Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

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«[Le livre] est nombreux, et parmi ses œuvres, il en existe un bien connu, mentionné et célèbre, qui nous est parvenu en manuscrit. Consultez à ce sujet l’introduction de "Tahdhīb al-Kamāl", éditée par le Dr Bachar Awwad. J’ai mentionné dans la plupart des biographies des ajouts à ce que l’auteur avait cité, selon ce que ma connaissance a pu atteindre et ce à quoi nous avons eu accès. Si j’avais davantage de livres, j’aurais largement approfondi ce sujet, car la sagesse est la quête du croyant, et peut-être qu’un aspirant à l’au-delà, à la recherche de ce qui est auprès de Dieu, en tirera un bénéfice plus grand que de consulter uniquement les biographies des califes, rois et émirs. Bien que celles-ci soient elles aussi profitables pour qui médite et s’en prémunit, car mentionner les imams de la justice et de l’injustice après leur mort révèle la supériorité de certains et le désarroi des autres, afin que l’oppresseur sache que, même s’il meurt, il n’est pas vraiment décédé en tant que porteur de corruption et d’injustice, car ces faits restent consignés dans les livres des savants. Il en va de même pour les gens de justice, de droiture et de bienfaisance. Dieu relate dans le Coran les récits des rois, des pharaons, des infidèles et des corrupteurs, comme mise en garde contre leurs comportements et actions ; Il rapporte aussi les histoires des pieux, des bienfaiteurs, des vertueux, des nobles et des croyants, afin qu’on s’en inspire et qu’on prenne modèle sur eux. Dieu, Glorifié soit-Il, sait mieux. Ainsi, nous disons, avec l’aide de Dieu : Concernant al-Ḥasan (ses sources biographiques ont été présentées plus haut en note, p. 266) : c’est Abū Saʿīd al-Baṣrī, l’imam, le juriste célèbre, l’un des grands et éminents Tabiʿīn en science, en action et en sincérité. Ibn Abī al-Dunyā a rapporté de lui : « L’homme se consacrait à l’adoration pendant vingt ans sans que son voisin en ait conscience ; certains priaient toute une nuit ou une partie de la nuit et le voisin les retrouvait encore allongés le lendemain matin. Et si les gens se réunissaient pour débattre, il arrivait qu’il contrôle ses larmes, mais, s’il était vaincu, il se levait parmi eux. » Al-Ḥasan a aussi dit : « Un homme expira devant ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz, qui le gifla – ou plutôt le frappa – en disant : “Cela constitue une tentation.” » Ibn Abī al-Dunyā rapporte cela d’al-Ḥasan, d’après ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb. Al-Ṭabarānī a aussi rapporté de lui qu’il disait : « Des gens ont été distraits par l’illusion du pardon et l’espoir en la miséricorde, sortant de ce monde sans œuvres vertueuses ; l’un d’eux dit : “J’ai une bonne opinion de Dieu et j’espère Sa miséricorde.” Mais c’est mensonge : s’il avait vraiment une bonne opinion de Dieu, il aurait accompli de bonnes œuvres en Son nom, et s’il espérait Sa miséricorde, il l’aurait cherchée par des œuvres pieuses. Bientôt celui qui entre dans le Paradis sans provisions ni eau périra. » Ibn Abī al-Dunyā rapporte encore de lui : « Traitez ces cœurs, car ils sont prompts à la révolte, et maîtrisez ces âmes, car elles aspirent à la méchanceté la plus extrême. » Malik ibn Dīnār a dit à al-Ḥasan : « Quelle est la punition du savant qui aime le monde ? » Il répondit : « La mort du cœur. Lorsqu’il aime le monde, il le cherche par ses œuvres de l’au-delà. » (Rapporté par ʿAbd Allāh ibn al-Mubārak dans al-Zuhd, p. 532 ; et al-Bayhaqī dans Shuʿab al-Īmān, 2/296, n°1837.) C’est alors que disparaissent les bénédictions du savoir et ne demeure que son apparence. Al-ʿUtbī a rapporté de son père qu’al-Ḥasan était malade et qu’on le trouva guéri de sa maladie ; il dit alors : « Ô homme, Dieu t’a mentionné, alors souviens-toi de Lui, Il t’a abandonné alors sois reconnaissant. » Al-Ḥasan répondit : « La maladie est