16
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
« Avant même qu'il ne m'invoque, je lui ai donné ; avant même qu'il ne me demande, je lui ai accordé. En vérité, quand mon serviteur m'obéit, si tous les habitants des cieux et de la terre se liguaient contre lui, je lui ouvrirais une issue. Et quand mon serviteur me désobéit, je ferme les portes du ciel à ses mains, je le laisse en suspens dans l’air, et rien parmi mes créatures ne pourra l'empêcher d'obtenir ce qu'il désire. » (Extrait également par Abū Na‘īm dans al-Ḥilya, 4/38).
Ibn al-Mubārak dit aussi (dans son livre al-Zuhd, p. 161, n° 470) : « Nous a rapporté Bakkār ibn ‘Abd Allāh, qui a entendu Wahb ibn Munabbih dire : Dieu, exalté soit-il, a dit en reprochant aux rabbins des enfants d’Israël : “Vous comprenez pour autre chose que la religion, vous apprenez pour autre chose que pour l’œuvre, vous recherchez (dans Q et dans al-Zuhd d’Ibn al-Mubārak : « et vous achetez », et dans al-Ḥilya : « et vous disputez », l’original confirmé d’al-Zuhd par Aḥmad) ce monde au détriment de l’au-delà, vous portez des peaux de mouton et cachez l’âme des loups, vous refusez la fange dans vos boissons (dans Q : « et vous portez l'âme des mouches, vous vous nourrissez à partir de vos boissons », ce qui est une erreur ; la version confirmée d’al-Zuhd d’Ibn al-Mubārak) ; vous engloutissez des montagnes de ce qui est illicite, vous surchargez la dette des gens comme des montagnes et ne les aidez pas à porter les fardeaux ; vous prolonger la prière, vous blanchissez vos vêtements, et par cela, vous diminuez la fortune de l’orphelin et de la veuve. Par Ma majesté, je jure que je vous ferai frapper d’une fitna (épreuve) où la pensée des sages se perdra et la sagesse des savants échouera.” (Extrait aussi par l’imām Aḥmad dans al-Zuhd, p. 53, et Abū Na‘īm dans al-Ḥilya, 4/38-39).
Al-Ṭabarānī relate : « Nous a transmis ‘Abd Allāh ibn Muḥammad al-Ṣan‘ānī, qui a entendu Ḥammām ibn Maslama, lui-même ayant entendu Ghawth ibn Jābir, qui a entendu ‘Aqīl ibn Ma‘qal, dire : J’ai entendu Wahb ibn Munabbih dire : “Dieu ne loue personne pour son obéissance, et personne n’obtient de bon de la part de Dieu autrement que par Sa miséricorde. Dieu n’espère pas le bien des gens ni ne craint leur mal, il ne s’émeut des hommes qu’avec Sa miséricorde. S’ils complotent contre lui, il détruit leur ruse ; s’ils le trompent, il retourne leur tromperie contre eux ; s’ils lui mentent, ils sont pris à leur propre mensonge ; s’ils se détournent de lui, il les anéantit ; s’ils se retournent vers lui, il les accepte. Il n’accepte de leur part aucune ruse, ni tromperie, ni malice, ni colère, ni querelle. Le bien ne vient que par la miséricorde de Dieu.” (Dans al-Ḥilya : « et personne ne tire de Dieu quelque bien par ruse, tromperie, traîtrise, promesse de repentir, colère ou consultation ; mais le bien vient de la miséricorde de Dieu.») Celui qui ne cherche pas le bien d’abord par Sa miséricorde n’y trouvera aucune autre voie. Dieu ne dispense le bien qu’à travers l’obéissance, et sa clémence ne s’accorde aux gens qu’à condition qu’ils L’adorent, L’implorent et qu’Il les couvre de Sa miséricorde. Quand Il leur fait miséricorde, Sa miséricorde leur accorde leur besoin. Il n’y a pas d’autre moyen d’obtenir le bien de Dieu. Il n’y a d’accès à Sa miséricorde que l’adoration des créatures et leur supplication vers Lui. La miséricorde de Dieu est la porte de tout bien qu’on recherche auprès de Lui. Et la clef de cette porte est l’humilité et la supplication envers Dieu, ainsi que l’adoration. Celui qui oublie la clef, la porte ne lui sera pas ouverte ; celui qui vient avec la clef se verra ouvrir la porte. Comment la porte pourrait-elle s’ouvrir sans clef ? Dieu détient les trésors de tout bien, et la porte des trésors de Dieu est Sa miséricorde. La clé de la miséricorde divine est l’humilité, la supplication et la pauvreté envers Dieu. Celui qui garde cette clef voit les trésors lui être ouverts ; il entre et trouve ce que désirent les âmes, ce que les yeux aiment, ce que vous souhaitez et invoquez en un lieu sûr où vous ne serez ni chassés, ni redoutés, ni fatigués, ni vieillis, ni dans le besoin, ni morts. Là, il goûte un bonheur permanent, une grande récompense, un noble salaire, descendu d’un Pardonneur, Compatissant.” (Extrait par Abū Na‘īm dans al-Ḥilya, 4/39-40).
