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= Il a pris en charge l'orphelin et a aidé le faible.
On demanda à al-Hasan à propos de l'hypocrisie : il répondit qu'elle est la discordance entre le secret et l'apparence, l'entrée et la sortie.
Il dit : « Seul un croyant craint l'hypocrisie, et seul un hypocrite s'en remet à elle. » Il entend ici l'hypocrisie. Al-Hasan jura qu’aucun croyant ne passa sans craindre l'hypocrisie, et qu’aucun ne subsista sans éprouver une crainte vis-à-vis d’elle ; selon une autre version, il disait qu’eux-mêmes étant d’un cœur tourné vers l’hypocrisie, ils s’en méfiaient, et aucun hypocrite ne passa sans être rassuré vis-à-vis de celle-ci (Ibn Rajab l’a mentionné dans « Jâmiʿ al-ʿUlûm wal-Ḥikam », p. 434 ; le début de ce passage est rapporté par Ibn al-Qayyim dans « Madârij as-Sâlikîn », vol. 1, p. 358).
Omar ibn ʿAbd al-ʿAzîz écrivit à al-Hasan : « Pourquoi aimes-tu le dinar et le dirham ? » Il répondit : « Je ne les aime pas. » Il lui écrivit alors : « Gouverne, car tu es juste. »
Ibrâhîm ibn ʿĪsâ déclara : « Je n’ai jamais vu une tristesse plus longue que celle d’al-Hasan, et chaque fois que je le vis, je le crus frais dans une récente calamité » (rapporté par Abû Nuʿaym dans « al-Ḥilya », vol. 2, p. 133).
Masmaʿ dit : « Si tu voyais al-Hasan, tu dirais que le chagrin des créatures s’est abattu sur lui. »
Yazîd ibn Ḥawshab dit : « Je n’ai jamais vu de plus triste que al-Hasan et ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzîz, c’est comme si le feu n’avait été créé que pour eux deux. »
Ibn Asbât affirma : « Al-Hasan demeura trente ans sans rire, et quarante ans sans plaisanter » (rapporté par Abû Nuʿaym dans « al-Ḥilya », vol. 8, p. 240, et mentionné par Ibn al-Jawzî dans « Ṣifat aṣ-Ṣafwa », vol. 3, p. 234).
Il disait : « Les créatures n’ont jamais entendu un scandale apparent ni vu un œil en larmes comme au Jour du Jugement dernier. »
Il disait aussi : « Ô fils d’Adam, sache que demain tu regarderas tes œuvres, que le bien et le mal en seront pesés. Ne méprise aucun bien même infime, car si tu le vois, il t’en réjouira la place. Et ne méprise pas le mal à éviter, car si tu le vois demain dans ta balance, sa place te déplaira » (rapporté par Abû Nuʿaym dans « al-Ḥilya », vol. 2, p. 143, et mentionné par Ibn al-Jawzî dans « Ṣifat aṣ-Ṣafwa », vol. 3, p. 235 ; ce qui est entre crochets a été omis des sources).
Il disait : « Le monde est passé [il se perd], mais vos œuvres restent des colliers autour de vos cous » (al-Ḥilya, vol. 2, p. 143, la partie entre crochets est omise).
Il disait aussi : « Ô fils d’Adam, vends ton monde contre ton au-delà et gagne les deux ensemble, ne vends pas ton au-delà pour ton monde en perdant les deux » (rapporté par Abû Nuʿaym dans « al-Ḥilya », vol. 2, p. 143 et vol. 7, p. 35, et mentionné par Ibn al-Jawzî dans « Ṣifat aṣ-Ṣafwa », vol. 3, p. 236). Ceci est attribué à Luqmân qui l’aurait dit à son fils.
Al-Hasan dit : « Tu verras un homme vêtu de rouge et de blanc, qui dira : Venez et regardez-moi. Al-Hasan répondit : Nous t’avons vu, ô le plus immoral des pécheurs ; il n’y a ni bienvenue ni facilité pour toi. Les gens mondains, en te regardant, gagnent plus d’ardeur pour leur monde et s’enhardissent dans leurs désirs du riche dans leurs ventres et leurs dos ; quant aux gens de l’au-delà, ils te détestent et te méprisent. »
Il dit : « Même si les fouets le battent, que les mulets gémissent sous lui et que les hommes piétinent ses talons, l’humiliation des péchés ne quitte pas leurs cous. Allah refuse de faire autre chose que d’humilier celui qui Lui désobéit » (mentionné par Ibn al-Qayyim dans « ʾIghâthat al-Lahfân », vol. 1, pp. 48 et 188, et dans « al-Jawâb al-Kâfî », p. 38-39, dans le même sens).
Farqad dit : « Nous entrâmes chez al-Hasan et lui disions : Ô Abû Saʿîd, ne te plaît-il pas ce que Mohamed ibn al-Ahtam a fait ? » Il demanda : « Qu’a-t-il fait ? » Nous répondîmes : « Nous sommes allés le voir tout à l’heure et il était prodigue. » Il dit : « Regardez cette caisse » – et il montra une caisse dans un coin de sa maison – « Cette caisse contient quatre-vingt mille dinars – ou dirhams – dont je n’ai pas versé la zakât, je n’ai pas rendu visite à un proche parent avec cet argent, et aucun nécessiteux n’en a mangé. » Nous lui demandâmes : « Ô Abû ʿAbdallâh, à quoi te servais-tu de les accumuler ? » Il répondit : « Pour la crainte du temps, la multiplicité des pairs, et l’hostilité du gouverneur. » Il dit : =
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= وكَفَلَ اليتيم، وأعان الضعيف.
