Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

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Ibn Abî ad-Dunyâ a dit : Ali ibn Ibrahim al-Yashkârî nous a rapporté, Mûsâ ibn Ismâ‘îl al-Jabalî nous a informés, Hafs ibn Sulaymân Abû Muqâtal, de ‘Awn ibn Abî Shaddâd, de al-Hasan, qui a dit que Luqmân s'adressa à son fils en ces termes : « Ô mon fils, l'œuvre ne peut être réalisée qu'avec la certitude, et celui dont la certitude faiblit verra son œuvre s'affaiblir. » Il ajouta : « Ô mon fils, si le diable vient à toi par la voie du doute et de la suspicion, surmonte-le par la certitude et le conseil ; s'il vient à toi par la voie de la paresse et de l'ennui, domine-le en te rappelant la tombe et la Résurrection ; et s'il vient à toi par la voie du désir et de la peur, informe-le que ce monde est voué à être quitté et abandonné. » Al-Hasan déclara : « Aucun serviteur n’a eu une certitude absolue concernant le Paradis et l’Enfer sans qu'il ne s'humilie, ne dépérisse, ne se tienne droit et ne modère son comportement, jusqu’à l’arrivée de la mort. » Il ajouta : « C’est par la certitude que j’ai cherché le Paradis, par la certitude que j’ai fui l’Enfer, par la certitude que j’ai accompli les obligations religieuses de la manière la plus parfaite, et par la certitude que je supporte la vérité avec patience. Dans la bonne santé que Dieu accorde, il y a un grand bien, or, par Dieu, nous les avons vus s'entraider dans la santé, mais dès que survient l'épreuve, ils se dispersent. » Il dit : « Les gens en bonne santé sont égaux. Lorsque la calamité survient, les véritables hommes se font connaître. » Dans une autre version : « Lorsque survient l'épreuve, il devient évident qui adore Dieu seul ou avec d'autres. » Et encore : « Lorsque survient l'épreuve, le croyant se réfugie dans sa foi, et l'hypocrite dans son hypocrisie. » Al-Firyâbî, dans ses "Vertus du Coran", rapporte d'‘Abd Allâh ibn al-Mubârak, qui rapporte de Mu‘ammar, de Yahyâ ibn al-Mukhtâr, d’al-Hasan : « Ce Coran a été récité par des esclaves et des enfants qui n’ont aucune connaissance de son interprétation. Ils ne sont pas venus à l’ordre du commencement à la fin. Allah dit : ﷽ « Ceci est un Livre que Nous avons fait descendre sur toi, béni, pour qu’ils méditent sur ses versets et que les doués d’intelligence s’en souviennent » (Sourate 38, verset 29). Et méditer ses versets, ce n’est que les suivre. Par Dieu, ce n’est pas la mémorisation de ses lettres ni le négliger, à tel point que l’un d’eux pourrait dire : « J’ai récité tout le Coran et je n’ai laissé tomber aucune lettre. » Par Dieu, il l’a complètement raté, car il ne voit en le Coran ni impact sur le caractère ni sur l’action, à tel point que l’un d’eux pourrait dire : « Par Dieu, je lis la sourate en une seule respiration. Par Dieu, ceux-là ne sont ni lecteurs, ni savants, ni sages, ni pieux. » Quand la lecture est ainsi — ou lorsqu’il dit quelque chose de ce genre — Dieu ne multiplie pas parmi