhān' qu’il a vu, c’est lorsque celle-ci (Yūsuf) voulut avoir des relations avec lui et qu’il eut envie d’elle, elle se leva alors vers une idole ornée de perles et de rubis, dans un coin de la maison, et la couvrit d’un vêtement blanc, par pudeur ou par respect pour lui. Yūsuf lui dit : 'Qu’est-ce que cela ?' Elle répondit : 'Mon Dieu, je me dérobe à lui en étant vêtue ainsi.' Yūsuf répliqua : 'Et toi, tu te dérobes d’une idole qui ne nuit ni ne profite, qui n’entend ni ne voit. Ne devrais-je pas, moi, avoir honte devant mon Dieu qui est le Maître de toute âme selon ses œuvres ? Je te jure que tu n’auras jamais prise sur moi.' Voilà le 'burhān' (preuve) qu’il a vu. » (Rapporté par Abū Naʿīm dans al-Ḥilya, vol. 3, p. 181, parties entre crochets incluses). Bisher ibn al-Ḥārith al-Ḥāfī rapporte : « J’ai entendu Sufyān ath-Thawrī dire : J’ai entendu Manṣūr dire : J’ai entendu Muḥammad ibn ʿAlī dire : la richesse et la puissance flottent dans le cœur du croyant, et lorsqu’elles atteignent un lieu où réside la confiance en Dieu, elles y prennent domicile. » (Comme expliqué, c’est-à-dire que la richesse et la puissance prennent le cœur du croyant pour patrie. Rapporté par Abū Naʿīm dans al-Ḥilya, vol. 3, p. 181). Il dit encore : « Dieu insuffle la crainte dans le cœur des partisans de notre communauté et lorsqu’apparaît notre Qāʾim et notre Mahdī (dans al-Ḥilya, il est dit « madīnina », erreur de lecture, la version correcte est « mahdīna »), l’homme parmi eux devient plus courageux qu’un lion et plus tranchant qu’une épée » (dans al-Ḥilya il est écrit « plus tranchant que Sinān », rapporté au même endroit, vol. 3, p. 184). Il ajoute : « Nos partisans sont ceux qui obéissent à Dieu – glorifié soit Sa majesté – et Le craignent » (même source). Il avertit : « Méfiez-vous des disputes, car elles corrompent le cœur et engendrent l’hypocrisie » (même source). Il déclare : « Ceux qui débattent sur les versets de Dieu sont les adeptes des querelles » (même source). ʿUrwa ibn ʿAbd Allāh rapporte : « J’ai demandé à Abū Jaʿfar Muḥammad ibn ʿAlī au sujet de la doration de l’épée. Il répondit : cela ne pose pas de problème, car Abū Bakr aṣ-Ṣiddīq a décoré son épée. Je dis : 'Et tu dis aṣ-Ṣiddīq ?' Il bondit en direction de la qibla et déclara deux fois : 'Oui, aṣ-Ṣiddīq, oui aṣ-Ṣiddīq ! Celui qui ne prononce pas aṣ-Ṣiddīq, Dieu ne crédite pas ses paroles ni en ce monde ni dans l’au-delà.' » (Rapporté par Abū Naʿīm dans al-Ḥilya, vol. 3, p. 185). Jābir al-Juʿfī relate : « Muḥammad ibn ʿAlī m’a dit : Ô Jābir, j’ai appris qu’un groupe en Irak prétend nous aimer, cite Abū Bakr et ʿUmar, et prétend que je leur ai ordonné cela. Dis-leur de ma part que je me désavoue auprès de Dieu d’eux. Par la vie de Muhammad, dont l’âme est entre Ses mains (il parle de lui-même), si j’étais placé en position d’autorité, je chercherais à me rapprocher de Dieu par leur sang, et la intercession de Muḥammad ﷺ ne m’atteindrait pas si je ne priais pas pour leur pardon et n’avais pas de miséricorde pour eux. Les ennemis de Dieu sont inconscients de leur mérite et de leur priorité. Dis-leur donc que je me désavoue d’eux et de ceux qui renient Abū Bakr et ʿUmar. » (Même source.) Il ajoute : « Celui qui ne connaît pas le mérite d’Abū Bakr et ʿUmar est ignorant de la sunna » (même source). Concernant le verset ﴿إِنَّمَا وَلِيُّكُمُ اللَّهُ وَرَسُولُهُ وَالَّذِينَ آمَنُوا﴾ [al-Māʾida : 55], il dit : « Ce sont bien sûr ceux qui ont atteint Muḥammad ﷺ.»
