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Un homme lui dit : « J’ai vu en rêve que je versais de l’huile sur des olives. » Il répondit : « Cherche ta femme, car elle est ta mère. » Il chercha et découvrit qu’elle était effectivement sa mère. En effet, cet homme avait été capturé enfant dans son pays et resté dans les terres de l’Islam jusqu’à sa croissance. Puis sa mère fut capturée, et un ignorant l’acheta sans savoir que c’était sa mère. Lorsqu’il vit ce rêve et le raconta à Ibn Sīrīn, celui-ci lui ordonna de chercher, et il trouva la réalité conforme à ce qu’il avait dit.
Un autre lui dit : « J’ai vu en rêve que j’écrasais quelque chose, ou bien que je marchais sur une datte d’où sortit une souris. » Il lui répondit : « Épouse une femme. » Ou bien : « Tu marcheras sur une femme pieuse qui donnera naissance à une fille immoral. » Ainsi le rêve se réalisa.
Un autre lui dit : « J’ai vu des grains d’orge sur le toit de ma maison, puis un coq vint les ramasser. » Il lui répondit : « Si quelque chose t’est volé en ces jours, viens me voir. » Ils étendirent un tapis sur leur toit et celui-ci fut volé ; il vint alors lui en informer. Il lui dit : « Va auprès du muezzin de ton quartier, prends-le de lui. » Il alla trouver le muezzin et reprit le tapis.
Un homme lui dit : « J’ai vu des pigeons cueillir du jasmin. » Il répondit : « Les savants de Bassorah sont morts. »
Un homme vint lui dire : « J’ai vu un homme nu debout sur un tas d’ordures, tenant un tambourin avec lequel il frappait. » Ibn Sīrīn lui répondit : « Ce rêve ne convient en notre temps qu’à al-Ḥasan al-Baṣrī. » Il dit : « C’est bien al-Ḥasan que j’ai vu. » Ibn Sīrīn expliqua : « Le tas d’ordures représente ce monde ; le fait qu’il soit sous ses pieds et qu’il soit nu exprime son détachement de celui-ci ; et le tambourin avec lequel il frappe symbolise les admonitions dont il frappe les oreilles des gens. »
Un autre dit : « J’ai vu que je me rasais et que le sang coulait. » Il lui répondit : « Tu es un homme qui tombe dans les calomnies des gens, qui mange leur chair, qui entre puis sort de leur porte. » (Ainsi dans les sources originelles ; nous n’avons pas retrouvé la source de cette information.)
Un autre dit : « J’ai vu comme si je voyais des perles dans la boue. » Il répondit : « Tu es un homme qui délaisse le Coran et la science au profit de ceux qui n’en méritent pas et n’en tirent aucun bénéfice. »
Une femme vint lui dire : « J’ai vu qu’un chat avait enfoncé sa tête dans le ventre de mon mari et lui avait pris un morceau. » Ibn Sīrīn lui dit : « Trois cent seize dirhams ont été volés à ton mari. » Elle demanda : « Comment sais-tu ? » Il répondit : « Par le calcul al-jumal des lettres de ce mot : la sīn vaut soixante, la nūn cinquante, le wāw six, et le rā’ deux cents, totalisant trois cent seize. » Elle mentionna que le chat était noir, il dit alors : « C’est un serviteur noir chez vous. Tenez un serviteur noir qui était près de vous, il fut battu et admit la somme mentionnée. »
Un homme lui dit : « J’ai vu que ma barbe avait poussé longuement et que je la regardais. » Il lui répondit : « Es-tu muezzin ? » Il répondit : « Oui. » Il lui dit : « Crains Dieu et ne regarde pas les maisons des voisins. »
Un autre dit : « J’ai vu que ma barbe avait poussé jusqu’à ce que je la coupe, la tisse en manteau et la vends au marché. » Il lui répondit : « Crains Dieu, car tu seras un témoin mensonger. »
Un autre dit : « J’ai vu que je mangeais mes doigts. » Il lui dit : « Tu manges du fruit de ton propre travail. »
Il dit à un homme : « Regarde s’il y a quelqu’un dans la mosquée. » Il alla regarder puis revint lui dire : « Il n’y a personne. » Il lui demanda : « Ne t’ai-je pas ordonné de voir s’il y a dans la mosquée quelque membre des princes ? »
À propos d’un homme dont le nom lui fut mentionné, il dit : « Est-ce al-Aswad ? » Puis il dit : « Je demande pardon à Dieu, il me semble que j’ai commis une médisance envers lui. » Cet homme s’appelait al-Aswad.