Sufyān ibn ‘Uyayna rapporte que Wahb a dit : “Le plus grand soutien à la religion est la détachement du monde. Le plus prompt à repousser le suivisme du caprice, l’amour de la richesse et de la gloire. Par l’amour de la richesse et de la gloire, les interdits sont violés, et avec la transgression des interdits le Seigneur se met en colère ; et la colère de Dieu n’a pas de remède.” (Extrait par Abū Na‘īm dans al-Ḥilya, 4/41).
Il dit aussi : Dieu, exalté soit-Il, dit dans certains de Ses livres à l'adresse des enfants d’Israël en les reprochant : “Lorsque je suis obéi, je suis satisfait ; quand je suis satisfait, je bénis...”»
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
= قَبْلِ أنْ يدعُوَني، وأعطيتُه من قبلِ أن يسألني؛ وإنَّ عبدي إذا أطاعني، لو أن أهلَ السماواتِ وأهلَ الأرض أجلبوا عليه جعلتُ له المخرجَ من ذلك؛ وإنَّ عبدي إذا عَصَاني قطعتُ يدَيْهِ من أبوابِ السماء، وجعلتُه في الهواء، فلا يمتنعُ من شيء أرادَهُ مِنْ خَلْقي (وأخرجه أيضًا أبو نعيم في الحلية (٤/ ٣٨).).
وقال ابنُ المبارك أيضًا (في كتابه الزهد ص (١٦١) برقم (٤٧٠).): حدّثنا بكَّارُ بنُ عبد الله، قال: سمعتُ وَهْبَ بن مُنبِّه يقول: قال الله تعالى فيما يَعيبُ به أحبارَ بني إسرائيل: تفقَهون لغير الدين، وتتعلَّمون لغير العمل، وتبتغونَ (في (ق) والزهد لابن المبارك: "وتبتاعون"، وفي الحلية: "وتتنازعون"، والمثبت من الزهد لأحمد.) الدنيا بعمل الآخرة، وتلبسون جلودَ الضأن، وتخفون أنفس الذئاب، وتنفون القَذَى من شرابكم (في (ق): "وتحملون نفس الذباب، وتتغذون الغذاء من شرابكم" وهو تصحيف، والمثبت من الزهد لابن المبارك.)، وتبتلعون أمثالَ الجبالِ من الحرام، وتُثقلون الدَّينَ على الناس أمثالَ الجبال، ثم لا تعينونهم برفع الخناصر؛ تطيلون الصلاة، وتبيِّضون الثياب، تنتقصون بذلك مالَ اليتيمِ والأرْمَلة؛ فبعزَّتي حلفتُ، لأضربنَّكم بفتنةٍ يَضِل فيها رأيُ ذي الرأي، وحكمةُ الحكيم (وأخرجه أيضًا الإمام أحمد في الزهد ص (٥٣)، وأبو نعيم في الحلية (٤/ ٣٨، ٣٩).).