وسئل الحسنُ عن النفاق فقال: هو اختلافُ السرِّ والعلانية، والمدخل والمخرج.
وقال: ما خافَهُ إلا مؤمن، ولا أمِنَهُ إلا منافق. يعني النفاق. وحلف الحسن ما مَضَى مؤمنٌ [قط] ولا بقي إلا وهو يخاف النفاق؛ وفي رواية: إلَّا وهو من النفاق مشفِق؛ ولا مضى منافقٌ [قط] ولا بقي إلا وهو من النفاق آمن (ذكره ابن رجب في جامع العلوم والحكم ص (٤٣٤)، وروى أوله ابن القيم في مدارج السالكين (١/ ٣٥٨).).
وكتبَ عمرُ بن عبد العزيز إلى الحسن: كيف حبُّك الدينارَ والدرهم؟ قال: لا أحبُّهما. فكتب إليه: تولَّ فإنك تعدل.
وقال إبراهيم بن عيسى: ما رأيتُ أطولَ حُزْنًا من الحسن، وما رأيتُه قطُ إلَّا حسبتهُ حديثَ عهدٍ بمصيبة (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٢/ ١٣٣).).
وقال مسمع: لو رأيتَ الحسن لقلتَ قد بُثَّ عليه حُزنُ الخلائق.
وقال يزيدُ بن حَوْشَب: ما رأيتُ أحزَنَ من الحسن وعمرَ بن عبد العزيز، كانَّ النارَ لم تُخلقْ إلَّا لهما.
وقال ابن أسباط: مكث الحسن ثلاثين سنة لم يَضحكْ، وأربعين سنة لم يمزحْ (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٨/ ٢٤٠)، وذكره ابن الجوزي في صفة الصفوة (٣/ ٢٣٤).).
وقال: ما سمع الخلائقُ بعورة بادية، وعينٍ باكية، مثلَ يومِ القيامة.
وقال: أبنَ آدم، إنَّك ناظرٌ غدًا إلى عملك، يُوزن خيرُه وشرُّه، فلا تحقِرَن شيئًا من [الخير وان هو صَغُر، فإنَّكَ إذا رأيتَه سرَّكَ مكانُه، ولا تحقِرَن من] الشرِّ أنْ تتَّقِيَه، فإنَّكَ إذا رأيتَهُ غدًا في ميزانِك ساءكَ مكانُه (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٢/ ١٤٣)، وذكره ابن الجوزي في صفة الصفوة (٣/ ٢٣٥)، وما مرَّ بين معقوفين والتصحيح منهما.).
وقال: ذهبتِ الدنيا [يحالي مآلها] وبقيَتْ أعمالُكم قلائدَ في أعناقكم (الحلية (٢/ ١٤٣)، وما بين معقوفين منه.).
وقال: ابنَ آدم، بِعْ دنياك بآخرتِك تربَحْهما جميعًا، ولا تبعْ آخرتَك بدنياك فتخسرهما جميعًا (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٢/ ١٤٣، و ٧/ ٣٥)، وذكره ابن الجوزي في صفة الصفوة (٣/ ٢٣٦).). وهذا مأثور عن لقمان أنه قاله لولدِه.
وقال الحسن: تجدُ الرجلَ قد لبس الأحمر والأبيض، وقال: هلُمُّوا فانظروا إلي. قال الحسن: قد رأيناك يا أفسق الفاسقين، فلا أهلًا بكَ ولا سهلًا؛ فإمَّا أهلُ الدنيا فقدِ اكتسبوا بنظرِهم إليك مزيدَ حرْصٍ على دنياهم، وجرأةً على شهواتِ الغنَى في بطونهم وظهورهم؛ وأما أهلُ الآخرة فقد كرهوكَ ومقتوك.
وقال: إنهم وإنْ هملجتْ بهمُ البَرَاذين، وزفرَتْ بهمُ البغالُ، ووَطِئَتْ أعقابهم الرجال، إنَّ ذُل المعاصي لا يفارقُ رقابَهم، يأبَى الله إلا أنْ يُذِلَّ مَنْ عصاه (ذكره ابن القيم في إغاثة اللهفان (١/ ٤٨ و ١٨٨)، والجواب الكافي له ص (٣٨، ٣٩)، بنحوه.).
وقال فرقد: دخلنا على الحسن فقلنا: يا أبا سعيد، ألا يعجبك من محمد بن الأهتم؟ فقال: ما له؟ فقلنا: دخلنا عليه آنفًا وهو يجودُ بنفسِه فقال: انظروا إلى ذاك الصندوق - وأوما إلى صندوق في جانب بيتِه - فقال: هذا الصندوق فيه ثمانونَ ألف دينار - أو قال درهم - لم أؤد منها زكاة، ولم أصِلْ منها رحمًا، ولم يأكلْ منها محتاج. فقلنا: يا أبا عبد الله، فلِمَنْ كنتَ تجمَعُها؟ قال: لرَوْعَةِ الزمان، ومُكاثرةِ الأقران، وجفوةِ السلطان. فقال: =