un coup de fouet infligé par un ange noble ; soit après la maladie le malade devient un cheval noble, soit un âne boiteux et rabougri. » Toujours rapporté d’après le père d’al-ʿUtbī : al-Ḥasan écrivit à Firaq : « À partir de là, je te recommande la crainte de Dieu, l’accomplissement de ce que Dieu t’a enseigné, et la préparation à ce que Dieu a promis, chose que nul ne peut empêcher, et à laquelle le regret ne sert à rien lorsqu’elle survient. Ôte le voile de l’insouciance de ta tête, veille à ne pas succomber au sommeil des ignorants, redresse-toi dans la course, car ce monde est un terrain de compétition, et le but est le Paradis ou le Feu. J’ai auprès de Dieu une position où Il me demandera, ainsi que toi, sur le petit et l’infime, le grand et le caché, et je ne suis pas sûr que nous serons interrogés à d’autres sujets que ceux-là. »»
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= كثير، وأنه من مؤلفاته، وهو كتاب معروف مذكور مشهور وصل إلينا مخطوطًا، فتنظر مقدمة "تهذيب الكمال" بتحقيق الدكتور بشار عواد.). وقد ذكرتُ في غالب التراجم زياداتٍ على ما ذَكَره المؤلف، مما وصلتْ إليه معرفتي، واطلعنا عليه، ولو كان عندي كتبٌ لأشبعتُ القولَ في ذلك؛ إذِ الحكمةُ هي ضالَّةُ المؤمن، ولعلَّ أنْ يقفَ على هذا راغبٌ في الآخرة، طالبٌ ما عندَ الله ﷿ ، فينتفع به أعظم مما ينتفعُ به منْ تراجم الخلفاء والملوك والأمراء، وإنْ كانتْ تلك أيضًا نافعةً لمعتبرٍ ومزدجر، فإن ذكرَ أئمةِ العَدْلِ والجَوْر بعدَ موتِهم فيها فضلُ أولئك وغَمُّ هؤلاء، ليعلمَ الظالمُ أنَّه وإن ماتَ لم يمتْ ما كان متلبِّسًا به من الفسادِ والظلم، بل هو مدوَّنٌ في الكتب عندَ العلماء. وكذلك أهل العدلِ والصلاحِ والخير، فإنَّ الله قد قَصَّ في القرآن أخبارَ الملوكِ والفراعنةِ والكفارِ والمفسدين، تحذيرًا من أحوالهم، وما كانوا يعملون؛ وقصَ أيضًا أخبارَ الأتقياء والمحسنينَ والأبرار والأخيارِ والمؤمنين، للاقتداء والتأسي بهم، والله سبحانه أعلم. فنقولُ وبالله التوفيق: أما: الحسن (تقدمت مصادر ترجمته في ص (٢٦٦) في الحاشية.): فهو أبو سعيد البصري الإمام الفقيه المشهور، أحد التابعينَ الكبارِ الأجلاءِ عِلْمًا وعملًا وإخلاصًا. فروى ابنُ أبي الدنيا عنه قال: كان الرجلُ يتعبَّدُ عشرين سنةً لا يَشْعُر بهِ جارُه، وأحَدُهم يصلي ليلة أو بعضَ ليلةٍ، فيصبحُ وقد استطالَ على جارِه. وإنْ كان القومُ ليجتمعون فيتذاكرون، فتجيءُ الرجل عَبْرَتُهُ فيردُّها ما استطاع، فإن غُلب قامَ عنهم. وقال الحسن: تنفَّس رجلٌ عندَ عمرَ بنِ عبد العزيز فلَكَزَهُ عمرُ - أو قال: لكمه - وقال: إنَّ في هذا لفتنة. وقد ذكره ابنُ أبي الدنيا عن الحسن، عن عمر بن الخطاب. وروى الطبرانيُّ عنه أنه قال: إنَّ قومًا ألْهَتْهُمْ أمانيُّ المغفرة، ورجاءُ الرحمة، حتى خرجوا من الدنيا وليستْ لهم أعمالٌ صالحة؛ يقولُ أحدهم إني لَحَسنُ الظنِّ بالله، وأرجو رحمةَ الله؛ وكَذَبَ، لو أحسن الظنَّ بالله لأحْسَنَ العمل لله، ولو رجا رحمة الله لطلبها بالأعمالِ الصالحة، يوشكُ منْ دخل المفازةَ من غيرِ زادِ ولا ماءِ أن يَهْلِك. وروى ابنُ أبي الدنيا عنه قال: حادثوا هذه القلوب فإنها سريعةُ الذً ثُور، وأقنِعُوا هذه الأنفُسَ فإنها تَنْزِعُ إلى شرِّ غاية. وقال مالكُ بن دينار: قلت للحسن: ما عقوبةُ العالم إذا أحبَّ الدنيا؟ قال: موتُ القلب، فإذا أحبَّ الدنيا طلبها بعمَلِ الآخرة (أخرجه عبد الله بن المبارك في الزهد ص (٥٣٢)؛ والبيهقي في شعب الإيمان (٢/ ٢٩٦) (١٨٣٧).). فعند ذلك تَرْحلُ عنه بركاتُ العِلْم، ويبقى عليه رَسْمُه. وروى العُتْبي عن أبيه قال: عادَ الحسنُ عليلًا، فوجدَهُ قد شُفي من علَّتِه، فقال: أيها الرجل، إنَّ الله قد ذكرَكَ فاذْكُرْه، وقد أقالَكَ فاشكُرْه. ثم قال الحسن: إنما المرضُ ضربةُ سَوْطٍ مِنْ ملَكٍ كَريم، فإما أنْ يكونَ العليلُ بعدَ المرضِ فرَسًا جوادًا، وإمَّا أنْ يكونَ حمارًا عثورًا مَعْقُورًا. وروى العتبي عن أبيه أيضًا قال: كتب الحسنُ إلى فرقد: أمَّا بعد، فإما أوصيكَ بتقوى الله، والعملِ بما علَّمَك الله، والاستعدادِ لما وعدَ الله مما لا حيلَة لأحدٍ في دفعه، ولا ينفعُ الندمُ عند نزوِلِه، فاحْسِرْ عن رأسِكَ قِنَاعَ الغافلين، وانتبهْ من رَقْدَةِ الجاهلين، وشمِّرِ الساق، فإنَّ الدنيا ميدانُ مسابقة، والغايةُ الجنةُ أو النار، فإن لي ولك من الله مقامًا يسألُني وإياكَ فيه عن الحقيرِ والدقيق، والجليلِ والخافي، ولا آمنُ أنْ يكونَ فيما يسألني وإياك عنه، =

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