16
…
= La vision nous en informe, alors ne tardons-nous pas à la voir telle que nous l'avons vue ? Il répondit : Cela m'a quitté depuis que la destinée est tombée. 'Abd al-Razzāq a dit : Je l'ai rapporté à Maʿmar qui a dit : Quant à al-Ḥasan, c’est bien après la chute de la destinée qu’ils n’ont pas apprécié sa compréhension (rapporté par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya, vol. 4, p. 56).
Qui donc assurera la sûreté des récitateurs après toi, ô Shahr ?
(Ceci est le vers final d’un poème qu’un auteur dédiât à Shahr ibn Ḥawshab. Selon la source ajoutée ici, il est rapporté que Yaḥyā ibn Abī Bakīr al-Karmānī a transmis de son père que Shahr ibn Ḥawshab était responsable du trésor public. Il prit une enveloppe contenant des dirhams et l’on chanta à son sujet :
« Shahr a vendu sa religion pour une enveloppe… qui pourrait assurer la sécurité des récitateurs après toi, ô Shahr ?
Tu as pris quelque chose de dérisoire et l'as vendu… De la part d'Ibn Jarīr, assurément c’est une trahison. »
Al-Dhahabī commenta que sa chaîne de transmission était interrompue, et il est possible qu’il ait regretté ce geste ou qu’il ait considéré que Shahr avait cependant un droit légitime au trésor des musulmans — demandons pardon à Dieu. (Sīrat Aʿlām al-Nubalāʾ, vol. 4, p. 375, édition critique de l’auteur. Voir aussi la notice de Ḥawshab, p. 304).
Comment se porte donc celui qui est noyé dans les immondices de ce monde parmi les savants de ton époque, surtout après la fitna de Tīmūr Lang ? Les cœurs se sont remplis d'amour pour le monde, si bien que le savoir n'y trouve plus sa place. Assieds-toi avec qui tu voudras parmi eux pour examiner les prémisses et les finalités de leur compagnie, et ne te laisse pas tromper par les campagnes arides ; car les choses se jugent à leurs conséquences, conclusions, résultats et finalités. « Et quiconque craint Dieu, Il lui donne une issue (2) et lui accorde, de source insoupçonnée, subsistance » (at-Talāq, 2-3).
Waḥb a dit : L’épreuve pour le croyant est comme le licol pour la bête (rapporté par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya, vol. 4, p. 56 ; le licol est la corde avec laquelle on attache les pieds de la bête. Voir al-Lisān, entrée « shakl »).
Abū Bilāl al-Ashaʿrī rapporta d’Abū Hishām (selon le texte corrigé de la chaîne dans al-Ḥilya et la notice dans al-Jarḥ wa at-Taʿdīl, vol. 2, p. 187, il s’agit d’Ismāʿīl ibn ʿAbd al-Karīm ibn Maʿqal ibn Munabbih Abū Hishām al-Ṣanʿānī) : Selon ʿAbd al-Ṣamad rapportant de Waḥb, quiconque est éprouvé par une affliction suit ainsi le chemin des prophètes (rapporté par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya, vol. 4, p. 56).
ʿAbdullāh ibn l-Imām Aḥmad ibn Ḥanbal rapporta de ʿAbd al-Razzāq que Mundhir nous a informés avoir entendu Waḥb dire : « J’ai lu dans le livre d’un homme parmi les disciples : ‘Si tu es engagé sur le chemin — ou dit : voie des gens d’épreuve — réjouis-toi donc, car c’est le chemin des prophètes et des pieux’ » (même source).
L’Imām Aḥmad rapporta encore, d’après Aḥmad ibn Jaʿfar, d’Ibrāhīm ibn Khālid, d’Umayya ibn Shibl, dʿUthmān ibn Yazdwayh, avoir été avec Waḥb et Saʿīd ibn Jubayr le jour de ʿArafa sous les palmiers d’Ibn ʿĀmir. Waḥb demanda à Saʿīd : « Ô Abū ʿAbdullāh, que t’est-il arrivé depuis que tu as craint al-Ḥajjāj ? » Il répondit : « Je suis sorti de chez ma femme alors qu’elle était enceinte. L’enfant en son sein est venu à moi, et le visage en est sorti » (dans le texte corrompu, il est corrigé de « sorti le poème, son visage », car ce supplément est inutile ; l’expression signifie que les poils du visage de l’enfant sont apparus. Voir al-Lisān, article « kharaja »).
Waḥb lui dit : « Ceux d’avant vous considéraient l’épreuve comme une facilité, et la facilité comme une épreuve » (rapporté par Ibn Abī ʿĀṣim dans al-Zuhd, p. 373, et par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya, vol. 4, pp. 56-57, 290).
ʿAbdullāh ibn Aḥmad relata d’après sa chaîne de transmission que Waḥb a dit : « J’ai lu dans certains livres : ‘Nul parmi mes serviteurs n’est ensorcelé ni victime de magie, ni n’a fait ni subi de divination, ni n’est supersticieux ni dissuasif par superstition ; si tel est le cas, qu’il s’en prenne à un autre, car c’est uniquement moi, et toute ma création, qui suis ainsi’ » (rapporté par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya, vol. 4, p. 57). Al-Bayhaqī a aussi rapporté dans Shuʿab al-ʾĪmān (vol. 2, p. 64, n° 1176) d’après ʿAbd al-Razzāq : Je suis Maʿmar ibn Qatāda, que Kaʿb a dit que Dieu a dit : « Nul parmi mes serviteurs… »
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
= الرؤيا فتخبرنا بها، فلا نلَبثُ أن نراها كما رأيتها؟ قال: ذهب ذلك عني منذُ وَليتُ القضاء. قال عبد الرزاق: فحدثت به مَعْمَرًا فقال: والحسنُ لأبعدَ مَا وَليَ القضاءَ لم يحمَدُوا فهمَه (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٥٦).).
