Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

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Sa puissance, sa grandeur, son autorité, son pouvoir, sa royauté et sa seigneurie : toute chose s'est tue et s'est inclinée devant Lui, et Il a dit : « Je suis le Roi, il n’y a de divinité que Moi, plein de miséricorde abondante, aux noms les plus excellents. Je suis Allah, il n’y a de divinité que Moi, détenteur du Trône glorieux, des exemples élevés. Je suis Allah, il n’y a de divinité que Moi, doté de longévité, de faveurs, de bienfaits et de grandeur. Je suis Allah, il n’y a de divinité que Moi, le Créateur des cieux et de la terre. Ma grandeur remplit toute chose, et mon règne soumet toute chose. Ma puissance embrasse toute chose, ma science dénombre toute chose, ma miséricorde englobe toute chose, ma bonté atteint toute chose. Je suis Allah, ô vous les créatures, reconnaissez ma place, car rien dans les cieux et sur la terre n’existe excepté Moi et mes créatures. Tous ne subsistent ni ne perdurent que par Moi, tournant entre mes mains, vivant de ma subsistance. Leur vie, leur mort, leur permanence et leur disparition sont entre mes mains, et ils n’ont ni refuge ni recours en dehors de Moi. Si Je les abandonnais un instant, tout serait détruit, et Moi, je resterais inchangé. Cela ne diminuerait en rien ma grandeur ni mon royaume, car je suis riche de toute gloire dans ma puissance et ma royauté, mon éclat lumineux, ma rigueur dans la force, mon élévation de rang et la grandeur de mon rang. Rien ne m’égale, il n’y a pas d’autre divinité que Moi, et rien de ce que J’ai créé n’a le droit de m’égaler ni de Me nier. Comment pourrait Me nier Celui que J’ai créé selon ma connaissance dès sa création ? Ou comment Me défierait Celui sur qui mon règne s’est imposé ? Ou comment Me surpasserait Celui dont la nuque est entre Mes mains ? Ou comment pourrait rivaliser avec Moi Celui dont Je prolonge la vie ou Lui ôte la santé, dégrade l’esprit, prends l’âme, le crée et le fais vieillir, et que rien ne peut lui échapper ? Ou comment mon serviteur, fils de mes serviteurs et fils de mes esclaves, pourrait-il refuser de M’adorer ? Qui d’autre que Moi est leur Créateur et leur Héritier ? Comment pourrait-on adorer autre que Moi Celui que le temps crée et dont le terme est consommé par la succession de la nuit et du jour, qui sont de faibles manifestations de ma souveraineté ? À Moi, à Moi, ô habitants de la mort et de la disparition, et non à un autre. En vérité, j’ai prescrit la miséricorde à Moi-même, et décidé le pardon pour celui qui Me demande pardon. Je pardonne tous les péchés, petits ou grands, à celui qui demande mon pardon, et cela ne Me pèse pas et ne grandit pas ma grandeur. Ne vous jetez pas avec vos mains dans la perdition, et ne désespérez pas de ma miséricorde, car ma miséricorde