وقال الطبراني: حدّثنا عبد الله بن محمد الصنعاني، حدّثنا همَّام بن مَسْلَمة، حدّثنا غَوْث بن جابر، حدّثنا عَقيل بن مَعْقل، قال: سمعتُ وهبَ بن مُنَبِّه يقول: إنَّ الله ليس يَحْمَدُ أحدًا على طاعة، ولا ينالُ أحدٌ من الله خيرًا إلا برحمته، وليس يرجو الله خيرَ الناسِ ولا يخافُ شرَّهم، ولا يعطِفُ الله على الناس إلا برحمتِهِ إياهم، إنْ مَكَروا به أبادَ مكرَهم، وإنْ خادعوه ردَّ عليهم خداعَهم، وإنْ كاذبوه كُذِب بهم، وإن أدبروا قطعَ دابرهم، وإن أقبلوا قَبِل منهم، ولا يقبلُ منهم شيئًا من حيلة، ولا مَكْر، ولا خداع، ولا سُخط، ولا مشادَّة، وإنما يأتي بالخير من الله تعالى رحمتُه (في الحلية: "ولا يستخرج أحد من الله شيئًا من الخير بحيلةٍ ولا مكرٍ ولا مخادعةٍ ولا أوبةٍ ولا سخطٍ ولا مشاورةٍ ولكن يأتي بالخير من الله رحمته".)؛ ومَنْ لم يبتغِ الخيرَ من قبلِ رحمته لا يجدُ بابًا غيرَ ذلك يدخلُ منه؟ فإن الله تعالى لا ينالُ الخيرَ منه إلا بطاعته، ولا يعطِفُ الله على الناس شيئًا إلا تعبدهم له، وتضرعهم إليه حتى يرحمهم، فإذا رَحِمَهم استخرجتْ رحمتُه منه حاجتَهم، وليس ينالُ الخيرَ من الله مِنْ وجهٍ غير ذلك، وليس إلى رحمة الله سبيل تؤتى من قِبَله إلا تعبدَ العبادَ له وتضرعهم إليه، فإنَّ رحمةَ الله
﷿
بابُ كل خير يُبتغَى من قِبَلهِ، وإنَّ مفتاحَ ذلك البابِ التضرِّعُ إلى الله
﷿
، والتعبُّد له؛ فمنْ تركَ المفتاحَ لم يُفتحْ له؛ ومن جاء بالمفتاح فُتح له به؛ وكيف يُفتح البابُ بغير مفتاح؟ ولله خزائنُ الخيرِ كله، وبابُ خزائنِ الله رحمتُه. ومفتاحُ رحمةِ الله التذلُّلُ والتضرُّع والافتقار إلى الله؛ فمنْ حَفِظ ذلك المفتاح فتحت له الخزائن ودخل، فله فيها ما تشتهي الأنفس، وتلذ الأعين، وفيها ما تشاؤون، وما تدعونَ في مقامٍ أمين، لا يجلون عنه، ولا يخافون، ولا يَنْصَبُون، ولا يَهرمون، ولا يفتقرون، ولا يموتون، في نعيمٍ مقيم، وأجرٍ عظيم، وثواب كريم، نزلًا من غفورٍ رحيم (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٣٩، ٤٠).).
وقال سفيان بن عُيَينة: قال وهب: أعوَنُ الأخلاقِ على الدِّين الزهادةُ في الدنيا، وأسرعُها ردًّا اتباعُ الهوى، وحبُّ المالِ والشرف؛ ومِنْ حُب المالِ والشرف تُنتهكُ المحارم، ومن انتهاكِ المحارم يَغضَبُ الربّ، وغضَبُ الله ليس له دواء (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٤١).).
وقال: يقولُ الله تعالى في بعضِ كتبه يعتبُ به بني إسرائيل: إني إذا أُطعت رَضيت، وإذا رَضيتُ باركتُ، وليس =