Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

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(4/59). Abd Allah ibn Ahmad ibn Hanbal a dit : « Nous a raconté Muhammad ibn Ayyub, qui a entendu de Abu Bakr ibn ʿAyyash, d'Idris ibn Wahb ibn Munabbih, qui a dit : Mon père m’a raconté que Sulaymān ibn Dāwūd possédait mille maisons, les parties supérieures étant en verre et les inférieures en fer. Un jour, il monta sur le vent et passa près d’un laboureur. Ce dernier, voyant Sulaymān, fut impressionné par le pouvoir que Dieu avait donné à Sulaymān. Il dit : “La famille de Dāwūd a reçu un grand royaume.” Le vent porta ces paroles à l’oreille de Sulaymān. Il ordonna alors au vent de s’arrêter, descendit pour marcher jusqu’au laboureur et lui dit : “J’ai entendu ce que tu as dit. Je suis venu à toi pour que tu ne souhaites pas ce que tu ne peux pas atteindre, ce pouvoir que Dieu m’a accordé par grâce et bienveillance, car c'est Lui qui m’a établi dans ce rang et m’a aidé. En vérité, une seule glorification acceptée par Dieu de ta part ou de la part d’un croyant vaut plus que tout le pouvoir donné à la famille de Dāwūd, car ce qui a été donné à la famille de Dāwūd dans ce monde périra, tandis que la glorification demeure, et ce qui demeure est meilleur que ce qui périra.” Le laboureur répondit : “Que Dieu dissipe ton souci comme tu as dissipé le mien.” (Source précitée.) L’imam Aḥmad a dit : « Nous a raconté Ibrāhīm ibn ʿAqīl ibn Maʿqil, qui a entendu de mon père, d’Wahb ibn Munabbih, qui a dit : Dieu a donné à Mūsā une lumière. Hārūn lui dit : “Donne-la-moi, mon frère.” Et il le lui donna. Hārūn donna alors cette lumière à ses deux fils. Il y avait à Jérusalem des récipients que vénéraient les prophètes et les rois. Les deux fils de Hārūn versaient du vin dans ces récipients. Un feu est alors descendu du ciel et les a enlevés. Hārūn, affolé, se leva en implorant face au ciel en prière et supplication. Dieu lui révéla : “Ô Hārūn, ainsi traitai-Je ceux qui Me désobéissent parmi Mes serviteurs ; combien plus sévèrement agirai-Je envers ceux qui désobéissent en commettant Mes péchés.” (Rapporté par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya (4/59).) Al-Ḥakam ibn Abān a dit : « Un hôte venant de Sana’a m’a dit : J’ai entendu Wahb ibn Munabbih dire : Dieu a dans le septième ciel une demeure appelée al-Bayḍāʾ, où Il rassemble les âmes des croyants. Lorsqu’un mort du monde d’ici-bas s’y présente, les âmes l’accueillent et l’interrogent sur les nouvelles du monde, comme le chef interroge sa famille lorsqu’il revient chez eux. » (Rapporté par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya (4/60).) Il a dit aussi : « Celui qui place son désir sous son pied, Satan craint même son ombre ; quant à celui dont la science domine sa passion, c’est ce savant qui triomphe. » (Source précitée.) Fuḍayl ibn ʿIyāḍ a dit : [Wahb ibn Munabbih a dit] : « Dieu a révélé à certains de Ses prophètes : “Avec Mes yeux, ce que les patients supportent pour Moi, et ce qu’ils endurent pour chercher Mon agrément ; combien sera leur sort quand ils arriveront à Ma demeure et qu’ils se délecteront dans les jardins de Ma grâce !” Là, que soient félicités ceux qui multiplient pour Dieu leurs œuvres, en regardant avec étonnement leur bien-aimé proche. Croyez-vous que Je les oublie dans leurs actions, alors que Je suis doté d’un grand bienfait ? Je fais grâce aux fidèles délaissant Ma présence, alors combien plus à ceux qui s’approchent de Moi ! Et Je ne Me suis jamais courroucé autant que contre celui qui commet une faute grave, l’aggrave en allant contre Ma grâce ; si J’envoyais la punition précocement, J’aurais frappé les désespérés de Ma miséricorde. Si Mes serviteurs croyants Me voyaient comment Je les honore parmi ceux qui ont été injustes envers eux, et comment Je donne à ceux qui les ont accordés la demeure éternelle, ils ne douteraient point de Ma grâce et Ma générosité ! Je suis le Juge, dont la désobéissance ne sera pas permise. Celui qui M’obéit, Il le fait par Sa miséricorde ; Je n’ai nul besoin de l’humiliation de celui qui