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= L'homme savant. Lorsque le roi s'approcha de la montagne où ils se trouvaient, il descendit de son cheval avec les notables de son gouvernement et monta sur la montagne. Lorsqu'il arriva près d'eux, ils commencèrent à manger d'une façon brutale. Le roi entra alors qu'ils mangeaient, sans lever la tête vers lui. Ce savant vertueux enveloppait des légumes avec des olives et un grand morceau de pain (al-kisra) qu'il mettait dans sa bouche. Le roi les salua et demanda : « Qui parmi vous est le dévot ? » Ils lui désignèrent ce dernier. Le roi lui demanda : « Comment vas-tu, ô homme ? » Il répondit : « Comme les gens » — tout en mangeant cette nourriture grossière. Le roi répliqua : « Il n'y a aucun bien en cela. » Alors le roi se détourna et sortit en disant : « Il n'y a pas de science en lui. » Lorsqu'il descendit de la montagne, le dévot le regarda par un interstice et dit : « Ô roi, louange à Dieu qui t'a éloigné de moi alors que tu m'étais détestable » — ou bien : « Louange à Dieu qui t'a écarté de moi par ce moyen. »
Selon une autre narration, Ibn al-Mubārak a dit : « Louange à Dieu qui l'a détourné de moi alors qu'il me déplaisait. » (Az-Zuhd d'Ibn al-Mubārak, p. 515).
Une autre version rapporte que ce dévot était un roi ayant renoncé au monde et l'ayant quitté, car un homme pieux parmi les restes des habitants du Paradis et des œuvres vertueuses vint lui prodiguer un sermon. Il conclut un pacte avec lui pour le suivre et renoncer à la royauté en quête de ce qui l'attend dans l'au-delà. Il persuade un groupe de ses fils, de ses proches et des chefs de son état pour le suivre. Ils partirent tous ensemble sans que personne ne sache où ils s'en allaient. Ce roi était un homme juste, bienfaisant et pieux.
Son royaume était vaste, avec beaucoup de richesses et d'hommes. Ils marchèrent jusqu'à une montagne aux confins de son royaume, dense en arbres et en eaux, où ils séjournèrent un temps. Le roi dit : « Si notre séjour ici s’éternise, les gens de notre royaume sauront où nous sommes et ne nous inviteront pas. Je propose que nous allions hors de notre royaume pour descendre dans un lieu éloigné des gens, afin de nous préserver d’eux et eux de nous. » Ils quittèrent donc cette montagne à la recherche d’une terre inconnue, trouvant une montagne isolée, riche en arbres et en eaux, peu fréquentée par les nomades. À son sommet coulait une source d’eau vive, et une terre vaste, cultivable pour celui qui veut y cultiver. Ils s’y installèrent, construisirent des lieux de culte et d’habitation, plantèrent des légumineuses qu’ils pouvaient renouveler grâce à l’eau de la source, ainsi que des oliviers. Ils commencèrent à cultiver de leurs mains et à manger. Leur réputation s’étendit dans certaines régions proches de leur montagne, et les gens commencèrent à leur rendre visite. Cette narration arriva jusqu’au roi de cette région, qui se rendit auprès d’eux pour les visiter, comme mentionné auparavant. Dieu est le plus savant.
Wahb a dit : « La personne la plus ascète dans ce monde, même si elle y tient, est celle qui ne se contente que d’un gain licite et pur, en préservant les trusts ; tandis que la plus avide est celle qui ne se soucie pas si son gain vient licitement ou illicitement. Le plus généreux est celui qui est prodigue dans les droits de Dieu (– Exalté soit-Il –), même si les gens le voient comme avare à l’égard des autres choses ; et le plus avare est celui qui est avare dans les droits de Dieu (– Exalté soit-Il –), même si les gens le voient généreux pour le reste » (rapporté par Abū Nu‘aym dans al-Ḥilya [4/49], et par al-Bayhaqī dans Shu‘ab al-Īmān [7/407] (10781), attribué à Abū Umayya).
Al-Ṭabarānī rapporte (mentionné par Abū Nu‘aym dans al-Ḥilya [4/50] avec cette chaîne de transmission d’al-Ṭabarānī) : Mu‘ādh ibn al-Muthannā nous a rapporté, Ali ibn al-Madīnī nous a rapporté, Muhammad ibn ‘Amr ibn Miqsim a dit : « J’ai entendu ‘Aṭā’ ibn Muslim dire : J’ai entendu Wahb ibn Munabbih dire : Allah Ta‘ālā a parlé à Mūsā (– paix sur lui –) à mille reprises. Chaque fois qu’Il lui parlait, la lumière se voyait sur le visage de Mūsā durant trois jours, et depuis qu’Allah son Seigneur (– Exalté soit-Il –) lui a parlé, Mūsā n’a pas touché de femme. »
‘Uthmān ibn Abī Shayba rapporte : ‘Abd Allāh ibn ‘Āmir ibn Zurāra, de ‘Abd Allāh ibn al-Ajlaḥ, de Muhammad ibn Isḥāq, qui dit : Rābi‘a ibn Abī ‘Abd al-Raḥmān dit : J’ai entendu ibn Munabbih al-Yamānī dire : « La prophétie comporte des fardeaux et des épreuves que seul le fort peut supporter. Yūnus ibn Mattā était un serviteur pieux, mais dans son caractère, il y avait de la rudesse. Lorsqu'il fut accablé...»