فمَنْ يأمنُ القراءَ بعدَكَ يا شَهْرُ
(هذا عجز بيت قاله أحدهم لشهر بن حوشب، من كتب الزيادة هنا هو الذي ساقه، وأصله: أنه روى يحيى بن أبي بكير الكرماني عن أبيه قال: كان شهر بن حَوْشَب على بيتِ المال، فأخذ خَريطةً فيها دراهم، فقيل فيه:
لقد باع شهرٌ دينَهٌ بخرِيطةٍ … فمَنْ يأمَنِ القُرَّاءَ بعدَكَ يا شَهْرُ
أخذتَ بها شيئًا طفيفًا وبعتَهُ … من ابنِ جريرٍ إنَّ هذا هو الغَدْرُ
قال الذهبي: قلت إسنادها منقطع ولعلها وقعتْ وتابَ منها أو أخذها متأولًا أن له في بيت مال المسلمين حقًا نسأل الله الصفح. سير أعلام النبلاء (٤/ ٣٧٥)، وهو بتحقيقي. وانظر ما سيأتي في ترجمة حوشب ص (٣٠٤).)
فكيف حالُ مَنْ قد غرق في قاذوراتِ الدُّنيا من علماء زمانكَ هذا! ولا سيما من بعدِ فتنةِ تيمورلنك، فإنَّ القلوبَ قد امتلأتْ بحبِّ الدنيا فلا يجد العلمُ فيها مَوْضِعًا، فجالِسْ مَنْ شئتَ منهم لتنظر مبادئ مجالستهم وغاياتها ولا تستخفك البَدَوات، فإنما الأمورُ بعواقبها وخواتيمِها ونتائجِها وغاياتها. ﴿وَمَنْ يَتَّقِ اللَّهَ يَجْعَلْ لَهُ مَخْرَجًا (٢) وَيَرْزُقْهُ مِنْ حَيْثُ لَا يَحْتَسِبُ﴾ [الطلاق: ٢ و ٣].
وقال وهب: البلاءُ للمؤمن كالشِّكَالِ للدَّابَّة (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٥٦)، والشكال: الحبل الذي تُشدُّ به قوائم الدابة. اللسان (شكل).).
وقال أبو بلال الأشعري: عن أبي هشام (في (ق): "عن أبي شهاب" تصحيف والمثبت من الحلية، ومما سبق من هذا الإسناد، وترجمته في الجرح والتعديل (٢/ ١٨٧)، وهو إسماعيل بن عبد الكريم بن معقل بن منبه أبو هشام الصنعاني.) الصنعاني، عن عبد الصمد، عن وهب، قال: مَنْ أُصيب بشيءِ من البلاء فقد سُلك به طريقُ الأنبياء (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٥٦).).
وقال عبدُ الله ابن الإمام أحمد بن حنبل: حدّثنا عبد الرزاق، قال: أنبأنا منذر، قال: سمعتُ وهبًا يقول: قرأتُ في كتابِ رجلٍ من الحواريين: إذا سُلك بك طريقُ - أو قال: سبيل أهلِ البلاء - فطِبْ نفسًا، فقد سُلك بها طريقُ الأنبياء والصالحين (المصدر السابق.).
وقال الإمام أحمد: حدّثنا أحمد بن جعفر، حدّثنا إبراهيم بن خالد، حدّثني أمية بن شبل، عن عثمان بن يزدويه، قال: كنتُ مَعَ وَهْب، وسعيدِ بن جُبير يومَ عَرَفة تحتَ نَخيلِ ابنِ عامر، فقال وهب لسعيد: يا أبا عبد الله كم لك منذُ خفتَ من الحجاج؟ فقال: خرجتُ عن امرأتي وهي حامل، فجاءني الذي في بطنِها وقد خرَجَ وجهُه (في (ق): "خرج [شعر، وجهه]، وهذه الزيادة لا داعيِ لها، ومعنى خرج وجهه: أي خرج شعر وجهه وَبَقل. انظر اللسان (خرج).). فقال له وهب: إنَّ مَنْ كان قبلَكُمْ كان إذا أصابه بلاءٌ عَدَّهُ رخَاءً، وإذا أصابه رخاءٌ عدَّهُ بلاءً (أخرجه ابن أبي عاصم في الزهد ص (٣٧٣)، وأبو نعيم في الحلية (٤/ ٥٦، ٥٧، و ٢٩٠).).
وروى عبد الله بن أحمد بسنده، عن وهب، قال: قرأتُ في بعض الكتب: ليس من عبادي مَنْ سَحَر أو سُحِرَ له، أو تكَهَّنَ أو تُكُهِّنَ له، أو تَطَيَّرَ أو تُطُيِّرَ له، فمنْ كان كذلك، فَليَدعُ غيري، فإنما هو أنا، وخَلْقي كلُّهمْ لي (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٥٧). وأخرج البيهقي في شعب الإيمان (٢/ ٦٤) برقم (١١٧٦) عن عبد الرزاق أنا معمر بن قتادة، أن كعبًا قال قال الله
﷿
: ليس من عبادي من سحر أو سحر له أو كهن أو كهن له =