craint Ma position. Si Mes serviteurs Me voyaient au Jour du Jugement, comment J’élève des palais qui éblouissent les regards, ils Me demanderaient : “À qui sont-ils ?” Je répondrai : “À celui qui M’a donné un péché sans se rendre coupable du péché lui-même et du désespoir en Ma miséricorde.” Je rétribue la louange, louez donc ! » (Rapporté par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya (4/60-61), et dans une autre version en (10/81).) Salama ibn Shabīb a dit : « Nous a raconté Salama ibn ʿĀṣim, qui a entendu ʿAbd Allah ibn Muhammad ibn ʿUqba, dʿAbd al-Raḥmān Abū Ṭālūt, qui a entendu de Muhājir al-Asadī, de Wahb, qui a dit : ‘ʿĪsā ibn Maryam (Jésus fils de Marie) passa avec les disciples (al-Ḥawārīyūn) par un village dont les habitants étaient morts…’
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= (٤/ ٥٩).). وقال عبد الله بن أحمد بن حنبل: حدّثنا محمد بن أيوب، حدّثنا أبو بكر بن عياش، عن إدريس بن وَهْب بن مُنبِّه، قال: حدّثني أبي قال: كان لسليمانَ بنِ داود ألفُ بيت، أعلاهُ قوارير، وأسفله حديد، فركبَ الرِّيح يومًا، فمرَّ بحرَّاث، فنظر إليه الحراث فاستعظم ما أوتي سليمانُ من الملْكِ! فقال: لقد أوتي آل داود ملكًا عظيمًا، فحملتِ الريحُ كلام الحرَّاث، فألقته في أُذنِ سليمان، قال: فأمر الريحَ فوقفَتْ؛ ثم نزل يمشي حتى أتى الحرَّاث، فقال له: إني قد سمعتُ قولك، وإنما مشَيْتُ إليك لئلا تتمنَّى ما لا تقدِرُ عليه مما أقدَرَني اللهُ عليه تفضُلًا وإحسانًا منه عليّ، لأنه هو الذي أقامني لهذا وأعانني. ثم قال: والله لتَسْبيحة واحدةٌ يَقْبَلُها الله ﷿ منكَ أو منْ مؤمنٍ خيرٌ ممَّا أُوتيَ آلُ داودَ من الملك، لأنَّ ما أوتِيَ آلُ داودَ من مُلكِ الدنيا يَفْنَى، والتسبيحةُ تَبْقى؛ وما يَبْقى خيرٌ مما يَفْنَى. فقال الحرَّاث: أذهبَ الله همَّكَ كما أذهبتَ همِّي (المصدر السابق.). وقال الإمام أحمد: حدّثنا إبراهيم بن عَقيل بن مَعْقِل، حدّثني أبي، عن وهب بن منبِّه، قال: إنَّ الله ﷿ أعطى موسى (عليه السلام) نورًا، فقال له هارون: هَبْهُ لي يا أخي. فوهبَهُ له. فأعطاهُ هارونُ ابنَيْه، وكان في بيت المقدس آنية تُعظِّمُها الأنبياءُ والملوك، فكان ابنا هارونَ يسقيان في تلك الآنية الخمر، فنزلَتْ نارٌ من السماء فاختطفَتِ ابنَيْ هارون، فصَعِدَتْ بهما، ففَزِعَ هارونُ لذلك، فقام مستغيثًا متوجِّهًا بوجهِه إلى السماء بالدعاءِ والتضرُّع، فأوحى الله إليه: يا هارون، هكذا أفعل بمَنْ عصاني من أهلِ طاعتي، فكيف فعلي بمَنْ عصاني من أهلِ معصيتي (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٥٩).)؟. وقال الحكمُ بن أبان: نزلَ بي ضيفٌ من أهلِ صنعاء فقال: سمعتُ وَهْبَ بن منبِّه يقول: إن لله ﷿ في السماء السابعة دارًا يُقال لها البيضاء، يَجْمعُ فيها أرواحَ المؤمنين، فإذا ماتَ الميتُ من أهلِ الدنيا تَلَقَتهُ الأرواح، فيسألونه عن أخبار الدنيا كما يسألُ الغالْبَ أهلهُ إذا قَدِم عليهم (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٦٠).). وقال: من جعل شهوتَهُ تحتَ قدمِه فَزِعَ الشيطانُ من ظِلِّه؛ ومَنْ غلب علمُهُ هواه فذلك العالِم الغلَّاب (المصدر السابق.). وقال فُضيل بن عِيَاض: [قال وهب بن منبِّه]: أوحى الله تعالى إلى بعضِ أنبيائه: بعيني ما يتحمَّلُ المتحملون من أجلي، وما يكابدون في طلبِ مرضاتي؛ فكيف بهم إذا صاروا إلى داري؟ وتَبَحْبَحُوا في رياضِ نعمتي! هنالك فَلْيُبَشَّرِ المضعِفُون لله أعمالَهم بالنَّظرِ العَجيب من الحبيبِ القريب؛ أتُراني أنسَى لهم عملًا، وكيف وأنا ذو الفَضْلِ العظيم؟! أجودُ على المُوَلِّينَ الْمُعْرضينَ عني، فكيف بالمُقْبلينَ عليّ؟ وما غضِبتُ على شيءٍ كغضَبي على مَنْ أخطأ خطيئةً فاستعظمَها في جَنْبِ عَفْوي، ولو تعاجَلْتُ بالعقوبة أحدًا أو كانتِ العجلةُ من شأني لعاجلتُ القانِطينَ من رحمتي؛ ولو رآني عبادي المؤمنين كيف أستوهبُهم ممن اعتدَوا عليه، ثم أحكمُ لِمَنْ وهبَهم بالخُلد المقيم، [لَمَا] اتهموا فَضْلي وكرمي! أنا الديَّانُ الذي لا تحلُّ معصيتي، والذي أطاعني أطاعني برحمتي، ولا حاجة لي بهوانِ منْ خاف مقامي؛ ولو رآني عبادي يومَ القيامةِ كيف أرفعُ قصورًا تحارُ فيها الأبصار، فيسألوني لِمَنْ ذا؟ فأقول: لِمَنْ وَهَبَ لي ذنبًا ما لم يُوجبْ على نفسِه معصيتي والقنوطَ من رحمتي، وإني مكافئٌ على المدح فامدحوني (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٦٠، ٦١)، وبرواية أخرى في (١٠/ ٨١).). وقال سلمة بن شبيب: حدّثنا سلمة بن عاصم، حدّثنا عبد الله بن محمد بن عقبة، حدّثنا عبد الرحمن أبو طالوت، حدّثني مهاجر الأسدي، عن وَهْب، قال: مرَّ عيسى بنُ مريم ومعه الحواريُّون بقريةٍ قد مات أهلُها، =

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