les gens ce genre d’individus (rapporté par ‘Abd Allâh ibn al-Mubârak dans « az-Zuhd » p. 274, n° 793, et Abû Bakr al-Bayhaqî dans « Shu‘ab al-Îmân », vol. 2, p. 541, n° 2653). » Puis al-Hasan rapporta de Jundab : Hudhayfa nous dit : « Craignez-vous quelque chose ? » Je répondis : « Par Dieu, toi et tes compagnons êtes les gens les plus aisés pour nous. » Il dit : « Par Celui qui tient mon âme, vous ne serez soumis qu’à ce qui vient de notre côté, et pourtant, une autre génération viendra qui lira le Coran, le dispersera comme du dattier sec (al-daqqal : le plus mauvais des dattes), ils ne dépasseront pas leurs colliers (leurs apparats) et leur lecture précédera leur foi. » (Bukhârî a rapporté dans « at-Târîkh al-Kabîr » (vol. 4, p. 301) dans la biographie de Salat ibn Mihran, avec sa chaîne de transmission sur Mu‘tamir : « J’ai entendu mon père de Qatâda, de al-Hasan, de Jundab, qu’il lui a été rapporté d'Hudhayfa ou qu’il l’a entendu du Prophète ﷺ mentionner des gens qui lisent le Coran et le dispersent comme des dattes sèches, en l'interprétant d’une interprétation autre que la sienne. » Moussa déclara : « Hammâd nous a raconté, Younès de al-Hasan de Jundab de Hudhayfa cette parole. » Ibn Abî al-Aswad nous a aussi relaté d’Ibn ‘Ulayya sur ce sujet. Fin de citation.) Ibn Abî ad-Dunyâ rapporta de lui dans "La Blâme de la Médisance" en disant : « Par Dieu, la médisance circule plus vite dans la religion du croyant que la nourriture dans son corps » (mentionné par al-Ghazâlî dans "Ihyâ’ ‘Ulûm ad-Dîn", vol. 3, p. 143). Il disait : « Fils d’Adam, tu n’atteindras la véritable foi que lorsque tu ne trouveras pas chez les gens un défaut qui est pourtant en toi, et que tu commences à corriger ce défaut en toi-même. Lorsque tu fais cela, c’est que tu t’occupes par l’obéissance à ta propre âme, et le plus aimé des serviteurs auprès de Dieu est celui qui agit ainsi. » (Rapporté par Abû Bakr ibn Abî ad-Dunyâ dans "As-Samt", p. 131, n° 197, al-Bayhaqî dans « Shu‘ab al-Îmān », vol. 5, p. 312, n° 6762, mentionné aussi par Ibn al-Jawzî dans « Sifat aṣ-Ṣafwa » (vol. 3, p. 234) et par al-Ghazâlî dans "Ihyâ’ ‘Ulûm ad-Dîn", vol. 3, p. 143). Al-Hasan dit : « Il n’y a pas de sacralité entre toi et le pervers. » Il dit aussi : « L’innovateur n’a pas de médisance. » Et Aslat ibn Ṭarîf dit : Je demandai à al-Hasan : « L’homme pervers, manifestant ouvertement sa perversité, est-il mentionné de lui une médisance ? » Il répondit : « Ni oui ni non. » Et il ajouta : « Lorsque sa perversité devient manifeste, il n’y a plus de médisance. »