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= وقال خلف بن حوشب: قال أبو جعفر: الإيمان ثابتٌ في القلب، واليقينُ خَطَرات، فيمرُّ اليقينُ بالقلب فيصيرُ كأنَّهُ زُبَرُ الحَدِيد (الزُّبَرُ: جمع زُبْرَة، وهي قطعة الحديد. وزُبَرُ الحديد: قِطَعُه. مختار الصحاح (زبر).)، ويخرج منه فيصير كأنَّه خِرقَةٌ بالية (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٣/ ١٨٠).). وما دخل قلبَ عبدٍ شيءٌ من الكِبْر إلَّا نَقَصَ من عَقْلِهِ بقَدْرِهِ أو أكثر منه (المصدر السابق، وذكره المصنف في تفسيره (١٨٠/ ٣).). وقال لجابر الجعفي: ما يقولُ فقهاءُ العراق في قوله تعالى: ﴿لَوْلَا أَنْ رَأَى بُرْهَانَ رَبِّهِ﴾ [يوسف: ٢٤]؟ قال: رأى يعقوبَ عاضًّا على إبْهامه. فقال: لا، حدَّثني أبي عن جَدِّي علي بنِ أبي طالب أنَّ البرهانَ الذي رآه أنَّها حين هَمَّتْ بهِ وهَمَّ بِها، أيْ طَمعَ فيها، قامتْ إلى صَنَمٍ لها مكَّللٍ بالدُّرِّ والياقوت في ناحيةِ البيت، فستَرَتْهُ بثوبٍ أبيض، خشيةَ أنْ يراها أو استحياءً منه، فقال لها يوسف: ما هذا؟ فقالت إلهي أستحي منه أنْ يراني على هذه الصورة. فقال يوسف: تستحينَ من صنَمٍ لا ينفعُ ولا يَضُرّ، ولا يسمَعُ ولا يُبصِر، أفلا أستحي أنا من إلَهي الذي هو قائمٌ على كلِّ نفسٍ بما كسبت!؟ ثم قال: والله لا تنالينَ مني أبدًا. فهو البرهان [الذي رأى] (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٣/ ١٨١) وما بين معقوفين منه.). وقال بشرُ بن الحارث الحافي: سمعتُ سفيانَ الثوريَّ يقول: سمعت منصورًا يقول: سمعتُ محمد بن علي يقول: الغِنَى والعِزُّ يجولانِ في قلبِ المؤمن، فإذا وصلا إلى مكانٍ فيه التوكُّل أوطَنَاه (أوطناه: أيْ اتخذ الغنى والعز قلبَ المؤمنِ وطنًا. والخبر أخرجه أبو نعيم في الحلية (٣/ ١٨١).). وقال: إنَّ الله يُلقِي في قلوب شيعتِنا الرُّعْب، فإذا قام قائمُنا وظهرَ مَهْدِيُّنا (في (ق): "مديننا"، تصحيف، والمثبت من الحلية.) كان الرجلُ منهم أجرأَ من لَيث، وأمضَى من سيف (في الحلية: "وأمضى من سنان" والخبر فيه (٣/ ١٨٤).). وقال: شيعتُنا من أطاعَ الله ﷿ واتقاه (المصدر السابق.). وقال: إياكم والخصومة، فإنها تُفسِدُ القلب، وتُورِثُ النِّفاق (المصدر السابق.). وقال: الذين يخوضون في آياتِ الله هم أصحابُ الخصومات (المصدر السابق.). وقال عروة بن عبد الله: سألتُ أبا جعفر محمد بن علي عن حِلْيةِ السيف فقال: لا بأس به، قد حَلَّى أبو بكرٍ الصديقُ سيفَه. قال: قلتُ وتقولُ الصِّدِّيق؟! قال: فوثب وثبةً واستقبل القِبْلَةَ ثم قال: نَعَمْ الصدِّيق (العبارة في الحلية" نعم الصديق، قيلت مرة واحدة.)، نعم الصدِّيق، فمَنْ لم يقل الصِّدِّيق فلا صدَّق الله له قولًا في الدنيا والآخرة (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٣/ ١٨٥).). وقال جابر الجُعفي: قال لي محمد بن علي: يا جابر، بلغَني أنَّ قومًا بالعراق يزعمون أنَّهم يُحِبُّونا، ويتناولون أبا بكرٍ وعمر، ويزعمون أني أمَرْتُهم بذلك، فأبلغْهُمْ عني أنِّي إلى اللّهِ منهم بَريء، والذي نفسُ محمد بيدِه - يعني نفسه - لو وُلِّيتُ لتقرَّبْتُ إلى الله بدمائهم، ولا نالَتْني شفاعةُ محمد ﷺ إنْ لم أكنْ أستغفِرُ لهما وأتَرَحَّم عليهما. إن أعداء الله لغافلونَ عن فضلِهما وسابقتِهما، فأبِلغْهُمْ أني بريءٌ منهم ومِمَّن تبرَّأ من أبي بكرٍ وعمرَ (رضي الله عنه) (المصدر السابق.). وقال: مَنْ لم يعرفْ فضلَ أبي بكرٍ وعمر فقد جَهِل السُّنَّة (المصدر السابق.). وقال في قوله تعالى: ﴿إِنَّمَا وَلِيُّكُمُ اللَّهُ وَرَسُولُهُ وَالَّذِينَ آمَنُوا﴾ [المائدة: ٥٥]، الآية، قال: هم أصابُ محمدٍ ﷺ =

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