devance ma colère, tous les trésors du bien sont en Mes mains, et Je n’ai rien créé de ce que J’ai créé par besoin à mon égard, mais pour manifester ma puissance et pour que les observateurs méditent sur mon règne, réfléchissent sur ma sagesse, Me glorifient par Ma louange et M’adorent sans associer rien à Moi. Que tous les visages se tournent vers Moi. » (Rapporté par Abū Nu'aym dans Al-Ḥilya (4/34-35) en termes similaires). Ashras 'an Wahb a dit : Dāwūd dit : « Ô mon Dieu, où Te trouverai-je ? » Il répondit : « Là où les cœurs sont brisés par la crainte de Moi. » (Rapporté par Abū Nu'aym dans Al-Ḥilya (4/32)). Il dit : Un homme des enfants d’Israël jeûna soixante-dix semaines, rompant le jeûne un jour par semaine, et il priait Dieu de lui montrer comment Satan égare les gens. Quand cela dura longtemps sans réponse, il pensa : « Il vaudrait mieux me tourner vers mes péchés, mes fautes et ma relation avec mon Seigneur que de persister dans cette quête. » Puis il se parla à lui-même : « Ô âme, à Qui es-tu venue ? Si Dieu voit quelque bien en toi, Il satisfera ton besoin. » Alors Dieu envoya un ange à leur prophète en disant : « Dis à cet adorateur : Ta dureté envers toi-même et tes paroles m’ont plu plus que ton adoration passée. Dieu a répondu à ta demande, Il a ouvert ta vue, regarde maintenant. » Il regarda, et vit que les essaims de démons d’Iblīs entouraient la terre, et aucun être d’Adam n’était exempt de démons comme la mouche. Il demanda : « Ô Seigneur, qui peut donc être sauvé de ces démons ? » Il répondit : « Celui qui a un cœur humble et doux. » (Rapporté par Abū Nu'aym dans Al-Ḥilya (4/32)). Wahb dit : Un homme voyageur arriva sur une terre où poussaient des concombres amers, son âme l’incita à en prendre, mais il résista, et resta à sa place trois jours à prier. Un homme passa, marqué par le soleil et le vent. En le voyant, il dit : « Gloire à Dieu ! On dirait que cet homme a été brûlé par le feu. » Le voyageur répondit : « Voilà l’effet de ma crainte du feu ; comment serait-ce si j’y entrais ? » (Rapporté par Abū Nu'aym dans Al-Ḥilya (4/32)). Il dit : Un homme parmi les anciens commit un péché et dit : « Il m’incombe envers Dieu de ne jamais habiter sous un toit tant que je n’aurai pas obtenu l’innocence du feu. »
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= وجبروته وكبرياءه وسلطانه وقدرته وملكه وربوبيَّته، فأنصَتَ كلُّ شيءٍ وأطرق له، فقال: أنا الملك لا إله إلا أنا، ذو الرحمة الواسعة، والأسماء الحسنى، أنا الله لا إله إلا أنا، ذو العرش المجيد، والأمثال العلا، أنا الله لا إله إلا أنا، ذو الطول والمنِّ والآلاء والكبرياء، أنا الله لا إله إلا أنا بديع السموات والأرض، ملأت كلَّ شيءٍ عظمتي، وقَهَر كلَّ شيء مُلكي، وأحاطت بكل شيءٍ قدرتي، وأحصى كل شيءٍ علمي، ووسعت كلَّ شيءٍ رحمتي، وبلغ كل شيءٍ لُطفي، فأنا الله يا معشر الخلائق فاعرفوا مكاني، فليس شيءٍ في السماوات