Il dit : « Sept hommes ont participé à tuer une femme, ‘Umar les tua tous, puis dit : « Si les habitants de Ṣanʿāʾ avaient participé à son meurtre, j’aurais détruit leur verdure. »
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= وقال له رجل: رأيتُ كأني أصبُّ الزيتَ في الزيتون. فقال: فتِّشْ على امرأتك، فإنَّها أُمُّك. ففتَّشَ فإذا هي أمُّه، وذلك أنَّ الرجلَ أُخِذَ من بلادِه صغيرًا سَبِيًا، ثم مكثَ في بلاد الإسلام، إلى أن كَبِر، ثم سُبِيَتْ أمُّه، فاشتراها جاهلًا أنَّها أمُّه، فلما رأى هذه الرؤيا وذكرها لابنِ سيرين، فأمره أن يفتش على ذلك، ففتَّش فوجدَ الأمرَ على ما ذكرَه.
وقال له آخر: رأيتُ كأني دَسْت، أو قال: وطئتُ تمرةً فخرجتْ منها فأرة. فقال له: تزوَّج امرأةً. أو قال: تطأُ امرأةً صالحةً تلِدُ بنتًا فاسقة. فكان كما قال.
وقال له آخر: رأيتُ كأنَّ على سطح بيتي حبَّاتُ شعير، فجاء ديكْ فلقَطَها. فقال له: إنْ سُرق لك شيءٌ في هذه الأيام فأتِني. فوضعوا بساطًا على سطحهم، فسُرق؛ فجاء إليه فأخبره، فقال: اذهبْ إلى مؤذِّن محلَّتِك، فخذْهُ منه. فجاء إلى المؤذن، فأخذَ البِساطَ منه.
وقال له رجل: رأيتُ الحمَامَ تلقُطُ الياسمين. فقال: مات علماءُ البصرة.
وأتاه رجلٌ فقال: رأيتُ رجلًا عُرْيانًا واقفًا على مزبلة، وبيده طُنْبورٌ يضربُ به، فقال له ابنُ سيرين: لا تصلحُ هذه الرؤيا في زمانِنا هذا إلا للحسَنِ البصري. فقال: الحسَن هو واللهِ الذي رأيت. فقال: نعم، لأن المزبلةَ الدنيا، وقد جعلها تحتَ رجلَيْهِ وعُرْيُه تجرُّدُه عنها، والطُّنْبور يضرب به هي المواعظُ التي يَقْرَعُ بها آذانَ الناس.
وقال له آخر: رأيتُ كأنِّي أستاكُ والدمُ يَسيل. فقال له: أنت رجلٌ تقعُ في أعراض الناس، وتأكلُ لحومَهم، وتخرج في بابه وتأتيه (كذا في الأصول ولم نقف على مصدر للخبر.).
وقال له آخر: رأيتُ كأني أرى اللؤلؤ في الحَمأة. فقال له: أنت رجلٌ تضعُ القرآنَ والعلم عندَ غيرِ أهلِه ومَنْ لا ينتفعُ به.
وجاءته امرأةٌ فقالتْ رأيتُ كأنَّ سِنَّوْرًا أدخل رأسَه في بطنِ زوجي فأخذَ منه قطعة. فقال لها ابن سيرين: سُرق لزوجِك ثلاثُ مئةِ درهم وستةَ عشرَ درهمًا. فقالت: صدقت، من أين أخذته؟ فقال: من هجاء حروفه، وهي حسابُ الجُمَّل؛ فالسين ستون، والنون خمسون، والواو ستة، والراء مئتان، وذلك ثلاث مئة وستة عشر، وذكرت السِّنَّور أسودَ، فقال: هو عبدٌ في جوارِكم. فالزموا عبدًا أسود كان في جوارِهم، وضُرب فأقرَّ بالمال المذكور.
وقال له رجل: رأيتُ لحيتي قد طالتْ وأنا أنظرُ إليها. فقال له: أمؤذنٌ أنت؟ قال: نعم. قال له: اتق الله ولا تنظرْ إلى دُور الجيران.
وقال له آخر: رأيتُ كأنَّ لحيتي قد طالتْ حتى جزَزتُها ونسجتُها كساءً وبعتُهُ في السوق. فقال له: اتقِ الله فإنَّك شاهدُ زور.
وقال له آخر: رأيتُ كأني آكلُ أصابعي. فقال له: تأكلُ من عمل يدِك.
وقال لرجل: انظرْ هل ترى في المسجد أحدًا؟ فذهب فنظر ثم رجع إليه فقال: ليس في المسجد أحد. فقال: أليس أمرتُك أنْ تنظرَ هل ترى أحدًا قد يكون في المسجد من الأمراء؟
وقال عن رجلٍ ذُكر له: ذلك الأسود؟ ثم قال: أستغفرُ الله، ما أراني إلا قد اغتبتُ الرجل. وكان الرجل أسود.
وقال: اشترك سبعةٌ في قتل امرأة، فقتلهم عمر، فقال: لو أنَّ أهلَ صنعاء اشتركوا في قتلِها لأبَدْتُ خضراءَهم].