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= وقال ابنُ أبي الدُّنيا: حدثنا علي بن إبراهيم اليشكري، حدثنا موسى بن إسماعيل الجبلي، حدثنا حفصُ بن سليمان أبو مقاتل، عن عون بن أبي شدَّاد، عن الحسن، قال لقمان لابنه: يا بُني، العمَلُ لا يستطاعُ إلا باليقين، ومَنْ يضعفْ يقينُه يضعفْ عملُه. وقال: يا بُني، إذا جاءك الشيطانُ من قِبَلِ الشكَّ والرِّيَب، فاغلِبْهُ باليقين والنصيحة، وإذا جاءكَ من قِبَلِ الكَسَلِ والسآمة فاغلِبْهُ بذكر القبر والقيامة، وإذا جاءك من قِبَلِ الرغبةِ والرَّهْبةِ فأخبِرْهُ أن الدنيا مفارقةٌ متروكة. وقال الحسن: ما أيقنَ عبدٌ بالجنةِ والنارِ حقَّ يقينِهما إلَّا خشَعَ وذَبُل، واستقام واقتصد، حتى يأتيَهُ الموت. وقال: باليقين طلبتُ الجنة، وباليقين هربتُ من النار، وباليقينِ أدَّيتُ الفرائضَ على أكمل وجهها، وباليقين أصبرُ على الحقّ، وفي معافاةِ اللهِ خيرٌ كثير، قد والله رأيناهم يتعاونونَ في العافية، فإذا نزل البلاء تفارقوا. وقال: الناسُ في العافية سواء. فإذا نزل البلاءُ تبيَّنَ عنده الرجال. وفي رواية: فإذا نزل البلاء تبيَّنَ مَنْ يعبُد الله وغيره. وفي رواية: فإذا نزل البلاء سكنَ المؤمن إلى إيمانه، والمنافق إلى نفاقه. وقال الفِرْيَابي في "فضائل القرآن": حدثنا عبد الله بن المبارك أخبرنا معمر، عن يحيى بن المختار، عن الحسن قال: إن هذا القرآن قد قرأهُ عَبيدٌ وصِبْيان، لا علمَ لهم بتأويله، لم يأتوا الأمر من قبل أوله؛ قال الله ﷿ : ﴿كِتَابٌ أَنْزَلْنَاهُ إِلَيْكَ مُبَارَكٌ لِيَدَّبَّرُوا آيَاتِهِ وَلِيَتَذَكَّرَ أُولُو الْأَلْبَابِ﴾ [ص: ٢٩]. وما تدبُّرُ آياتِهِ إلا اتباعُه، أما والله ما هو بحِفْظِ حروفِهِ وإضاعةِ حدودِه، حتى إن أحدَهم ليقول: قد قرأتُ القرآنَ كلَّه، فما أسقط منه حرفًا واحدًا. وقد والله أسقطَهُ كلَّه، ما يرى له القرآن في خُلُقٍ ولا عمل، حتى إنَّ أحدَهم ليقول: والله إني لأقرأ السورةَ في نفَسٍ، لا والله ما هؤلاءِ بالقرَّاء ولا بالعلماء ولا الحكماء ولا الورَعَة. ومتى كانتِ القراءةُ هكذا - أو يقول مثل هذا - لا أكثرَ الله في الناس مثلَ هؤلاء (أخرجه عبد الله بن المبارك في الزهد ص (٢٧٤) برقم (٧٩٣)، وأبو بكر البيهقي في شعب الإيمان (٢/ ٥٤١) برقم (٢٦٥٣).). ثم روى الحسن عن جُنْدَب، قال: قال لنا حذيفة: هل تخافونَ من شيء؟ قال: قلتُ والله إنَّك وأصحابَكَ لأهوَنُ الناسِ عندنا. فقال: أمَا والذي نفسي بيده، لا تؤتَوْنَ إلا من قِبَلنا ومع ذلك نَشءٌ آخر يقرؤون القرآن، يكونون في آَخر هذه الأمَّة ينثرونه نَثْرَ الدَّقَل (الدَّقَلُ: أردأ التمر.)، لا يجاوزُ تراقيَهم تسبقُ قراءتُهم إيمانَهم (أخرج البخاري في التاريخ الكبير (٤/ ٣٠١) في ترجمة صلت بن مهران، بإسناده إلى معتمر: سمعت أبي عن قتادة عن الحسن عن جندب بلغه عن حذيفة أو سمعه عن النبي ﷺ ذكر ناسًا يقرؤون القرآن ينثرونه نثر الدقل يتأولونه على غير تأويله. وقال موسى: حدّثنا حماد أنبأنا يونس عن الحسن عن جندب عن حذيفة قوله بهذا. وقال: ابن أبي الأسود حدّثنا ابن علية عن يونس بهذا. اهـ.). وروى ابنُ أبي الدنيا عنه في "ذم الغيبة" له قال: والله لَلْغِيبةُ أسرعُ في دينِ المؤمن من الأكلة في جسده (ذكره الغزالي في إحياء علوم الدين (٣/ ١٤٣).). وكان يقول: ابنَ آدم، إنك لن تُصيبَ حقيقةَ الإيمانِ حتى لا تُصيبَ الناسَ بعَيبٍ هو فيك، وحتى تبدأ بصلاحِ ذلك العيب، فتصلحَهُ من نفسك، فإذا فعلتَ ذلك كان ذلك شغلك في طاعة نفسك وأحبُّ العباد إلى الله منْ كان هكذا (أخرجه أبو بكر بن أبي الدنيا في الصمت ص (١٣١) برقم (١٩٧) والبيهقي في شعب الإيمان (٥/ ٣١٢) برقم (٦٧٦٢)، وذكره ابن الجوزي في صفة الصفوة (٣/ ٢٣٤)، والغزالي في إحياء علوم الدين (٣/ ١٤٣).). وقال الحسن: ليس بينك وبين الفاسق حُرْمة. وقال: ليس لمبتدع غِيبَة. وقال أصلت بن طريف: قلت للحسن: الرجل الفاجر المعلِنُ بفجوره ذِكري له بما فيه غِيبة؟ قال: لا ولا كرامة. وقال: إذا ظهرَ فجورُهُ فلا غِيبةَ =

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