Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

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Il est dit : « avec lui est sa subsistance », puis Dieu créa à partir de cela une créature sur la terre, et une créature dans la mer. Ensuite, Il fixa la subsistance de ce qu’Il créa dans la mer et sur la terre. La subsistance des animaux terrestres ne profite pas aux animaux marins, et celle des animaux marins ne profite pas aux animaux terrestres. Si ce qui est dans la mer sortait vers la terre, il périrait, et si ce qui est sur la terre entrait dans la mer, il périrait également. Ainsi, en cela, Dieu a créé sur la terre et dans la mer une leçon pour celui qui accorde de l’importance à la répartition des subsistances et des moyens de vie. Que le fils d’Adam prenne garde à ce que Dieu a réparti parmi les subsistances, car il n’y a rien dans celles-ci excepté ce qu’Il a partagé entre Ses créatures. Personne ne peut changer ni altérer cette répartition, tout comme les animaux terrestres ne peuvent pas vivre avec la subsistance des animaux marins, ni les animaux marins avec celle des animaux terrestres. S’ils y étaient contraints, tous périraient. Lorsque chaque créature s’établit là où elle est destinée à subsister, cela la préserve et lui donne la vie. De même, si le fils d’Adam se contente de ce que Dieu lui a alloué, cela le maintient en vie et le préserve. Mais s’il cherche la subsistance d’autrui, cela le diminue, lui cause du tort et le déshonore » (rapporté par Abū Naʿīm dans al-Ḥilya, vol. 4, p. 29). Et il dit à ʿAṭāʾ al-Khurasānī : « Avant vous, les savants se suffisaient par leur savoir de ce que possédaient les autres, ils ne se tournaient ni vers les gens du monde ni vers ce qu’ils avaient en main. Ainsi, les gens du monde leur offraient leurs biens en désirant leur savoir. Aujourd’hui, nos gens de science offrent leur savoir aux gens du monde attirés par la vie mondaine. Et les gens du monde ont dédaigné leur savoir à cause de la mauvaise position qu’ils ont remarquée chez eux. Donc, prends garde, ʿAṭāʾ, aux portes du pouvoir. Car à leurs portes, il y a des tentations semblables à des sangsues qui ne laissent rien de leur monde sans leur prendre une part équivalente de ta religion » (rapporté par Abū Naʿīm dans al-Ḥilya, vol. 4, p. 29-30). Puis il ajouta : « Ô ʿAṭāʾ, si ce qui te suffit te satisfait, toute ta vie te suffira. Et si cela ne te suffit pas, rien ne peut te suffire. Ton ventre est une mer parmi les mers, une vallée parmi les vallées, que seule la poussière peut contenir. » Ibrāhīm al-Junayd rapporta : « Abd Allāh ibn Abī Bakr al-Muqaddamī nous a dit, d’après Jaʿfar ibn Sulaymān, d’après ʿUmar ibn ʿAbd al-Raḥmān al-Ṣanʿānī : J’ai entendu Wahb ibn Munabbih dire : Un savant rencontra un autre savant plus érudit que lui, et lui demanda : « Comment est ta prière ? » Il répondit : « Je ne pense pas qu’il y ait