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= الرجلُ العالم، فلما اقترب الملك من جبلهمُ الذي هُمْ فيه، ترجَّلَ الملِك ومنْ معه من أعيانِ دولتِه، وصعِد في الجبل، فلما وصل إلى قُرِب مكانهم أخذوا في الأكلِ العنيف، فدخل عليهم الملك وهم يأكلون، فلم يرفعوا رؤوسَهم إليه، وجعل ذلك العالِمُ الفاضلُ يلفُّ البقلَ مع الزيتون مع الكسرةِ الكبيرةِ من الخبز ويُدخلُها في فمه، فسلَّم عليهمُ المِلكُ وقال: أيكم العابد؟ فأشاروا إليه، فقال له الملك: كيف أنت أيها الرجل؟ فقال له: كالناس - وهو يأكل ذلك الأكلَ العنيف - فقال الملك: ليس عندَ هذا خير. ثم أدبرَ الملكُ خارجًا عنه وقال: ما عند هذا من عِلْم. فلما نزل الملكُ من الجبل نظرَ إليه العابدُ من كُوَّةٍ وقال: أيها الملك، الحمدُ لله الذي صرفكَ عني وأنتَ لي كارِه - أو قال: الحمد لله الذي صرفك عني بما صرفك به.
وفي رواية: ذكر ابنُ المبارك أنه قال: الحمدُ لله الذي صرفَهُ عني وهو لي لائم (الزهد لابن المبارك ص (٥١٥).).
وفي رواية: أن هذا العابد كان ملكًا وكان قد زَهِدَ في الدنيا وتركها، لأنه كان قد دخل عليه رجل من بقايا أهلِ الجنة والعمَلِ الصالح فوعظه، فاتَّعد معه أنْ يصحبَه، وأنه يَخْرُجُ عن المُلْكِ طلبًا لِمَا عندَهُ في الدارِ الآخرة، وأنه وافقَهُ جماعة من بَنِيه وأهلِه ورؤوسِ دولتِه، فخرجوا برُمتِهم لا يدري أحدٌ أين ذهبوا. وكان هذا الملكُ من أهلِ العَدْلِ والخير والخَوْفِ من الله
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، وكان متسعَ الملكِ والمملكة، كثيرَ الأموالِ والرجال؛ فساروا حتى أتَوْا جبلًا في أطرافِ مملكتِه كثير الشجرِ والمياه، فأقاموا به حينًا. فقال الملك: إنْ نحنُ طالَ أمرُنا ومُقَامُنا في هذا الجبل سَمِعَ بنا الناسُ من أهل مملكتِنا، فلا يدعونا؛ وإني أرى أن نذهبَ إلى غيرِ مملكتنا، فننزِل مكانًا بعيدًا عن الناس، لعل أنْ نسلمَ منهم ويسلموا مَنّا. فساروا من ذلك الجبل طالبين بلادًا لا يُعرفون، فوجدوا بها جبلا نائيًا عن الناس، كثير الأشجار والمياه، قليلَ الطوارق، وإذا في ذِروتِهِ عينُ ماءٍ جارية، وأرضٌ متَّسِعة، تُزرَع لمن أراد الزرْعَ بها؛ فنَزَلوا به وبَنَوْا به أماكنَ للعبادةِ والسُّكْنى، وزرعوا لهم على ماءِ تلك العَين بعضَ بقولٍ يأتَدِمُونَ بها، وأشجارَ زيتون، وجعلوا يزرعون بأيديهم ويأكلون، ثم شاع أمرُهم في بعض تلك البلاد القريبة من جبلِهم، فجعلوا يأتونهم ويزورونهم إلى أنَّ شاع ذلك الكلام المتقدِّم عن ذلك العالم، فبلغَ ملكَ تلك البلاد، فقصَدَهم للزيارةِ فذكر القصةَ كما تقدَّم، والله أعلم.
وقال وهب: أزهدُ الناسِ في الدنيا وإنْ كان عليها حريصًا منْ لم يرضَ منها إلا بالكَسْب الحلال الطيِّب، مع حفظ الأمانات، وأرغَبُ الناسِ فيها وإنْ كان عنها معرضًا منْ لم يبالِ في أين كَسْبُه منها حلالًا كان أو حرامًا؛ وإنَّ أجودَ الناسِ في الدنيا من جادَ بحقوقِ الله
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، وإنْ رآه الناس بخيلًا فيما سوى ذلك؛ وإن أبخل الناسِ في الدنيا من بَخِلَ بحقوقِ اللهِ
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، وإنْ رآه الناسُ جوادًا فيما سوى ذلك (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٤٩)، وأخرجه البيهقي في شعب الإيمان (٧/ ٤٠٧) (١٠٧٨١) بسنده معزوًّا إلى أبي أمية.).
وقال الطبراني (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٥٠) بهذا الإسناد عن الطبراني.): حدّثنا معاذ بن المثنى، حدّثنا عليُّ بن المديني، حدّثنا محمد بن عمرو بن مِقْسم، قال: سمعتُ عطاء بن مسلم يقول: سمعتُ وَهْبَ بن مُنَبِّه يقول: إن الله تعالى كلَّمَ موسى
(عليه السلام)
في ألفِ مَقَام، وكان إذا كلَّمَهُ رُئيَ النورُ على وجه موسى ثلاثةَ أيام، ولم يمسَّ موسى امرأة منذُ كلَّمَهُ رَبُّه
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وقال عثمان بن أبي شيبة: حدّثنا عبد الله بن عامر بن زُرَارة، حدّثنا عبد الله بن الأجْلَح، عن محمد بن إسحاق، قال: حدّثني ربيعة بن أبي عبد الرحمن، قال: سمعتُ ابن مُنَبِّه اليماني يقول: إنَّ للنبوةِ أثقالًا ومؤونة، لا يحمِلُها إلا القويّ، وإنَّ يونُس بنَ متَّى كان عبدًا صالحًا، وكان في خُلُقِهِ ضِيق، فلما حُمِلَتْ عليه =