والأرضين إلا أنا وخَلقي، كلهم لا يقومُ ولا يدومُ إلَّا بي، ويتقلَّبُ في قبضتي، ويعيش برزقي، وحياتُهُ وموته وبقاؤه وفناؤه بيدي، فليس له مَحِيص ولا ملجأ غيري، لو تخلَّيتُ عنه طرفة عينٍ لدُمِّر كُلُّه، وكنت أنا على حالي، لا ينقُصني ذلك شيئًا، ولا يُنقص ذلك ملكي شيئًا وأنا مستغنٍ بالعزِّ كلِّه في جبروتي وملكي، وبرهان نوري، وشديد بطشي، وعلوّ مكاني، وعظمة شأني، فلا شيء مثلي، ولا إله غيري، وليس ينبغي لشيءٍ خلقتُه أن يعدِلَ بي، ولا ينكرُني، وكيف ينكرني مَن خلقتُه يوم خلقتُه على معرفتي؟ أم كيف يكابرني من قهرَهُ ملكي؟ أم كيف يُعجزني مَن ناصيتُه بيدي؟ أم كيف يعدلُ بي من أُعمِّره وأسقمُ جسمَه، وأنقص عقلَه، وأتوفَّى نفسه، وأخلقه وأهرمه، فلا يمتنعُ مني؟ أم كيف يستنكفُ عن عبادتي عبدي وابنُ عبدي وابن أَمَتِي؟ ومَن لا ينسب إلى خالقٍ ولا وارثٍ غيري؟ أم كيف يعبدُ دوني من تُخلقه الأيام، ويُفنِي أجلَهُ اختلاف الليل والنهار، وهما شعبة يسيرة من سلطاني؟ فإليَّ إليَّ يا أهل الموت والفناء، لا إلى غيري، فإني كتبتُ الرحمةَ على نفسي، وقضيتُ العفوَ والمغفرة لمن استغفرني، أغفرُ الذنوب جميعًا صغيرَها وكبيرَها لمن استغفرني، ولا يكبُر ذلك عليَّ ولا يتعاظَمُني، فلا تلقوا بأيديكم إلى التهلُكة، ولا تقنَطُوا من رحمتي، فإن رحمتي سبقت غضَبي، وخزائن الخير كلُّها بيدي، ولم أخلق شيئًا مما خلقتُ لحاجةٍ كانت مني إليه، ولكن لأُبينَ به قدرتي وليَنظُر الناظرون في مُلكي، ويتدبَّروا حكمتي، وليسبِّحوا بحمدي، ويعبدوني لا يشركوا بي شيئًا، ولتَعنُو الوجوه كلُّها إليّ (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٣٤، ٣٥) بالفاظ مقاربة.). وقال أشرس عن وهب قال: قال داود: إلَهي أين أجدُك؟ قال: عندَ المنكَسِرة قلوبُهم من مخافتي (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٣٢).). وقال: كان رجل من بني إسرائيل صام سبعين أسبوعًا يُفطرُ في كلِّ أسبوع يومًا، وهو يسألُ الله أن يُريَهُ كيف يُغوي الشيطانُ الناس، فلما أن طال ذلك عليه، ولم يجب، قال في نفسه: لو أقبلتُ على خطيئتي وعلى ذنوبي وما بيني وبين ربِّي لكان خيرًا من هذا الأمر الذي أطلب. ثم أقبل على نفسه فقال: يا نفس، من قِبَلكِ أُتيتُ. لو علم الله فيك خيرًا لقضى حاجتك. فأرسل الله مَلَكًا إلى نبيهم أن قل لفلان العابد: إزراؤك على نفسِك، وكلامُك الذي تكلَّمت به أعجبُ إليِّ مما مضى من عبادتك، وقد أجاب الله سؤالك، وفتح بصرك فانظرِ الآن، فنظر فإذا أُحبولة لإبليسَ قد أحاطتْ بالأرض، وإذا ليس أحدً من بني آدم إلا وحوله شياطينُ مثلُ الذباب فقال: أي رب، ومن ينجو من هؤلاء؟ قال: صاحبُ القلبِ الوادِع اللَّيِّن (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٣٢).). وقال وهب: كان رجلٌ من السائحين، فأتى على أرضٍ فيها قِثاء، فدعَتهُ نفسُه إلى أخذ شيءٍ منه، فعاقبها، فقام مكانَهُ يُصَلي ثلاثة أيام، فمرَّ به رجل وقد لوَّحتهُ الشمسُ والريح، فلمّا نظر إليه قال: سبحان الله! لكأنَّما أُحرق هذا الإنسان بالنار. فقال السائح: هكذا بلغَ مني ما ترى خوفُ النار، فكيف بي لو دخلتُها؟ (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٣٢).). وقال: كان رجلٌ من الأولين أصاب ذنبًا فقال: للهِ عليَّ أن لا يُظلَّني سقفُ بيتٍ أبدًا حتى تأتيني براءةٌ من النار، =

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