quelqu’un qui ait entendu parler du Paradis et de l’Enfer et qui traverse une heure sans prier. » Il demanda : « Comment te souviens-tu de la mort ? » Il répondit : « Je ne pose pas un pied sans penser que je vais mourir. » Il demanda : « Et toi, comment pratiques-tu ta prière, ô homme ? » Il dit : « Je prie et pleure jusqu’à ce que de l’herbe pousse de mes larmes. » Le savant lui dit : « Si tu ris tout en reconnaissant tes péchés, cela est meilleur pour toi que de pleurer en affichant ta science, car celui qui cherche à montrer ne verra pas ses œuvres acceptées. » Il dit : « Conseille-moi, car je te trouve sage. » Il répondit : « Renonce à ce monde sans te disputer avec ses habitants, et sois comme l’abeille sur la fleur : si tu manges, mange du bon ; si tu déposes, dépose du bon. Et si tu tombes sur une branche, ne la casse pas. Sois sincère envers Dieu comme le chien l’est envers ses maîtres, bien qu’ils le privent de nourriture, le repoussent et le battent, il refuse pourtant d’autre chose que de les protéger et les garder. » Lorsque Wahb rapportait ce hadith, il disait : « Malheur à toi ! Lorsque le chien est plus sincère envers ses maîtres que toi, ô fils d’Adam, par Dieu » (rapporté par Abū Naʿīm dans al-Ḥilya, vol. 4, p. 28). Dans une autre version, il dit : « Je prie jusqu’à ce que mes pieds enflent. » On lui répondit : « Il vaut mieux pour toi de passer la nuit repentant et de te lever matin en ayant du regret, que de passer la nuit debout priant et de te lever rempli d’orgueil » (ce propos est mentionné par Ibn al-Qayyim dans Madārij al-Sālikīn, vol. 1, p. 177). Et ainsi de suite. Sufyān rapporta d’un homme de Ṣanʿāʾ, de Wahb, le même hadith mentionné précédemment (même source). Et ʿUthmān ibn Abī Shayba rapporta : « Muhammad ibn ʿImrān ibn Abī Layla nous a dit, d’après al-Ṣillatu ibn ʿĀṣim al-Murādī, de son père, de Wahb : Lorsque Adam fut descendu du Paradis, il s’inquiéta de la perte des voix des anges. Alors Jibrīl descendit vers lui et lui dit : “Ô Adam, ne veux-tu pas que je t’enseigne quelque chose dont tu profiteras dans ce monde et dans l’au-delà ?” Il répondit : “Oui.” Il dit : “Dis : ‘Ô Dieu, complète pour moi la grâce afin que je goûte à la douceur de la vie ; Ô Dieu, scelle pour moi par le bien afin que mes péchés ne me nuisent pas ; Ô Dieu, protège-moi des épreuves de ce monde et de toute horreur au Jour du Jugement, et fais-moi entrer au Paradis en sécurité.’”
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= معه رِزقه، ثم خلق الله من ذلك خلقًا في البَرّ، وخلقًا في البحر، ثم جعل رزقَ ما خلق في البحر وفي البر، ولا ينفعُ رزقُ دوابِّ البر دوابَّ البحر، ولا رزقُ دوابِّ البحرِ دوابَّ البَرّ، لو خرج ما في البحر إلى البرِّ هلك، ولو دخل ما في البَرِّ إلى البحرِ هلَك، ففي ذلك ممَّن خلق الله في البَرِّ والبحر عِبرَةٌ لمن أهمَّته قسمةُ الأرزاق والمعيشة، فليعتبر ابنُ آدمَ فيما قسم الله من الأرزاق، فإنه لا يكونُ فيها شيءٌ إلا كما قَسمَهُ سبحانه بين خَلقِه لا يستطيعُ أحد أن يُغيِّرها ولا أن يَخلطَها، كما لا تستطيعُ دواب البَرِّ أن تعيش بأرزاقِ دوابِّ البحر، ولا دوابُّ البحرِ بأرزاق دوابِّ البَرّ، ولو اضطرت إليه هَلَكت كلُّها، فإذا استقرت كل دابةٍ منها فيما رُزقت أصلحها ذلك وأحياها، وكذلك ابنُ آدم إذا استقر وقَنِعَ بما قَسَم الله له من رزقه أحياه ذلك وأصلحه، فإذا تعاطى رزق غيرِه نَقَصه ذلك وضرَّهُ وفَضَحَه (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٢٩).). وقال لعطاء الخراساني: كان العلماء قبلكم قد استَغنوا بعلمِهم عن دنيا غيرهم، فكانوا لا يلتفتون إلى أهل الدنيا، ولا إلى ما في أيديهم، فكان أهلُ الدنيا يبذلون إليهم دنياهم رغبةً في علمِهم، فأصبح أهلُ العلم فينا اليوم يبذلون لأهلِ الدنيا علمَهم رغبةً في الدنيا، فأصبح أهلُ الدنيا قد زَهدوا في علمِهم، لِمَا رأوا من سوء موضعه عندَهم، فإياك يا عطاءُ وأبوابَ السلطان، فإنَّ عندَ أبوابهم فتنًا كمَبَاركِ الإبل، لا تُصيب من دنياهم شيئًا إلا أصابوا من دينك مثلَه (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٢٩، ٣٠). وفيه تتمة (ثم قال: يا عطاء إن كان يغنيك ما يكفيك فكلُّ عيشك يكفيك، وإن كان لا يغنيك فليس شيءٌ يكفيك، إنما بطنك بحر من البحور، وواد من الأودية، لا يسعه إلا التراب).). وقال إبراهيم الجنيد: حدثنا عبد الله بن أبي بكر المقدَّمي، حدثنا جعفر بن سليمان، حدثنا عمر بن عبد الرحمن الصنعاني، قال: سمعت وهبَ بن منبِّه يقول: لَقيَ عالمٌ عالمًا هو فوقَهُ في العلم فقال: كيف صلاتُك؟ فقال: ما أحسبُ أحدًا سمع بذكر الجنة والنار يأتي عليه ساعةٌ لا يصلِّي فيها. قال: فكيف ذكرُك للموت؟ قال: ما أرفعُ قدمًا ولا أضعُ أخرى إلا رأيت أني ميتٌ. فقال: فكيف صلاتك أنت أيها الرجل؟ فقال: إني لأُصلي وأبكي حتى ينبت العُشب من دموعي. فقال العالم: أما إنك إن تضحك وأنت معترف بخطيئتك خيرٌ لك من أن تبكي وأنت مُدِلٌّ بعلمك، فإن المُدِلَّ لا يُرفعُ له عمل. فقال: أوصِني فإني أراك حكيمًا. فقال: ازهَد في الدنيا ولا تُنازع أهلها فيها، وكن فيها كالنَّحلَةِ إن أكلت أكلتَ طيِّبًا وإن وضعتَ وضعتَ طيِّبًا، وإن وقعتَ على عُودٍ لم تكسِرهُ، وانصَح لله نُصح الكلب لأهله، فإنهم يُجيعونه ويطردونه ويضربونه وهو يأبى إلا أن يَحُوطَهم ويحفظَهُم وينصح لهم. فكان وَهبُ إذا ذكر هذا الحديث قال: واسوأتاهُ إذا كان الكلبُ أنصحَ لأهله منك يابنَ آدم للهِ ﷿ (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٢٨).). وفي رواية أنه قال: إني لأصلِّي حتى تَرِمَ قَدَماي. فقال له: إنك أن تَبِيتَ تائبًا وتصبحَ نادمًا خيرٌ لك من أن تبيتَ قائمًا وتصبح مُعْجَبًا (ذكر هذا القول ابن القيم في مدارج السالكين (١/ ١٧٧).). إلى آخره. وروى سفيان عن رجلٍ من أهل صنعاء، عن وهب، فذكر الحديثَ كما تقدَّمَ (المصدر السابق.). وقال عثمان بن أبي شَيبة: حدثنا محمد بن عمران بن أبي ليلى، حدثنا الصلتُ بنُ عاصم المرادي، عن أبيه، عن وهب، قال: لما أُهبط آدمُ من الجنة استوحش لفقد أصوات الملائكة، فهبط عليه جبريل فقال: يا آدم، ألا أعلمك شيئًا تنتفع به في الدنيا والآخرة؟ قال: بلى. قال: قل اللهمَّ تَمِّم لي النعمة حتى تُهنِئَني المعيشة، اللهم اختم لي بخير حتى لا تضرَّني ذنوبي، اللهمَّ اكفني مؤنة الدنيا، وكلَّ هولٍ في القيامة حتى تدخلني الجنة في عافية =

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