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= Iblīs dit : « Je ne veux plus jamais t'égarer à partir d'aujourd'hui, alors demande-moi ce que tu veux que je te révèle. » Il répondit : « Es-tu sincère ? » Il dit : « Ne me demande rien sans que je te dise la vérité. » Il dit alors : « Dis-moi quel trait de caractère des enfants d'Adam a le plus de prise sur vous pour les égarer ? » Il répondit : « Trois choses : l'acrimonie, l'avarice et l'ivresse » (rapporté par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya, 4/44-45).
Et Wahb dit : Moïse demanda : « Ô Seigneur, quels sont Tes serviteurs les plus malheureux ? » Il répondit : « Ceux à qui la bonne exhortation ne profite pas, et qui ne se souviennent pas de Moi en secret. » Moïse demanda : « Mon Dieu, quel est le prix de celui qui se souvient de Toi avec sa langue et son cœur ? » Il répondit : « Ô Moïse, Je l'ombrage le jour de la Résurrection sous l'ombre de Mon Trône, et Je le mets sous Ma protection » (rapporté par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya, 4/45, avec l'inversion des deux parties du hadith).
Et Wahb dit : Un savant rencontra un autre savant plus érudit que lui, et lui demanda : « Que vient à être cette mesure sans excès ? » Il répondit : « Ce qui te protège du soleil et t'abrite de la pluie. » Il demanda : « Et quel est ce repas sans excès ? » Il répondit : « Au-dessus de la faim mais en dessous de la satiété, sans prétention. » Il demanda : « Et quel est ce vêtement sans excès ? » Il répondit : « Celui qui couvre la pudeur, empêche la chaleur et le froid, sans extravagance ni fantaisie. » Il demanda : « Et quel est ce rire sans excès ? » Il répondit : « Celui qui illumine ton visage sans que ta voix ne s'entende. » Il demanda : « Et quelles larmes sans excès ? » Il répondit : « Ne te lasse jamais de pleurer de crainte de Dieu, et ne pleure pas pour rien de ce monde. » Il demanda : « Quelle part de mes actes dois-je garder secrète ? » Il répondit : « Je pense que tu n'as jamais omis de faire une bonne œuvre. » Il demanda : « Quelle part devois-je dévoiler ? » Il répondit : « L’appel à la vertu, l’interdiction du mal, et ce qui peut attirer les avides ; et prends garde de regarder les gens » (rapporté par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya, 4/45, résumé).
Il dit : « Tout a deux extrémités et un juste milieu ; si tu tiens à une extrémité, l’autre penche, mais si tu tiens le milieu, les deux s’équilibrent. Adoptez donc le juste milieu dans les choses » (même source).
Il dit : « Il y a quatre lettres dans la Torah : Celui qui ne consulte pas, il regrette ; celui qui se croit autosuffisant garde tout pour lui ; la pauvreté est la mort rouge ; comme tu juges, tu seras jugé ; celui qui est aventureux sera audacieux » (rapporté par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya, 4/48), la dernière phrase n’y figurant pas.
Et ʿAbdallāh ibn al-Mubārak (dans son livre al-Zuhd, p. 514, rapporté aussi par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya, 4/48) : Il nous raconta Bukār ibn ʿAbdallāh qui entendit Wahb ibn Munabbih dire : « Il y avait un homme parmi les meilleurs de son époque, qu’on venait visiter pour qu’il conseille. Un jour, ils se rassemblèrent autour de lui ; il leur dit : « Nous nous sommes détournés du monde, avons laissé la famille et la richesse par crainte de la tyrannie, et nous craignons qu’il ne survienne à nous dans notre état présent une tyrannie plus grave et plus fréquente que celle qui s’abat sur les riches dans leurs biens, ou sur les rois dans leur royaume. Nous nous demandons lequel d’entre nous aime que l’on exauce une demande, que quand il achète quelque chose on le favorise en raison de sa piété, et que lorsqu’il rencontre les gens on le glorifie à cause de sa religion. » Il énuméra alors les fléaux des savants et des adorateurs qui subissent dans leur religion des contestations sur l’honneur et la vénération. Le récit de ses paroles se répandit jusqu’au roi de ce pays, qui en fut étonné, et dit à ses conseillers : « Il faut aller lui rendre visite. » Ils préparèrent donc une visite un jour, et le roi monta pour lui rendre visite. L’adorateur, qui était un savant bien averti des calamités des sciences, des actes et des intrigues des âmes, vit que le sol sous ses pieds avait été barré par des chevaux et des cavaliers. Il dit : « Qu’est-ce que cela ? » On lui répondit : « C’est le roi qui vient te saluer à cause de la beauté de ton discours. » Il dit : « A Dieu nous appartenons, et c’est à Lui que nous retournons ! Que puis-je faire face à lui ? Nous périssons, par Dieu, si on ne nous enseigne pas la preuve de Dieu avec cet homme, et qu’il ne parte pas alors qu’il nous hait. » Puis il demanda à son serviteur : « As-tu de la nourriture ? » Il répondit : « Oui. » Il dit : « Apporte-la, et pose-la devant nous. » Le serviteur apporta quelques fruits et un peu de légumes avec des olives. Il commanda à son groupe de se rassembler autour de cette nourriture, et dit : « Lorsque cet homme entrera, que personne ne se retourne vers lui, ni ne se lève pour lui, mangez avidement sans lever la tête, peut-être Dieu le détournera-t-Il de nous alors qu’il nous hait. Car je crains le trouble, la vanité et l’orgueil, et le remplissement du cœur par ceux-ci, nous ne serons sauvés que par le feu de l’Enfer. » Les compagnons pleurèrent, et lui aussi pleura…
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= إبليسُ ولا أريدُ إضلالَكَ بعدَ اليومِ أبدًا، فسَلْني عمَّا بدا لك أخبرْك به. قال: وأنت صادق؟ قال: لا تسألني عن شيءٍ إلَّا صَدَقْتُكَ فيه. قال: فأخبِرْني أيُّ أخلاقِ بني آدمَ أوثقُ في أنفسِكم أنْ تضلُّوهم به؟ قال: ثلاثة أشياء: الحِدَّةُ، والشُّحُ، والسُّكْر (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٤٤، ٤٥).).
وقال وهب: قال موسى: يا ربّ، أيُّ عبادك [أشقى]؟ قال: منْ لا تنفَعُه موعظة، ولا يذكُرني إذا خلا. قال: إلهي، فما جزاءُ منْ ذكرَكَ بلسانِه وقلبِه؟ قال: يا موسى، أُظِلُّهُ يومَ القيامة بظلِّ عرشي، وأجعلُه في كَنَفي (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٤٥) بتقديم الشطر الثاني للخبر على الأول.).
وقال وهب: لَقيَ عالم عالمًا هو فوقَهُ في العلم فقال له: رحمكَ الله، ما هذا البناء الذي لا إسرافَ فيه؟ قال: ما سترَكَ من الشمس، وأكنَّكَ من الغَيْث. قال: فما هذا الطعامُ الذي لا إسراف فيه؟ قال: فوقَ الجُوع دونَ الشبَع، من غيرِ تكلّف. قال: فما هذا اللباسُ الذي لا إسرافَ فيه؟ قال: هو ما سترَ العورة، ومنَعَ الحرَّ والبرد، من غيرِ تنوُّعٍ ولا تلوُّن. قال: فما هذا الضحكُ الذي لا إسرافَ فيه؟ قال: هو ما أسفَرَ وجهَك ولا يُسمعُ صوتك. قال: فما هذا البكاءُ الذي لا إسرافَ فيه؟ قال: لا تَمَلَّ من البكاءِ من خشيةِ الله
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، ولا تبكِ على شيء من الدنيا. قال: كم أُخْفي من عملي؟ قال: ما أظنَّ بِكَ أنَّكَ لم تعمَلْ حسنة. قال: ما أُعلنُ من عملي؟ قال: الأمرَ بالمعروف، والنهي عن المنكر، وما يَأتم بكَ الحَرِيص؛ واحذرِ النظرَ إلى الناس (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٤٥) بنحوِه مختصرًا.).
