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Puis arriva l’an cent quinze de l’Hégire. Au cours de cette année, une épidémie de peste se déclara au Cham (Syrie), et ce fut Muhammad ibn Hishâm ibn Ismâ‘îl – gouverneur des Deux Lieux Saints (La Mecque et Médine) et de Tâ’if – qui dirigea le pèlerinage. Quant aux gouverneurs des autres provinces, ils demeurèrent les mêmes que ceux mentionnés l’année précédente. Et Dieu est plus savant.
Parmi les notables décédés cette année-là figure Abû Ja‘far al-Bâqir (1), à savoir Muhammad ibn ‘Alî ibn al-Husayn ibn ‘Alî ibn Abî Tâlib al-Qurashî al-Hâshimî, surnommé Abû Ja‘far.
= «... [Craignez-les d'une crainte véritable] » (Al-ʿImrān : 28), (rapporté par Abū Nuʿaym dans Al-Ḥilya (3/312, 313), et ce qui a été cité entre crochets de ce passage).
L’Imam Aḥmad a dit : « Nous a rapporté Sufyān ibn ʿUyayna, qui nous a rapporté Ismāʿīl ibn ʾUmyah : ‘ʿAtāʾ avait l’habitude de garder longuement le silence, et lorsqu’il parlait, il nous semblait qu’il était inspiré [ou soutenu].’ » (rapporté par Abū Nuʿaym dans Al-Ḥilya (3/313)).
Concernant le verset : « Que ni le commerce ni la vente ne les distraient du rappel d’Allah » (An-Nūr : 37), il a dit : « Ni la vente ni l’achat ne doivent les détourner des droits qu’Allah leur a imposés, qu’ils doivent accomplir en leur temps et à leur début. » (rapporté par Abū Nuʿaym dans Al-Ḥilya (3/312)).
Ibn Jarrāḥ a dit : « J’ai vu ʿAtāʾ arpenter la ville d’al-Yathrib, puis il s’adressa à son escorte en disant : ‘Arrêtez-vous, retenez cinq choses de moi : Le destin - son bon et son mauvais côté, son doux et son amer - émane d’Allah. Rien n’est laissé à la volonté ou à la délégation des serviteurs; les gens de notre Qibla sont croyants, leur sang et leurs biens sont sacrés sauf en droit; la lutte contre le groupe rebelle avec les mains, les sandales et les armes (ainsi dans le manuscrit Q; dans Al-Ḥilya : « avec les mains et les sandales, pas avec les armes »); le témoignage contre les Khārijites de leur égarement. » (rapporté par Abū Nuʿaym dans Al-Ḥilya (3/312)).
Ibn ʿUmar a dit : « Vous rassemblez pour moi les questions alors que vous avez ʿAtāʾ ibn Abī Rabāḥ parmi vous ! » (même source (3/311)).
Muʿādh ibn Saʿd dit : « J’étais assis auprès de ʿAtāʾ lorsqu’il raconta un récit, et un homme lui fit une allusion dans son propos. ʿAtāʾ se fâcha et dit : ‘Quelles sont ces manières ?! Quels sont ces caractères ?! Par Allah, j’entends le hadith de l’homme alors que je le connais mieux que lui, je lui montre que je ne suis pas inférieur à lui.’ » (rapporté par Abū Nuʿaym dans Al-Ḥilya (3/311)).
ʿAtāʾ disait : « Je préfère voir un diable dans ma maison plutôt que d’y voir un coussin, car il invite au sommeil. »
ʿUthmān ibn Abī Shayba rapporta d’après ʿAlī ibn al-Madīnī, d’après Yaḥyā ibn Saʿīd, d’après Ibn Jarrāḥ, qui a dit : « Après que ʿAtāʾ a vieilli et affaibli, il accomplissait la prière debout en récitant deux cents versets de la sourate Al-Baqara sans qu’aucun verset ne lui échappe ni qu’il ne se déplace. » (rapporté par Abū Nuʿaym dans Al-Ḥilya (1/377, 3/148, 310); mentionné aussi par al-Dhahabī dans Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (5/87)).
Ibn ʿUyayna dit : « Je dis à Ibn Jarrāḥ : ‘Je n’ai jamais vu de prieur comme toi !’ Il répondit : ‘Si tu avais vu ʿAtāʾ !’ » (rapporté par Abū Nuʿaym dans Al-Ḥilya (3/310); mentionné aussi par Ibn al-Jawzī dans Sifat al-Ṣafwa (2/213)).
ʿAtāʾ disait : « Allah n’aime pas le jeune homme qui porte le vêtement usuel ; Allah se détourne de lui jusqu’à ce qu’il retire ce vêtement. »
On disait qu’il convient à l’homme d’être comme un malade : il a besoin de nourriture, mais toute nourriture ne lui convient pas.
Il disait aussi : « L’invocation fait perdre la vue du sage, alors que dire du sot ? Et ne sois point envieux de celui qui bénéficie d’une grâce en ce monde, car tu ne sais pas ce qu’il deviendra après la mort. »
(1) Sa biographie se trouve dans Ṭabaqāt Ibn Saʿd (5/320), Tārīkh Khalīfa (349), Ṭabaqāt Khalīfa (255), al-Tārīkh al-Kabīr (1/183).
[ثم دخلت سنة خمس عشرة ومئة]
ففيها وقع طاعونٌ بالشام، وحجَّ بالناسِ فيها محمد بن هشام بن إسماعيل، وهو نائبُ الحرمَيْن والطائف، والنُّوَّابُ في سائرِ البلاد هُمُ المذكورون في التي قبلَها. والله أعلم.
[وممن توفي فيها من الأعيان]
أبو جعفر البَاقِر
(١)
: وهو محمد بن عليِّ بن الحسين بن عليِّ بنِ أبي طالب القرشيُّ الهاشميُّ أبو جعفر
= تَتَّقُوا مِنْهُمْ تُقَاةً﴾ [آل عمران: ٢٨]، (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٣/ ٣١٢، ٣١٣)، وما مرّ بين معقوفين منه.).
وقال الإمامُ أحمد: حدّثنا سفيان بن عُيَينة، حدّثنا إسماعيل بن أمية، قال: كان عطاء يُطيل الصَّمْت، فإذا تكلَّم يُخيَّلُ إلينا أنَّه يؤيَّد (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٣/ ٣١٣).).
وقال في قولهِ تعالى: ﴿لَا تُلْهِيهِمْ تِجَارَةٌ وَلَا بَيْعٌ عَنْ ذِكْرِ اللَّهِ﴾ [النور: ٣٧]، قال: لا يلهيهم بيعٌ ولا شراءٌ عن مواضِعِ حُقوقِ الله تعالى التي افْتَرَضها عليهم أنْ يؤدُّوها في أوقاتِها، وأوائِلِها (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٣/ ٣١٢).).
وقال ابنُ جَرير: رأيتُ عطاء يَطُوفُ باليت، فقال لقائده: أمْسِكوا، احفظوا عني خمسًا: القَدَرُ خيرُهُ وشرُّه حُلُوهُ ومُرُّهُ منَ اللهِ
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، وليس للعبادِ فيهِ مَشيئةٌ ولا تَفْويض؛ وأهلُ قِبْلَتنا مؤمنون، حَرَامٌ دماؤهم وأموالُهم إلَّا بحقِّها؛ وقتالُ الفئةِ الباغيةِ بالأيدي والنعالِ والسلاح (كذا في (ق)، وفي الحلية: "بالأيدي والنعال، لَا بالسلاح".)؛ والشهادةُ على الخوارج بالضَّلالةِ (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٣/ ٣١٢).).
وقال ابن عمر: تجمعون لي المسائل وَفيكم عطاءُ بن أبي رباح (المصدر السابق (٣/ ٣١١).)؟!.
وقال معاذ بن سعد: كنتُ جالسًا عند عطاء، فحدَّث بحديث فعرض رجلٌ له في حديثه، فغضِبَ عطاء وقال: ما هذه الأخلاق؟! وما هذه الطبائع؟ واللهِ إني لأسمعُ الحديثَ من الرجل وأنا أعلمُ بهِ منه، فأُريهِ أني لا أحسن شيئًا منه (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٣/ ٣١١).).
وكان عطاء يقول: لأنْ أرى في بيتي شيطانًا خيرٌ من أنْ أرَى فيه وسادة، لأنَّها تَدْعو إلى النوم.
وروى عثمان بن أبي شيبة عن علي بن المَديني، عن يحيى بن سعيد، عن ابنِ جرير، قال: كان عطاء بعدما كَبِرَ وضَعُف يقومُ إلى الصلاة، فيقرأ مئتي آيةٍ من سورةِ البقرة وهو قائمٌ لا يزولُ منه شيء، ولا يتحرَّك (أخرجه أبو نعيم في الحلية (١/ ٣٧٧ و ٣/ ١٤٨ و ٣١٠)؛ وذكره الذهبي في سير أعلام النبلاء (٥/ ٨٧).).
وقال ابن عُيينة: قلتُ لابن جَرير: ما رأيتُ مصلِّيًا مثلَك! فقال: لو رأيتَ عطاء (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٣/ ٣١٠)، وذكره ابن الجوزي في صفة الصفوة (٢/ ٢١٣).)!.
وقال عطاء: إنَّ الله لا يُحبُّ الفتى يَلْبسُ الثوب المشهور، فيُعرضُ الله عنه حتى يضعَ ذلك الثوب.
وكان يقال: ينبغي للعبد أنْ يكون كالمريض، لا بدَّ له من قُوت، وليس كلُّ الطعامِ يوافقُه.
وكان يقول: الدعوةُ تعمي عينَ الحكيم، فكيف بالجاهل؟ ولا تَغبِطَنَّ ذا نِعْمةٍ بما هو فيه، فإنك لا تدري إلى ماذا يصيرُ بعدَ الموت].
(١) ترجمته في طبقات ابن سعد (٥/ ٣٢٠)، تاريخ خليفة (٣٤٩)، طبقات خليفة (٢٥٥)، التاريخ الكبير (١/ ١٨٣)، =