وقال: لكلِّ شيءٍ طرفانِ ووسط، فإذا أمسكتَ بأحَدِ الطرفيْن مال الآخر، وإذا أمسكت بالوسط اعتدلا، فعليكم بالوسَطِ من الأشياء (المصدر السابق.).
وقال: أربعةُ أحرفٍ في التوراة: منْ لم يشاوِرْ يندَمْ، ومنِ استغنَى استأثَر، والفقرُ الموتُ الأحمر، وكما تَدينُ تُدان، ومن تَجَرَ فَجَر (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٤٨)، وليست الجملة الأخيرة فيه.).
وقال عبدُ الله بنُ المبارك (في كتابه الزهد ص (٥١٤). وأخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٤٨).): حدّثنا بكار بن عبد الله، أنه سمع وَهْب بن منبِّهٍ يقول: كان رجلٌ من أفضلِ أهل زمانه، وكان يُزارُ فيعظِهُمْ، فاجتمعوا إليه ذاتَ يوم فقال: إنَّا قد خرجْنا عن الدنيا، وفارَقْنا الأهلَ والأموالَ مخافةَ الطُّغْيان، وقد خِفْنا أنْ يكونَ قد دخلَ علينا في حالِنا هذه من الطُّغْيان أعظمُ وأكثرُ ممّا يدخل على أهلِ الأموالِ في أموالهم، وعلى الملوكِ في مُلكِهم؛ أُرَانا يُحبُّ أحدُّنا أنْ تُقضَى له الحاجة، وإذا اشترى شيئًا أنْ يُحابَى لمكانِ دينِه، وأنْ يُعَظَّمَ إذا لَقيَ الناسَ لمكانِ دينِه؛ وجعل يُعددُ آفاتِ العلماءِ والعِباد الذين يدخلُ عليهم في دينهم مِنْ حلِّ الشرَفِ والتعظيم. قال: فشاعَ ذلك الكلامُ عنه، حتى بلَغَ مَلِكَ تلكَ البلاد، فعَجِبَ منه الملكُ وقالَ لرؤوسِ دولتِه: ينبغي لهذا أنْ يُزار. ثم استَّعَدوا لزيارتِهِ يومًا، فركب إليه الملكُ ليسلمَ عليه، فأشرف العابدُ - وكان عالمًا جيد العلمِ بآفاتِ العلومِ والأعمالِ ودسائس النفوس، فرأى الأرضَ التي تحتَ مكانِه قد سُدَّتْ بالخيلِ والفُرسان، فقال: ما هذا؟ فقيلَ له: هذا الملكُ قاصدٌ إليكَ يُسلمُ عليك، لِمَا بلغَهُ من حُسنِ كلامِك. فقال: إنَّا لله! وما أصنَعُ به؟ هلَكْنا واللهِ إنْ لم نُلَقَّنِ الحُجَّةَ من عندِ الله معَ هذا الرجل، وينصرفْ عنا وهو ماقتٌ لنا. ثم سألَ خادِمَهُ: هل عندك طعامٌ؟ قال: نعم. قال: فَاتِ بهِ، فضعْهُ بين أيدينا. قال: هو شيءٌ من ثمَرِ الشجر، وهو شيءٌ من بقلٍ وزيتون. قال: فأتِ به، فأتى به، ثم أمرَ بجماعته فاجتمعوا حولَ ذلك الطعام؛ فقال: إذا دخلَ عليكم هذا الرجلُ فلا يلتفِتْ أحد منكم إليه، ولا يقُمْ له أحد، وأقبلُوا على الأكل العَنيف، ولا يرفَعْ أحدٌ منكمْ رأسَه، لعلَّ الله أنْ يصرفَهُ عنّا وهو كارِهٌ لنا. فإني أخافُ الفِتْنةَ والشُّهرة، وامتلاءَ القلبِ منهما، فلا نخلُصُ إلَّا بنارِ جهنّم. قال: فبكى القوم، وبكى ذلك =